‹ Traité de chimie générale et expériméntale, avec les applications aux arts a la médecine et à la pharmacie; (volume 2)Chapitre 43 sur 95 · SB 5^9 4.899 7» JU · texte numérisé non relu

SB 5^9 4.899 7» JU

C4H3 02,C4HsO

^ * . SCyH^O 6,aao 5,6a53 87 A,

. 2-^ -jC^B 4359 4,3945^ 70 IL

a CmH,302,C4H50 ^^ ^„30 ^^ -*— .i8C|8ir — 10,508 9»So54 iSo X et P.

^^Bza

at?— ^ 4*697 4,1479 ' 77»^ »•

AC^B^Ci 332E 3,0044

at? /r a6if 5,767 5»ai57 85 Id.

SB fff aC— ,. — 3,691 ' ?,338< 5WM a a

^C qO Cl 3,443 3,ii38 5o G-L.a

l56 PaOPOETIOlfS GHIttlQUES*

B APPORTS COMPOSITION POIDS SPBCinQDB.

TOUS MS 6DBSTANCES. *• fluide. éUitiqiKi dr fluide .., ^ -. i.«i ,^

rai H<iifateii^ élartifiue. A»—» Oijj—t llrl.=i

lir W fi H Rr

Hydro-cariHire de brome. ' ^ aCfttf i?' ^S5 5,865o 94 S.

.. . CH4CI8 O2 JSr 3C/0 ., ^

4 a a a -rr- ^ ,

C4HCU B 3C^

Chlorofome --i^ aC-; 4,199 3,79:5 ^W D.

Aldéliyde ' * ^ ^^ ■ ^C aff— - i^3a 1,3855 sa L.

Cl Ufl As •«''

Alkwiiiie. ' AC SB—- 7,184 6,497» ^^^ »•

Acide •©«TW ^ 5 T~ ~ ^*" '^ ***

AddecUoneétique. . . . . *^T"T ^-'^ ^'^^ *^

A.étoo«. ^*"'°^ J£? 3/r— - a/>,9 i3a5» >g ii

Aelde.bei«oîqae......-^ll5î-^ 7^3/10 4,a7 3,86.7 61 SU

Hydnre de wlycile. . . . ■ ^' ^^ ^ 7^ 3 ITO 4^*76 3.8674 61 P.

Adde^gjuqoe ^''"''^' ioC6B^ U 5,788c 86 R

Camplire , Cao His O2 ^ loC 8 2f^ 5,468 4,»46t 7« «•

06 Ai Ht O 4 ^7^ ^ - ,.

Uréthane ■ . 3C — O — 3^ a,8ooo 44»fi I^

La première colonne du tableau précédent indique la noms des fluides élastiques dont les poids spécifiques ont été déterminés. II y en a sans doute quelques-uns qui auront échappé aux recherches qui ont été faites pour les rassembler; mais il doit y en avoir fort peu, ayant consulté les travaux de tous les savans qui se sont occupés de ces sortes de travaux.

Il était difficile d'établir une classification convenable entre tous les fluides compris dans ce tableau ; mais ils ne sont point encore en assez grand nombre pour que Ton ne puisse les trouver facilement. Les corps élémentaires ont été placés les pre* miers, puis les composés d'origine inorganique, rangés par groupes selon l'analogie indiquée par leur composition. Ensuite on a réuni les divers carbures d'hydrogène, qui sont aujourd'hui fort nombreux, et doçt l'étiidû^pprofondie devra

THÉORIE DXS FLUIDES ELASTIQUES. iSj

jeter nne vive lumière sur la constitution des corps* Tiennent i

après les composes d'origine organique, que Ton a réunis autant que possible, en se fondant sur l'identité de leur type moléculaire. Les dërivës d'un corps ont toujours été plaçai après lui, pour faire ressortir lès modifications qu'il a éprouvées , soit par la substitution, soit par la combinaison*

