ACIDE FORMIQUE
on a
(?-H»^*, (?Az+KO, h6 = A2H»-|-C*"H*"-'(Ï», KO.
Nous allons passer successivement en revue ces différents acides, en leur donnant une attention d'autant plus marquée, qu'ils pré* sentent une plus grande importance.-
Dérivés dés alcools. . C?*H«"+»0*.
Acides de la forme , . . . C*^ H""0*.
ACIDE FOBMIQUE. Éq. = SjS ou 46.
§ 1232. Cet acide, entrevu par Margraff vers le milieu du dernier siècle, ne fut bien connu que depuis les travaux de Berzelius, Gl^bel et Dœbereiner. On le rencontra, pour la première fois, dans les fourmis rouges : c^est de là qu*il tire son nom.
On peut l'obtenir en distillant ces insectes avec de Teau, saturant la liqueur acide recueillie dans le récipient par du carbonate (le soïide, évaporant à sec et distillant le sel avec do 1 acide sulfuriquiî étendu de son poids d'eau.
Cette méthode, outre qu elle est barbare, ne fournit d'ailleurs qu'une faible quantité de produits. On le prépare aujourd'hui de la manière la plus commode en faisant réagir un mélange d*acide sulfurique et de peroxyde de manganèse ou d'acide sulfurique et de bichromate de potasse sur un grand nombre de substances organiques, telles que les acides citrique, tartrique, la mannite, le sucre, la gomme, l'amidon, etc.
La distillation sèche de l'acide oxalique fournit également de l'acide formique; mais de tous les moyens qu il est possible de mettre en œuvre pour obtenir cet acide, le meilleur est sans contredit celui qu'a publié récemment Si. fierthelot, et qui consiste à soumettre à l'action d'une douce chaleur un mélange d'acide oxalique et de glycérine.
M. Bertbelot propose d'opérer de la manière suivante :
On introduit (hms une cornue d'environ 3 litres,
I kilogramme d'acide oxalique d.u commerce; I kilogramme de glycérine sirupeuse; 100 à ooo grammes d'eau.
256 • AC1D£ >ÛUM1QU£.
On adapte un récipient à la cornue, et Ton chauffe cette dernière
à l'aide de quelques charbons, en ayant soin de ne pas dépasser la temj)éralure de loo degrés. Bientôt une vive etiervescence se déclare, et de l'acide carbonique pur se dégage. Au bout de douze à quinze heures environ, tout Tacide oxalique est décomposé; la moitié de son carbone s*e$t dégagée sous forme d'acide carbonique ; une petite quantité d*eau chargée d'acide formique a distillé, tandis que la presque totalité de cet acide reste dans la cornue, dissous dans la glycérine inaltérée.
On verse alors dans la cornue litre d'eau, puis ou distille en remplaçant ce liquide au fur et à mesure qu'il se xolalilise, et Ton continue 1 opération jusqu'à ce qu'on ait recueilli 637 litres de liquide distillé. A ce moment, la totalité de l'acide formique a passé dans le récipient ; on le traite par le carbonate de plomb, puis on fait cristalliser le formiate, qu'on décompose ensuite par Tacide sulfhydrique. *
Trois kilogrammes d'acide oxalique du commerce ont fourni par ce procède i^,oj d'acide formique au maximum de concentration, résultat qui se confond sensiblement avec celui qu'indique la théorie.
L'acide cyanhydrique peut encore se transformer en acide formique sous l'influence de l'eau et des acides puissants, ainsi que rexprime l'équation suivante. On a, en effet,
C'AzU+A, ilO-i-41lO = Â, AzU*0 + C'HO^, HO.
Les bases alcalines se comporteraient d'une manière analogue.
Ënûn, tout récemment, M. Berthelot a reconstitué l'acide formique de toutes pièces en chauffant, pendant plusieurs jours, dans des ballons de i litre de capacité et scellés à la lampe, de l'oxyde de carbone, avec de rin drate de potasse légèrement humecté. Au bout d'une soixantaine d'heures, l'oxyde de carbone est entièrement absorbé : sa transformation eu acide formique est complète. En eiïet, on a
C0=4-aH0 = eil=0*.
§ 1233. L'acide formique possède une odeur piquante, aigrelette, semblable à celle des fourmis qu'on irrite : on ne le connaît qu'uni à 1 molécule d'eau. Dans cet état il est liquide, incolore, .
ACIDE ACËTIQUË. a57
fortement acide et très-corrosif; une goutte qu'on dépose à la surface de la peau fait naître en effet bientôt une ampoule qui se
remplit d'un \)us visqueux. Il bout à loo degrés comme l'eau. Sa densité est égale à i , 1 17.
L'acide fonnique réduit par rébullitîon les nitrates de mercure et d'argent. Il be dégage de l'acide carbonique.
.Les acides oxygénants convertissent l'acide fonnique en eau et acide carbonique. L*acide sulfurique le décompose avec dégagement d'oxyde de carbone pur. On a
sa», HÛ-f.C'HÔ', HO = SO», SHO+C'O'-
L'acide fonpique décompose l'acétate de plomb et produit du formiate de plomb qui se dépose soiis forme d'aiguilles cristallines. § 1234. Les foriniates sont tous solubles dans l'eau etdécompo-
sables par la chaleur. Ils réduisent les sels d'argent et de mercure. L'acide sulfurique les décompose eu dégiigeant de l'oxyde de carbone pur.
Les formiates de potasse, de soude, d'alumine sont très-solubles ; celui de plomb exige 36 parties d'eau pour se dissoudre. Le formiate d'argent est très-peu stable; néanmoins, on peut l'obtenir en dissolvant l'oxyde d'ai^nt dans l'acide fonnique à une douce chaleur.
Le formiate d'ammoniaque éprouve, sous l'influence d'une température de 200 degrés, une décomposition bien remarquable; il se transforme entièrement en eau et acide cyanhydrique, ainsi qu'on peut le voir par l'équation suivante :