a Oxyde d'argent P Ag O. — Bi-chlonire de mercure Hg CI
9 : s Oxyde noir de fer Fe^ 04. — Pro(o«iodure de mercure Hgft I. II : B 3uUale de plomb S 0| Pb O (i). — Acide hypo«itimonique Sb 04,
Les rapports îndiqnëa dans ce tableau pourraient changer
s! Ton envisageait la composition des corps autrement qu'on
ne le fait habituellement; par exemple, si Ton admettait que
les molécules se divisent en se combinant au lieu de s'ajouter
comme on le suppose généralement , les molécules seraient
nécessairement moins pesantes 9 et les rapports seraient plus
fitibles ; ainsi, si l'alun était {SO^y AU Os, KO, â4 HO)
divisé par a on par 4 ou même par 8, le rapport de 61 : t,
aoit 64 : 1} deviendrait Ss : 'i ou 16 : t ou 8 : t. •--• Ton» les
rapports seraient encore diminués de moitié si l'on ramenait
HO les équivalens chimiques à HO = z 1 2,479i au lieu de — x=
56, i4* Qnoi qu'il en soit, il est remarquable que la plupart des corps qui ont une même constitution viennent se rang etf dans les mêmes séries , tels sont les carbonates qui appar-* tiennent au groupe 4 ^ i; let sulfates monobasiques, les chromâtes, les molybdates et les tungstates > qui se rapportait sensiblement toua au rapport 6 ; i ; l'acide arsénieux , Tacide antimonieux et Foxyde de bismuth qui se trouvait dan» le même groupe. Il est encore fort remarquable que des corps qui présentent de l'analogie dans leur constitution se trouvent dans des groupes qui offrent des rapports simples les uns avec les autres : ainsi , l'iodure de potassium est dans le groupe 12 : I 9 et le chlorure du même métal est dans le groupe 9 ; i, le chlorure d'argent est dans le groupe 6:1; l'iodure du même métal est dans le groupe 9:1. Toutefois, il ne faut point perdre de vue que tous ces rapports ne sont qu'approxi* matifsy et qu'en voulant les soumettre à une loi générale, on peut s'écarter de la vérité par les corrections que l'on peut faire. U y a plus de dix ans que j'ai obtenu tous les résultats pré-
(1) Ce cempow apparticat probablement à la série 6:1.
iSa P&OPORTIOKS CHIMIQUES.
oëdens, et que j'aurais sans doute dû les publier; mais ils sont si éloignés de Texactitùde que l'on est en droit d*exigffv pour des recherches de physique que je n*ai point osé le faire. Ce n'est que parce que des travaux de cette nature , entrepris par M. Persoz et par M. Kopp, ont été accueillis par les savans, que je me trouve encouragé à relever les tableaux que j*avais faits antérieurement pour en livrer un extrait à la publicité; mais je suis le premier à reconnaître que la loi que j'ai formulée précédemment n'est qu'une loi approximative; car, tant qu'on ne pourra tenir compte de l'effet de la caioricité comparée dans différens corps, de leur état moléculaire et surtout des conditions du polymorphisme,-on n'aura obtenu aucun résultat exact. Le poids moléculaire des corps étant une quantité fixe et le poids spécifique étant une quantité variable , on ne pourra avoir de rapports bien déterminés entre ces deux valeurs qu'en introduisant dans la loi ou dans la formule dentelle se déduit une antre quantité variable, croissant ou décroissant en rapport inverse du poids spécifique.
Pour éclairer ce sujet, j'avais entrepris un travail considérable sur la variation des poids spécifiques des corps , j'en ai publié une partie dans les Annales de chimie et de physique^ tom. LX, p. 78. L^exemple le plus remarquable est celui qui est donné par le soufre , dont le poids spécifique peut varier de 1,7 k5 à 2,067, '^ ^^ ^^ compare à Tétat mou et à l'état de cristaux naturels.
Relation indiquée par M. Persoz.
Il y a déjà quelques années que M. Persoz a lu devant l'Académie des sciences un travail sur les poids spécifiques des corps, comparés à leurs poids moléculaires. Ce travail se trouve consigné dans son Introduction à Vétude de la Chimie moléculaire j p. a 54 et suivantes.
