PROPORTIONS PONDÉRALES DBS PARTIES CONSTITUANTES DES CORPS COMPOSÉS
Indépendamment du nombre, de l'arrangement et de la nature des parties constituantes des corps, on a aussi à considérer leur poids, et cette notion ne peut être négligée qu'autant que l'on sait qu'il existe un rapport déterminé entre le nombre, la nature et le poids des parties constituantes. Ces rapports sont tels que, lorsque deux de ces quantités sont connues, on peut toujours en déduire la troisième.
. Ce serait ici le lieu de développer tout ce qui a rapport aux proportions pondérales des combinaisons, mais cela nécessi-
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tant la discassioD de plusieurs faits dont il ne sera question que dans la troisième partie de cette introduction , je serai oblige de la remettre après eette exposition. Pour le moment, je me bornerai à rassembler les principaux faits concernant cette matière et à les exposer sous forme de propositions , sans indiquer comment cela peut être démontre : I* Tons les corps sont pesans ;
2« Le poids des élëmens constitutifs des corps est indestructible et inaltérable, comme la matière qui les forme. Cette inaltérabilité est démontrée par les réactions chimiques dans lesquelles il ne se crée point de matière et dans lesquelles il ne s'en détruit jamais ;
3« Le poids d'un corps est égal à la somme des poids de ses parties constituantes, quelle que soit leur nature;
4" Chaque élément constitutif des systèmes moléculaires a un poids particulier qui lui est propre. Rarement deux élémens diffârens ont le même poids. Cependant le nickel et le cobalt ont le même poids moléculaire , et, par conséquent, leurs oxjf des et leurs sels eorrespondans, c'est-à-dire de mêmes formules , ont aussi un même poids ;
5** Le poids des élémens constitutifs des molécules sont quelquefois des multiples les uns des autres par un nombre entier. La particule d'hydrogène paraît être six fois moins pesante que celle du carbone, sept fois moins pesante que celle de l'azote, huit fois moins pesante que celle de l'oxygène et seize fois moins pesante que celle du soufre (Voyez Jsoméne multiple^ 'j
&* Des particules matérielles de masses fort inégales, c'està-dire de poids fort différens, peuvent jouer des rôles toutà-fait identiques dans la constitution des molécules. Gela est démontré par l'isomorphisme: ainsi, sans savoir quelle est ia véritable place que le calcium et le plomb occupent dans les molécules de leurs sulfates anhydres, on ne doute pas qu'ils en occupent une tout-à-fait identique, et cependant la particule de calcium ne pèse que a 56, tandis que celle du plomb pèse 1394 9 c'est-à-dire qu'elle n'en est qu'environ les ^, et toutes deux cependant maintiennent le système en équilibre; Â peine l'énorme différence que l'on observe entre ces poids en amène -t-elle une dans la valeur des angles des cristaux qui sont formés par les corps auxquels ils appartiennent^
68 GOHSXITUTIOII MS QMP8,
7^ Dâm les mêmes circonstarnses de température et de presdioDi ïeê poids des fluides élastiques soos des volumes égaux ou leurs poids spécifiques, ou les multiples, ou les sous-multiples de ces poids spécifiques par des nombres entiers , sont entro eux comme les masses qui jouent des r61es semblables dans la constitution des systèmes moléculaires. Par exemple, un volume de chlore, dont le poids serait égal i l'unité, serait remplacé par un même volume de vapeur de brome qui pèserait A, 182, et par un égal volume de vapeur d'iode, dont U poids serait 3,5 aa* Ces nombres sont entre eux comme lea poids spécifiques de ces fluides élastiques* Le chlore, le br✠etl'iode joueraient d'ailleurs exactement le même rêle dans lea composés qu'ils concourraient & ibrmer et quel que spit Vordre auquel ces composés pourraient appartenir*
Les rapports ne sont pas toujours aussi simples que aeux qui viennent d'être indiqua: un volume d'oxygène pesant i semit remplacé par i;3 de volume de vapeur de soufre pesant a«