‹ Traité de chimie générale et expériméntale, avec les applications aux arts a la médecine et à la pharmacie; (volume 2)Chapitre 21 sur 95 · I Osmiatei · texte numérisé non relu

I Osmiatei

5 : I Hjpo-sulfates. — Chlorates. — Rrômates. — lodates. — < Azotates. — Mé-^

ta-phosphates. -« Anéniates. — Antiiuoniates.

7 : I Hyper-chlorates. •» Hyper-brômates. — Uypcr-iodates. — Hypernnaaga* Dates. — Uyper-fierrales ?

Aujourd'hui qne Ton connaît l'acide sulfo-sulfurique , Tacide chloro-sulfurique , dans lesquels le soufre où le chlore remplace de Foxygène , la loi de Berzélius devrait subir une modification dans la manière dont elle est exprimée; car c'est seulement entre les proportions des élémens électro-négatifs qu'il existe un rapport déterminé. Mais c'est à cet illustre chimiste qu'il appartient de la faire.

( t) Etfm sur h théorie dt$ proportions ehimiqueSf i8i9| p« 37,

' LOIS DE GAT-tUSSAC. Q'}

Zioi def proportions mttltîpks ^ ou loi de SaltoB,

Dallon^ partant d'idées théoriques et admettant qne les combinaisons chimiques s'effectuent entre les atomes, a été conduit à la dëcouTerte des proportions multiples qui sont en harmonie avec Texpërience. En effets si difiërens atomes A, B, C, ont chacun une nature particulière, identique avec ellemême, loraque A se combine avec B, on pourra avoir A -f- B| A 4- 3 B, A -}- 3 B. Il est évident que A et B conservent toujours la même valeur et que les proportions multiples en découlent naturellement.

Cette loi a été exposée précédemment , il est inutile d'y re-* venir maintenant (V. p. 88).

%ok ém oomhiBaiioni forméei par le« OvîdM étortkpm ^ cm lois de Oay^iisfae.

Dès l'année i8o6, MM. de Hnmboldt et Gay^Lussac consta-* térent que l'eau était rigoureusement formée dans les proportions d*un volume d'oxygène et de deux volumes d'hydrogène. En 1809, M. Gay-Lussac démontra que toutes les combinaisons alors connues , que les gaz pouvaient former en s'nnissant les uns avec les autres ^ présentaient aussi des rapports simples entre leurs volumes, l^n outre , il observa également que lorsque le produit de la combinaison était gazeux , son volume offrait encore une relation avec celui des gaz qui avaient concouru à le former (i). Cela a conduit k formuler deux lob qui portent le nom de leur inventeur; eDes peuvent être ainsi conçues :

Il existe un rapport simple enfre les volumes des/hUdes élas-' tiques qui entrent en combinaison.

Si le produit de la combinaison est aussi à Vétat de fluide élastique j son volume est encore en rapport simple^ soit apet celui de F un de ses élémenSy soit avec la somme des volumes de ses élémens.

Les rapports réels dans lesquels les volumes des gaz se <;ombi-' nent nesont pas toujours faciles à déterminer, car on ne sait pas,

(1) Mémoires de physique et de eliùnie de la société d^/4reueily f. n, p. 207 et MÎT.

9$ PROV0RTI0^S CHIMIQUES.

dans le plus grand nombre de cas, comment ils se sont unis ; mais la simplicité des rapports se déduit du volume et du poids spécifique du gaz composé. Par exemple, on sait fort bien qu'un Toiume d'oxygène se combine directement avec deux volumes d'Hydrogène, et qu'il en résulte deux volumes de vapeor d'eau j mais on ne sait pas si deux volumes d'azote s'unissent à un volume d'oxygène pour produire deux volumes de gas protoxyde d'azote, car, pour former ce composé ,• l'azote et l'oxygène ne s'unissent pas directement comme dans le cas précédent $ mais l'analyse démontre que deux volumes de ce . gaz renferment réellement deux volumes d'azote et un volume d'oxygène, et l'on est en droit de supposer la même condensation par analogie. On sait que Thydrogène et l'azote sont unis dans le rapport de trois volumes du premier gaz avec un du second pour constituer l'ammoniaque; mais ne pourrait-il point se faire que l'ammoniaque fût le résultat de la combinaison de l'bydrogène avec un gaz déjà formé d'azote et d'hydrogène qui nurait lui-même subi une condensation particulière? U est éminemment probable qu'il existe un composé formé d'un volume d'azote et de deux volumes d'hydrogène (i), et que c'est ce composé qui s'unit avec Thydrogène pour produire le gaz ammoniac. Quoi qu'il en soit , la découverte de M. Gay- Lttssac subsiste tout entière $ seulement les rapports adoptes généralement peuvent n'être point ceux qui appartiennent à la nature même des corps composés.