M. Persoz suppose qu'un équivalent d'oxygène pèse 100 grammes , et il trouve ainsi qu'il occupe un volume de 70 litres , i o^ et & 76 cent, de pression barométrique, et que l'équivalent d'un corps défini quelconque , réduit en vapeur, doit occuper un volume égal à celui de l'oxygène ou un volume multiple par a, 4, 8, 16, 3a,64, ou par 3, 6, 1:1,24,48 (1). Or,
( 1) I^ poids moléculaires chimiques et les poids spécifiques offrent œtle relation : ^ =</ r, ^ étant le poids moléculaire, d\e poids spécifique, et r, le rap-
VOLUME SPéGiFIQUS. x33
en divisant le poids d'un équivalent rapporté à l'oxygène pris oomme terme de comparaison et supposé pesant xoo grammes, par 70, ou un de ses multiples par un des facteurs précédens, on doit obtenir le poids d'un litre de vapeur hypothétiquCé M. Penoz divise alors le poids de ce litre de vapeur hypothéti* que par le poids d'un litre de vapeur d'eau, et il obtient pour quotient le poids spécifique du corps*
J'ai cm devoir rapporter un résumé de la méthode de calcul de M. Persoz, parce qu'elle indique la suite des idées qui l'ont guidé dans ses recherches ; mais il suffit d'un peu de réflexion pour Toir que l'on peut en supprimer les trois quarts. Il est inutile de supposer les corps réduits en vapeur pour obtenir un pareil résultat. // sujfj^t de chercher quel serait le poids mole' eulaire des corps, si Feau deçenait le terme de comparaison au Heu de toxygenôy comme elle test pour les poids spécifiques*
On retombe ainsi dans la méthode indiquée dans le paragraphe précédent, méthode qui est beaucoup plus simple et pins en harmonie avec les faits. Les facteurs a , 4 > 8 , 16, etc. , indiqués par M. Persoz, sont les rapports des poids moléculaires aux poids spécifiques ramenés au même terme de comparaison, ou les rapports des rapports des nombres des deux sénés.
Si au lieu de considérer les poids moléculaires des corps composés, comme étant la somme de poids moléculaires de leurs élémens , on prenait les nombres qui sont déduits , soit des poids spécifiques des fluides élastiques, soit de la caloricité spécifique des corps, les facteurs de M. Persoz seraient réduits k la moitié , au tiers , au quart, etc., parce que les poids moléculaires seraient aussi réduits dans les mêmes rapports.
llekitBon entra lef vofanncf été parlîealef et lef propottiang obimîqaef •
De la relation qui existe entre les proportions chimiques et les poids spécifiques , on peut déduire qu'il y en a une entre ces mêmes proportions et les volumes des particules; car on possède une formule bien simple qui enchaîne les densités avec les volumes^ les particules des corps qui n'en sont que de très petites parties , peuvent être considérées
port dtpk df w, r étant en raison inverse du poids spécifique > v étant dans le
» cas , on peut substituer t; à r^ et Ton a /> = </ v> et £. = ;
l34 PADPO&TIOXS CHIMIQUES.
comme les corps eux-mêmes. Jusqu'à ce jour on a donné cette relation comme faisant connaître les volumes des atomes ou celui des molécules , en ayant soin d'y comprendre Tespace qui les entoure, mais ceci est mal défini*, car rien ne donne la limite de cet espace , et le mot particule , qui comprend on assemblage de molécules limité par les forces qui le sollicitent , est beaucoup plus convenable.
La formule dont il est ici question donne la relation du poids P avec le volume V et le poids spécifique ou la densité D. Elle est : '
Si l'on considère les corps sous des poids proportionnels i ceux des molécules chimiques p , et si l'on substitue cette valeur à P, la formule donne les rapports des volumes occnpés par chaque nature de particule chimique, ou le polume spécù fijue.
En comparant les résultats donnés par la formule ^ s= Y
avec ceux obtenus précédemment, relativement aux poids spécifiques et aux équivalens chimiques, on trouve, i® que les particules occupent des volumes semblables lorsque les poids spécifiques conservent les mêmes rapports avec les poids moléculaires chimiques ; a^ qu'il existe une suite de rapports généralement simples entre les volumes des particules; 3^ que ces volumes sont entre eux comme les rapports des densités observées aux poids moléculaires ramenés à la même unité p ou comme les nombres i , a, 4» 8» 3, 6, 9, 12, etc., par lesquels il faut multiplier les poids spécifiques pour obtenir les poids moléculaires.
M. H. Kopp a publié récemment {Jnn. de eh. et dephys^j 3« série, t. iv, p. 462) un travail considérable sur le volume spécifique des corps élémentaires libres ou combinés.