La troisième colonne fait connaître la composition d'un vo«« lume de vapeur. Cela n'a pu être évidemment fait que pour les corps composés et pour ceux dont les élémens sont gazéifiables. Cependant, afin d'établir la même chose pour la nombreuse série des corps organiques, on a admis bypothétiquement le poids spécifique de la vapeur de carbone, qui n'existe point en réalité, et cela en supposant, comme M. Gay-Lussac l'a' fait y qu'un volume de gaz carbonique est formé d'un volume d'oxygène et d'un volume de vapeur de carbone condensés en un seul. Toutefois, le poids de cette vapeur a été déduit du nombre proportionnel du carbone, et non point en soustrayant le poidj^ spécifique de l'oxygène de celui du gaz carbonique Cette colonne représente seulement la composition élémentaire des fluides élastiques et pon leur composition réelle ou leur constitution; ainsi, il est possible que le gaz carbo«nique et le gaz chloro-carbonique soient produits par la péné* tration moléculaire du gaz oxyde de carbone, soit avec le gaz oxygène, soit avec le gaz chlore , et non point par l'union de leurs clémens , carbone, oxygène ou chlore ; mais cela ne pouvant être établi que pour un petit nombre de corps, on a été obligé d'y renoncer pour former l'ensemble du tableau. Encore n'est- il pas démontré que le carbone, l'oxygène et le chlore ne doivent pas se comporter comme l'oxyde de carbone et le chlore pour former le gaz chloroxycarbonique*

Dans cette troisième colonne chaque lettre capitale repré* sente un volume de fluide élastique et non point un équivalent.

La quatrième colonne indique les poids spécifiques des fluides élastiques comparés à celui de l'air pris comme unité. Partout on a inscrit les nombres donnés par l'expérience^ les nombres ' calculés pouvant en être déduits facilement, et le contraire ne pouvant avoir lieu. Il y aurait sans doute des corrections à bire i tous ces nombres, en appliquant i leur détermination le coefficient de la dilatation des gaz tel qu'il a été déterminé

iS8 vmopoiTioirs ghihiquzs.

par M^ Regnault) mais cela eût exigé un travail immense , mezécutàble dans la plupart des cas, faute d'élémens nëces* saires^ et n'eût apporte que des différences insiguiâantes pour la théorie de la constitution des corps»

La cinquième colonne donne les poids spécifiques des fluides élastiques rapportés à Foxygène pris pour unité4 Ces poids ont été déduits de ceux de la colonne précédente, en les divisant par le poids spécifique de l'oxygène, tel qu'il a été déterminé par MM. Dumas et Boussingault, ou par 1,1057.

On a donné ces poids, parce qu'il est probable que l'air a une composition variable, malgré les recherches négatives qui ont été faites à ce sujet, et qu'il est préférable de rapporter les poids spécifiques des corps à un terme de comparaison in*variable, et que dans tous les temps on pourra se ptocurer avec facilité. En outre, en multipliant ces poids par 100, oa en avançant la virgule de deux chiffres vers la droite, on pourra les comparer immédiatement avec les poids des équivalens qui sont rapportés au même terme de con^araison.

Le poids spécifique de l'hydrogène a été considéré comme étant exactement le seizième de celui de l'oxygèoe.

La sixième colonne présente les poids spécifiques de fluides élastiques comparés à l'hydrogène pris comme unité.Los nom* bres de cette colonne sont établis en faisant la somme des ëlé* mens qui constituent un fluide élastique sous l'unité de volume, et non point en divisant les poids spécifiques des fluides élastiques par celui de l'hydrogène, comme cela a été fait pour l'oxygène. Il résulte de là, que les nombres de cette dernière colonne sont théoriques, et non point déduits directement de l'expérience^ mais ils s'en rapprochent beaucoup.

Les derniers travaux entrepris par MM. Dumas et Stass, et par MM* Dumas et Boussingault, ont démontré d'une manière on ne peut plus évidente que les poids spécifiques de l'oxygène, de l'azote , du carbone (hypothétique) et de l'hydrogène, sont entre eux st 16: i4t6: i, ainsi que les chimistes anglais Tadnettaient depuis long^temps par approximation.

