‹ Traité de chimie générale et expériméntale, avec les applications aux arts a la médecine et à la pharmacie; (volume 2)Chapitre 26 sur 95 · LOI DE BDLONG ET PETIT. I · texte numérisé non relu

LOI DE BDLONG ET PETIT. I

Le produit du poids des atomes par la caloricilé spccifique àcB corps porte le nom de coefficient de la caloHcUé spécifique. La moyeune de ce coefficient est 0^376! Quand le poids de Toxygène az 100, ce coefficient devient 37,5,

/L répoque où Dulong et Petit ont fait connaître la loi de la caloricitë spécifique des cofps élémentaires y ils avaient déjà entrepris des expériences sur les corps composés y expériences dont ik n'ont jamais fait connaître le résultat numérique, seulement ils avaient pu en déduire la loi suivante : Il existe tou* jours un rapport très simple entre la capacité des corps composés et celle de leurs élémens.

Les recherches de Dulong et Petit ont été considérablement étendues par M. Regnault, qui a opéré sur un grand nombre de corps élémentaires. Il résulte de ses travaux que tous les corps qu'il a examinés satisfont à la loi trouvée par ces physit * dens. On verra dans le tableau suivant i3 corps non compris dans le tableau précédent, plus le cobalt et le tellure^ qui ont donné des résultats diiférens de ceux qu'ils avaient obtenus. On y a joint en outre la chaleur spécifique du brome déterminée par MM. de La Rive et Marcet. *

Koaf dca MbaincM. Cbalcar «pirifique. Poldi relaïUli dci aiomes. Coefficlcnl.

Cadmiam o,o56f>9 696*77 39,5o3

Arsenic 0,08140 470,04 38,a6c

Ântinjoiiie. • . • o,o5o77 8o6,45 40,944

Cobalt (de l'oxaUilej. 0,10696 368,99 39,468

PalladJuiD. • . . 0,05937 665,90 39,468

Sélénium 0,0837 494i^S 4i,4o3

Tdiure. • . • • o,ofi 55 801,76 4 1,549

lodç. o,o54isi 789,75 4a»7o3

Urane. (i) • . • 0,06190 677,84 41,960

Tuugsièhe. . • . o.o3636 ii83,oo 4i,oo'a

Mohbdéne. . . • 0,073x8 ^98,52 43,i63

Charbon 0,a4iii« 1 52,88 36,873

(0 Paatcrîearement an mémoire de If. Eegnaulty M. Pélisot a fait connallre fVit ee que l'on prenait pour de Torane était un oxyde. Peut-être M. Regnault n^avait pas connaissanoe des recherches de M. Péligot, et peut-être D*était-il ici question que de Turane oxydé. Cette circonstance singulière tendrait à démontrer que la loi que j'ai formulée est réelle, puisque M. Regnault aurait lui-même trooTéy et sans s'en douter, le même coefficient pour un corps composé que pour im corps simple.

MM. de La Rm et Marcet ont déterminé la cha'eur spécifique de quelques corps simples, et sont arrivés aux résultais suivans : cobalt, 0,1173; séti^niuqu

110 r&OFOETIO» CHIMmuSg.

Biamtnt . • . . j ^;|*Jf^ | 'soo,oo 44,061 (i)

Phosphore de o à 3o^ 0,1887 196,14 37,oi4

Iridium impur. . • 0^3683 i933,5o 45f4*8

Manganèse impur. . o,x44k 345,89 491^48

Brome o,c35 . 489,15 65,o3& (t>

M. Kegnault a opérë par la mëthode des mélanges, et Dalong el Petit, par celle du refroidissement. Les différences reoiarauables qui existent entre les résultats obtenus de part et d'autre, pour le cobalt et le tellure, tiennent à des états myoléculaires particulier! de ces substances, plutôt qu'aux méthodes employées ou à une erreur d'expérimentation. Toute erreur introduite dans la détermination de la cbaleinr spécifique d'un ^ torps, par. la méthode du refroidissement, telle que la rentrée de l'air dans l'appareil, qui est Jt^peu-prës la seule chose à

0^0834; cadmiym, 0,0576; molybdène, 0,0659; tungstène^ o,o35. Ces savans ont opéré par la méthode du refroidissement (V. Ann^ de chim. et de phys.^ t. wa^ p. 1 3a et sttiv.).

(x) La première chaleur spécifique du diamant a été déterminée par M. Kegnault, la seconde l'a été par MM. de La Rive et Marcet. En admettant que la première soit trop forte et la seconde trop faible, on est conduit à accorder au diamant un poids moléculaire double de celui du charbon^ c'est-à-dire que le carbone présenterait Tisomérie multiple et que le charbon serdil hémi-molécttlaire relati- Tement au diamant.

Les diten graphytes et charbons métalliques, provenant de la décompoâtion des gaz hydrogènes carbonés à une températui» élef ée^ ont une chaleur spécifique égale à environ o,aooo. On pourrait encore eonclure de U, que le poids de la molécule de graphyle est à celle du charboo : : 187,5 : .i5o, et que les élémens moléculaires de ces deux corps sont entre eux dans le même rapport, c'est-à-dire : : 5:4. 'Les élémens moléculaires du graphytesont à ceux du diamant :: 5 : 8»

(3) La chaleur spécifique du brome a été déterminée par MM. de La Rive et

Marcet. Elle donne un eoeffieient très éloigné du coefficient ordinaire. Si Texpé-

rieace a été biea £ûte, il ^ probable que le poids de la molécule de brome liquide

65,o35 doit être diaiiitté de moitié. Le coefficient deviendrait alors — ^ ou 3a»5f 7.

Ceci oDuduit à un résultat fort eurieux : c'est que la molécule de brome liquide serait hémi-moléculaire relativemeat à celle du brome en vapeiir; et comme lu nolécule de brome en vapeur est elle-même hémi-moléculaire relativement 4 œlle de l'oxygène que l'on peut prendre pour type , il en résulte que la molécule de brome liquide ne contient que le quart des élémens constitutif» de celle de l^iyfèue. C'est-à-dire queceihî<ci est tétra-tomique , relativement i celle-là, et q^'il dut qualre molécules de brome liquide pour en remplacer une d'oxygène.

DigJtized by

Page 1