M. Kopp appelle volume spécifique primiti/y le yolume spé* cifique résultant de l'observation directe de la densité.
Les élémens chimiques donnent les volumes spécifiques inscrits dans le tableau suivant (i) :
(i) Des recherches analogues à celles de M. Kopp éuient publiées ea France
Aniimoiaê.
• . . ito
Argent ....
Arsenic. . . .
Bismnlh . . .
Brème. . . .
Cadmium , . .
TOLUKS SPiClVIQUB. l35
Mo)ytMlèn«. ..... «9
Nickfll 44
Or. .,.,.. . 05
Osmium 67
Falladium 5?
Phosphore f • • • • ir)(
Chlore i^ Platine 5?
Chrême 6g Plomb ti4'
Cobalt. 44 Potaaiiuta 5«|
Cuivre 44 Rhodium ••,•»« $7
Cyanogène 160 Sélénium, ; • , . . xx$
Etain xoi fiodium ••••.. %^
Fer. .«,...« 44 Soufra. ...... |oc
Xode« , , , *. ^ , , i6q Titane, f « 9 *• . • S
Iridium 57 Tungstène. . ... . 69
Manganèse 44 Zino • If
Mercure 93
Il résulterait des observations de M. Sclirœder, d^Téloppëes par M. Kopp, que les différences que l'on observe entro Its volumes spécifiques primitifs des composés salins d'qn meule genre, sont les mêmes que celles qui existent entre les volun^ spécifiques primitifs des métaux qui entrent dans leur constitution^ de telle manière qu'en retrancbant le volume spécifique d'un des métaux suivans, antimoine, argent^ bismulb, cadmium, chrome, cobalt^ cuivre, ëtain, fer| manganèse, mercure, molybdène, nicliel, or, pUtioe, plomb» titane, tung* stène, zinc, des volumes spécifiques des composés salins d'un même genre, on obtiendrait toujours uP même reste qui représenterait le volume spécifique de9 élémens qui entreraient en quantité constante dans le composé salin. Pour les diffSfrens genres de seb, on a les volume^ spécifiques suivans :
Dans les carbonates, CO9 est représenté par • • » • > • t 9$i Dana les nitrates^ AzOe est représente par 358
ix».iMn>i&ie..so« î^" ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; •;*(;}
Dans l«s cbrômateS| CrO^ Tsut. . . • , aa^
Dans les tungstates, V?04 vaut a 44
Oapa ka chtofidos dVurgent, de plomb, de baryum, da sodium , G vaut 1 9À
■ ■■ ■ ■' I » ■ defraîs le commencement de Pansée i83o. Voyez la thèse de M. Polyd.- BeoUay sur le volume des atomes et le premier vpluina du ThiiV^ de chimie de M. jr, Dnmaf. '
(i) A ce groupe correspondent les std&tes d'arjenti de cuivre, de fine, de chaïuL de magnéûe^ de soude, etc.
(a) A ce groupe correspondent les sulfates de plomb, de baryte, de potasse et de strootiane.
l36 PEOPO&TlOnS CHIMIQUES.
Du» les chloridos de cuivre, de mercure, d'emmonUque^ de celdom, de
potassium, de BtroDtiane, Cl est représenté par HS
Dtns les oxydes, l'oxygène est représenté par. ... 1 6, Sa ou. . . . 64
An premier groupe appartiennent les oxydes d'antimoine SbO,; debismuth BiO, ; de cadmium CdO -, de cobalt G3 Oi^ de cuivre Cu O; d'ëtain Sn O ; de fer Fet O^ ; de manganèse Mn O j de mercure Hg O ; de molybdène Mo Os ; de plomb PbO, PbOi et Pb^Oi (i); de tiUne TiOs; de zinc Zn O, et Tibnénite Fe Ti Os-
En ajoutant aux nombres prëcëdens les volumesspëcifiques primitifs des métaux dont les noms ont ëtë donnes plus baut, on obtiendrait les Tolumes spécifiques des composés dans lesquels ils entrent.
M. Kopp a observé en outre que plusieurs métaux n'en* traient pas en combinaison avec leur volume spécifique primi-' iif. Cependant le volume de ces métaux, dans les composés qu'ils concourent à former, peut encore être représenté par un nombre constant. Ce nombre est indiqué dans le tableau suivant :
Ammonium.
. . Am
rs