Il semblerait résulter de là que les poids spécifiques des vapeurs composées des corps organiques pourraient être représentés par des nombres toujours entiers; mais cela ne peut être, parce qu'il arrive souvent qu'il n'y a qu'une fraction de vofaune d'un fluide élémentaire qui se combine : il en résulte

donc des nombres fractionnaires. Toutefois cette colonne permet de comparer facilement les rapports que les poids des corps peuyent avoir entre eux. On trouve ainsi qu'il j a des corps qui sont iso-barytiques , c'es^à-'dire^ qui ont un même poids moléculaire , et qu'il en est d'autres dont les poids sont multiples les uns des autres ; mais jusqu'ici on n'a pas saisi de relation entre les propriëtës des corps iso-barytiqu^is i les antres appartiennent en grande partie à l'isomërie.

La septième colonne indique les noms des observateurs qui ont détermine les poids spécifiques des fluides élastiques*

Â, signifie Félix d'Ârcet) B, Bunsen; B', Bérard; B A, Biot et Arago ; B D ^ Berzélius et Dulong ; G, Colin ; G', Gruiksfaanks ; G", Gahours ; D, Dumas ; D B, Dumas et Boussingault; DB' , Dumas et Polyd. BouUay $ D P , Dumas et Péligot j F^ Faraday; F', Frémy; GL, Gay-Lussac; GT, Gsy-Lussac et Thenard; J, Jacquelain; J-D^ John Davy; H-D, Homphry« Davy; L^Iiebig; LP^Liebig et Pelouze; M, Mitscherlicb ; M", Malagali; P, Piriaj P W, Pelletier et Walterj R, Regnault; T S, Théodore de Saussure.

PHéifOMBHXS QUI ACCOMPAGirENT l'aGTIOZT QHIMIQtJB.

Les réactions chimiques sont souvent signalées par des phénomènes très remarquables 2 tantôt la température des corps est modifiée de manière à produire un froid très intense y tantôt elle peut s'élever jusqu'à en produire l'incandescence ; mais la. lumière peut aussi apparaître sans élévation sensible de température, et Ton observe en outre le développement de l'électricité, qui est statique ou dynamique, selon les circonstances.

iSiératîoii de la température daai let réactîoni <

Le développement de la caloricité, dans les réactions chimiques, est un phénomène vulgaire : la combustion des ma-* tièrês à l'aide desquelles nouls nous chaufibns nous en donne Fezemple ; elle résulte, dans ce cas, de la combinaison des élé* mena des matières combustibles avec l'oxygène contenu dans Faîr atmosphérique. On peut donc dire que c'est en déterminant des réactions chimiques que l'homme peut k volonté se procurer l'élévation de température nécessaire à ses besoibS.

Plusieurs physiciens se sont occupés de la recherche defl

l6o PHtlfOMÂUBS BB L^GTION GHIMIQUB.

quantités de chaleur développées dans la combustion des corps , et d'en déterminer les lois. Lavoisier, Crawford , de Rumford , Despretz, Dulong et Hess s'y sont livrés avec ardeur ; mais on n'a point encore formulé de loi certaine a cet égard.

Recherches de Laifoisier. — Lavoisier pensait que tous les corps étaient le produit de la combinaison de matières particulières avec le calorique , qu'il substantifiait. Partant de cette idée, il considérait les gaz comme contenant le plus de calorique relativement à leur masse qui est toujours fort petite si on la compare à celle des corps solides , même les moins denses , pris sous le même volume dans les circonstances ordinaires de pression et de température. En se basant sur cette hypothèse, il a pensé déterminer, & très peu de chose près, la quantité totale de calorique combiné à l'oiygène, en unissant ce gaz au phosphore avec lequel il forme Tacide phosphorique, corps solide occupant un volume excessivement faible, relativement à celui de l'oxygène qui concourt à sa formation. Cherchant ensuite combien le carbone et l'hydrogène développaient de chaleur par leur combustion, il déterminait celle qui était restée inhérente à Toxygène, parce qu'en se combi-* nanl avec ces corps , il ne pouvait perdre qu'une partie du ca* lorique qu'il contenait, attendu que le produit de la combustion est gazeux de part et d'autre.