Par la détermination d'un grand UQmbre de densités de vapeurs, on a trouvé que les rapports des volumes des fluides élastiques n'étaient pas toujours aussi simples que ceux que Ton avait d'abord admis. Considérée sous ce point de vue, la vapeyr de soufre offre la particularité la plus étrange : un volume de cette vapeur s'unit à neuf volumes d'oxygène pour produire six volumes d'acide sulfuriquc anhydre* Les cas de cette nature sont dus à l'isomérie que l'on ne soupçonnait

^^i*^ ■ ■ » Il ni III I ■ 1 ■■! niMii I— — ■!— 1 ■ ■ ■ ■

(i) Ce composé, formé d'an volume d*azote et de deux volumes d'hydrogène^ anniit la même consUtotion que le cyanogène» et leraît probablement représenté par un seul volume. Ce composé hypothétique se nomme amidogéne; il serait peutêtre plus convenable de le nommer ammogène ou ammyle , puisqn*il représente rantde même. L*ammoniaque serait alors formée de volumes égaus d'ammyle et d'hydrogène sans condensation, coipmé le cyanure hydrique. Cette opinion sur la oonstitQtioir de l'aniinoniaque me parait la plus probable de toutes. V. p. 77.

pomt à l'époque du travail de M. Gay-Lus9ac. En effets en cfmsldérant la manière dont le soufre se oomporte dana les combinaisons chimiques, on était conduit à penser que sa vapeur devrait être trois fois moins dense, et qu'un volume s V nirait à trois volum'es d'oxygène pour produire deux volumes d'acide sulfurique. Peut-être à une température plus basse, la vapeur du soufre occuperait un volume triple de celui qu'on lui connaît? L'isomérie des vapeurs avec elles-mêmes est une chose qui parait certaine, aujourd'hui que l'on sait que les . iodures rouge et jaune de mercure ont chacun une vapeur particulière. Cela permet de regarder comme simples et naturels des faits qui auraient d'abopd pu paraître anomaux.

Si l'on cherche k généralber ce qiû est relatif au mode de condensation des gaz, on observe : i^ que lorsqu'ils se combinaient a volumes égaux y ils ne se condensent point; tels sont les composés que forment le chlore, le brome, l'iode, le cyanogène avec l'hydrogène ; cependant l'oxyde de carbone et le chlore s'unissent i volumes égaux et se contractent de moitié ; a** que, lorsqu'un volume d'un gaz se combine avec deux volumes d'un autre gaz , il y a contraction d'un tiers du volume total , et que , par conséquent , le produit de la combinaison n'occupe que deux volumes i l'eau , le protpxyde d'azote , Foxyde de chlore, lacide bypo^azotique en oJBTrent des exemples. Si l'état moléculaire des gaz était le même pour tous, il est probable qu'ils éprouveraient tous le même genre de condensation dans les mêmes circonstances j mais, comme cela n'est point, la toi indiquant le mode de condensation qu'ils éprou« vent ne pourra être appréciée qu'en tenant compte, non- seulement de l'état moléculaire des gaz qui s'unissent, mais même de celui du produit de la combinaison , et il serait peut-être prématuré aujourd'hui de se livrer à une pareille recherche.

Théorie de Bff. Versox.

M. Persoz(i), partant de données hypothétiques, suppose tous'les corps réduits en vapeur et leur assigne à chacun un mode déterminé de combinaison et de condensation ; mais tout ce système étant artificiel et ne se trouvant réellement

(i) Ann, df ck eS <Uphys^ t. u, p. i c3 , et Infrodueiicn à Ntude de la chimie • moiéeulaire.

100 »&OPORTIOIfS GHIHIQVXS.

point appuyë 8tir Texpi^rîence et même étant quelquefois en désaccord avec elle, il en résulte qu'il ne saurait être admis sans de profondes modifications.

On trouvera dans le tableau suivant une suite d'exemples donnés par M. Persoz à l'appui de sa théôrSsk

C2 Az3 O.

Cti Az3 S. .

so.

Cuapùàûva lUmtnl. CooipoHiiMi ■loléeiilaire.

« volumes cyanogène.

I — oxygène

a Tolumes cyanogène

c — soufre.

« volâmes oxyde carboiii<|ue, •

X — oxygène. ,-

4 ▼olumes oxyde carbonique. •

I — oxygène •

a volumes gax suîlureux

f — oxygène • .

4 volumes gax sulfureux. . . • •

I — oxygèoe.

9 volumes gax sulfureux

I ^ de vapeur de soufre.

a vol. de vap. d'acide sélénieux.

I — oxygène

z vol. de vap. d*acide tellureux.

I — oxygène.

% volumes W O^. • • • •• ...

Page 1