Voici les principaux résultats trouvés par Lavoisier à l'aide du calorimètre de glace :

Une partie de phosphore fond en brûlanl dans Tair à o* 100,0000 de gUc?e. Une partie de charbon fond id, id. ^96,5000 U,

Une part* d'hyd. en poids fond id, id. si95|5895 id. {%)

Aujourd'hui que l'on connaît, avec une exactitude suffisante, les proportions en volume et en poids des combinaisons, la théorie de Lavoisier ne peut être soutenue \ car, dans la combustion du charbon, le volume de l'acide carbonique qui se produit est sensiblement le même que celui de l'oky* gène qui ne pourrait point perdre de calorique en cette drconstanoe, et il devrait au contraire y avoir un abaissement de

(i) Tnia élément, de chimie^ 17S9, 1. 1", et 3Iân. de VAead. des

1>B LA TEMPERATURE. l6l

température prodait par la dilatalion du carbone qui, de solide, devient gazeux. Celte théorie ne rendrait nullement compte de rélëvation de température très considérable qui a lieu dans la combinaison rapide de Tbydrogène et du cblbr^^ qui se fait à volumes égaux et sans aucnne diminution dans le produit de la combinaison ; elle ne permet point non plus de comprendre comment deux corps solides, le soufre et le plomb, par exemple, peuvent devenir incandescens par le seul fait de la combinaison, et en donnant lieu à un produit solide. Sans aucun doute , les fluides élastiques, en changeant d^état, abandonnent toujours une certaine quantité de chaleur ; mais cette quantité de chaleur est loin de représenter celle qu'ils peuvent développer dans la combinaison : le mouve* ment moléculaire qui a lieu en celte circonstance est probablcr ment la cause de ce phénomène.

Lavoisier pensait en outre que les corps composés devaient donner, dans leur combustion, des quantités de chaleur proportionnelles à celles que pouraient donner leurs élémens s'ils étaient isolés. Cette opinion ne s'est point vérifiée par la suite.

Recherches de Crawjord. — Crawford(i), dansTintentionde rechercher les sources de la chaleur animale , a entrepris une longue suite d*expérienccs sur la capacité calorique des corps, et sur la quantité de chaleur qu'ils développent dans la combustion.

Ces derniers résultats sont les moins nombreux. Voici ce quil a obtenu :

Chaleur coramaniquée par la combiutîoo d*un demidrachme de cire blanche ft4i^ <7»79^

— par la combusUond'un demi drachme de suif. a4^ 17)674

— par la combustion d'un«demi-drachme de la

metlleare huile. . • : «a,3 16,496

— par la combustion d'undemidrachme de cbiT',

bon de bois s?,! ia,6o7

La première colonne de ce tableau exprime en dixièmes de degrcs de Téchelle de Fahrenheit, la température communiquée à 3i liv. 7 onces troj. — La deuxième colonne indique le nombre de grammes d'eau dont la température se-

(f ) £jcperim€nts and oBserpations on animal beat and tfie inflammation of combustibiehodks ihf EL. Orawford^ ^* édit. London^ 1786.

l6a PHlbOMÂNBS AR L^ ACTION GKIHIQVK.

rait élevée de i degré centigrade par la eombiuticm de igramme de chaque substance combustible*

Dans le tableau suivant , on voit IVlëvation de température exprimée en dixièmes de degrés de Fabrenbeit, et communia* quée à une masse d'eau de 3i liv* 7 onces 3 gr« par l'altération d'une égale quantité d'oxygène,

100 mesures d'une once l ^^ l* «>«lî«»«î.on de la cîre, pfoilultenl al* A*^J^«rJuï^f^ \ psr ta combustion do chirboa de beii l9^3 d «ir pur altéré (r) j ^ ^^ ripiimUon d'un oochoa d'Inde 17%3

Recherches du comte de Rumford. — Le comte de Rumford a publié, en iSia, une suite de recbercbes sur la quantité de cnaleur que dégagent les corps lors de leur combustion dans Toxygène. Pour faire ses expériences y il faisait passer les pro« *^uits de la combustion dans un serpentin aplati , situé dans une caisse remplie d'eau, et, de l'élévation de température du système, il concluait la quantité de cbaleur développée dans la combustion. 11 fit usage d'un artifice très ingénieux pour corriger Terreur provenant du refroidissement de l'appareil pendant la durée de l'expérience : pour cela , il le disposait de manière à ce que sa température fût de quelques degrés audessous de celle de l'atmospbère en commençant, et il terminait ses expériences quand la température s*était élevée autant au-dessus de celle de Patmospbère qu'elle était d'abord au-dessous.

La correction venait de ce que l'appareil perdait, dans la seconde moitié de l'expérience, ce qu'U gagnait dans la pre«> mière. {pL\

En brûlant une partie pondérale de cbacune des matières suivantes , il trouva qu'elles pouvaient écbauffer une certaine masse d'eau depuis o® jusqu'à 100^ cent. La cbaleur dévelop- • pée dans la combustion a pu aussi 6tre exprimée en glace fondue k l'état d'eau liquide* (3)

(i) too mesnrei d'ooe onee valent à-pea^prèi 190 poooei «nglaîs on 3,i 1» centimètres cubes» soit nn peu plus de trois litres.

(9} Rechercltes sur ht chaleur développée dans la combustion^ etc, par le comte de Rumford, k Paris, 18 la.

(3) Ce résttilat peut être obtenu en ajoutant aui ({uantitei précédentes le tienr de leur râleur^ parce qu*une quantité de chalenry qui peut porter une eertùne quantité d*eau de o<^ i 100'', peut fondre une fois el nn tiers anUntde glace.

fMunoif n lA TiMfteATni. |63

Ean portée cfe o®

Eanpoi à rétamiioB. Okce h ^ fofliaM.

p«liw p«4i«i

Cire. 94*676 xa6»a57

Sttii> ....,..•. 83,687 ifa,a49

Huile a*oliTe. .4 90,945 121,960

— de cola »3,o73 124,094

Alcool par. <^7f7i7 89,766

Ëllier ftalforifroe de 0,7 1 7 de p. sp. 82,587 x io,x 39 Riphle de o,t«73 de p. sp. â ^t^

Mlnlaveefwfew • • . . 7M7^ 07fi35

Bob de chêne bien leç, . . • 3i,457 4x»g43

De Rmnford pensait, comme LaTolsler, que les corps conïpQâés déTeloppaient en l)TAlant des quantités de chatenr en rapport aTec celles que leurs ëlémens auraient données s'ils eussent ëté libres; mids il n'a réellement apporté aucune expérience à l'appui de sa pensée.

De Rumford û émis, sur la température qu'atteignent les torps en brMant, mie opinion qui paraît e^ttrèmement probable. Selon ce savant, un corps <Pune nature déterminée brftie toujours à la m6me température , quelles que soient les apparences. Voici comment il s'exprime : « Il est très probable que o*est à mie température qui est invariable , que l'ox jgéne et Ph jdrogène se trouvent disposés à se rapprocber et à s'unit pour former im atome de vapeur, et que l'intensité de la cbakur, développée au moment de cette union , est de même in- Tariable, et qju'elle se manifeste toujours, dans toute soti intensité, dans l'atome de vapeur qui vient d'être formé, n

ff Mais connue Patome de vapeut est extrêmement petit, et entouré de très près par des corps relativement très froids, sA chaleur est bientôt dissipée. »

Partant de quelque^ données que Yàn ne doit considérei^ que comme des approxiitaations, de Rumford calcule que l'hydrogène et l'pxygène purs 8e combinent à la tem(>ératuré Aï 486 1<^ cent.

Des expériences sur ce sujet conduiraient à des résultats fort intéressans. On sait âeutément que lé pbôspbore s^enflamme dans l'air à une température Inférieure à celle du soufre, et que celui-ci entre en combustion avant le charbon. De ces observations à des résultats* précis, il y a une immense distance.

Recherches de M, Dêêpet»^ -^ M, Despretz a 'fait connattre,

l64 PHiNOIlàNES DB l'aCTIOIC CHmiQUE.

en i8a8 (i), les quantités de chaleur développées dans la combustion de rhydrogène^ du cbarbon et du fer.

Voici les nombres qu'il a obtenus pour i gr. d'oxygène.

Hydrogène. sSSo* }

Charbon »907* } (>)

Ur S3a5* )

M. Despretz dit que le pbosphore, le zinc et Tétain dégagent des quantités de chaleur peu différentes de celle qui est donnée par le fer; que l'hydrogène est le corps qui développe le moins de chaleur pour une même quantité d'oxygène, et qu'il est remarquable que le charbon, qui ne change pas le volume du gaz oxigène, développe une quantité de chaleur qui est les deux tiers de celle que développent le fer et les métaux en général.

M. Despretz a fait usage, pour les recherches précédentes, du même calorimètre dont il s'est servi pour les expériences sur la chaleur Miimale. C'est une caisse munie d'un couvercle vitré fermant dans une rigole contenant du mercure. Cette caisse, entourée d'un serpentin qui communique avec son intérieur, est en outre percée d'une ouverture par laquelle on fait arriver le gaz comburant, air ou oxygène. Tout le système est plongé dans l'eau, de telle manière que la moindre quantité de chaleur dégagée fait varier la température de cette eau, et que l'on peut ainsi l'apprécier avec exactitude.

Obseivaiions de M. J.J. fVeker.— En i8ai, M. J.-J. Welter a publié une note dans les Jnn. de chimie et de phfs.^ t. XIX , p. 4^5 , dans laquelle il admet, en se fondant sur des calculs établis sur les expériences de plusieurs savans , et notamment de Rumford , qu'une même quantité d'oxygène, en brûlant différens corps, développe des quantités de chaleur ^ales ou multiples les unes des autres. ' Le résultat de %tB observations est exprimé dans le tableau suivant :

(x) lânn, deck, etdepkfâ.t t.zzxTn, p. xSo,

(9) M. Despretz ne dil pai & quelle unité il rapporte h quantité de cbaleur développée dans la combustion ; mais les nombres du tableau représentent saos aucun doute ce qn*on entend par unité de cbaleur , c*est-i-dire des grammes d'fait élevée d'une cealaine température i une température supérieure de i*, ou (M^briquemeni) i gramme d'eau élevée au nombre de degrés indiqués.

VARIATION DE LA TBMPÉRATUftE. l65

NooM Oïdcur d^«Io|ipée

dflt HilMtanee«i pu » granuM d'wjgeiir*

Hydrogène 2910

Charlion 3723

Phosphore. 5883

Éther ralforique 3i36

Alcool 3019

Huile d'ollYO 3696

Cire 3029

Bois parftftement sec. 8093

M. Welter admet encore que les élémens des. combustibles broient en développant des quantités de cbalenr qui sont mul-' tiples les unes des autres, selon leur état de combinaison.

Ainsi, le cbarbon (considéré comme élément) dans l'étber, Talcool, l'buile et la cir<;, est au charbon dans le bois : : a : 3.

L'eau considérée comme élément des corps composés, dans Pétber, l'alcool et le bois, est : : i : a : 4*

Ubydrc^ène surabondant, c'est-à-dire dépassant celui qui est nécessaire pour faire de l'eau avec l'oxygène du composé, manque dans le bois et se trouve en quantité égale dans les autres combustibles composés. Cette quantité est à celle de l'hydrogène considéré comme combustible : : i : 3.

Recherches de Dulong. — On doit à Dulong une suite de recherches fort intéressantes sur la chaleur développée dans la combustion d'une foule de corps. Malheureusement la mort l'a enlevé sans qu'il ait pu coordonner les résultats qu'il avait obtenus, ni faire connaître les lois qu'il avait pu en déduire.

Le tableau suivant a été dressé d'après la moyenne de ses expériences; les nombres de la deuxième colonne ont été calculés en déterminant la quantité d'oxygène nécessaire pour brûler un litre d'une vapeur déterminée, en se fondant sur sa composition élémentaire, lorsque les nombres ne se sont point trouvés dans le travail de Dulong. J^ai cru nécessaire de rechercher ces nombres pour tout ramener à un même terme de comparaison. Ce terme est la quantité de chaleur développée par un litre d'oxygène entrant en combinaison avec'différens corps*

L'unité à laquelle se rapportent les nombres du tableau suivant est la quantité de chaleur nécessaire pour élever de i» centigrade i gramme, d'eau liquide^ prise à la température ocdbaire.

i6fi PHiMOlIfcliiS m L'ÀGtlOfl cmiii^ifE.

Résulhff det ts^ênencet de Dulong sur la quantité de tUtaleur développée dans la combustioa des corps.

Chalear développte par i liln Chrtuf déVBloppèe par i lit.

de g»! ou de Tapeur. d'otjfiéoe.

Aloool aba»iq X4f375f ^o 479', 83

Gaz des miuraù. .... Oi5$7, O7 4993^83

Essence de iérébentliine. • 70,607, 00 fie43^35

Gaz oléfiant, 1 5,3 38, 00 Iiti,66

Éther sulAiri(|«e. .... 33,353, oQ S£46y83

CyaDogène ia»a70, 00 6i35,oo

Hydrogène. |, 106, 64 âaiS^iS

Oiyde de (câilMlie. . i> . 8,tSé, 38 6260,68

ChirbMi. *»...• nMh <» (<) y6M)0«

Protokydè de Mtne* . « SiSo.op

Guin-e^ .»«»•». t « • • » n « 38é3,oD

Soufre, v^. ...••, «.,••. 39s6,oo (>)

Klckel , . ^33,00

JLntiiMiM^ »« » S365,5o

Gobait « . t . . • . . • £ffx»o#

Fer ,. , • . 6ai6,oo

Protoxyde d*étaili ... 63oi,9S

£tatt. • I . • » • . « •5»8,64

Zînc* . ^ * V * » • y5^6,6Ç

Utlcraioowd!hiiiled*oU«e f8i#

Il est difficile de tirer quelcme loi ou quelque contéqueoce générale tant soit peu fondée aes expériences consignées dans le tableau précédent. Voici cependant ce que Pon en peut déduire avec le plus d'apparence d'etactitude't

Les gaz qui, en se combinant ai^ec Voxy^hne, suivent k même mode de condensation, développent bi même qnantùi de ckaleUr (hyAro^ène, oxyde de carbone).

Les métaux et leurs oxydes inférieurs, en passant au maxi" mum d^oxydation, déçeloppent la même quantité de chaleur to^&u*ils emploient la même quantité tf oxygène (cuivre et prot- Oïydç de cuivre passant à Tétat de bi-oxyde; étain et proloxyde

(1) \Jn litre de vapeur bypelhélique.

(a) Dulong indique quM y a production d'acide sulfurîque anhydre dans la tioiâbnstion do soufire, et Yie donne pas le résultat de Texpérience en volume pour l'oxygène. Ce résultat a été obtenu par le calcul.

DukiDg % sana de«le «dont la fomMiott de Tacide ssIfiHfiqiie dam U circonslance précédente^ à cause de la dimioution de volume éprouvée par i*ox]%èo&; mais cela peut encore être attribué à deux autres causes : la présence de l'k^drogcfne'dsns le aoàfre et IHnexaciàiide de la loi de Mariette dais cerUmei )|mhes (y. aciil^ sulfurique,)

VA&IATIOir DB LA TBHl^SS&ATUHB. Ï67

d'étain ])assaiit à Pëtat de bi-oxyde). G'e6t-à-dire que» lorsque. les corps te combinent en proportions muhipteSj que les quan^^ tués de chaleur déx*eloppées sont aussi en proportions maltipleS (V. p. 169).

La première de ces propositiotis pertûet de petiset t^xve , si tous les corps étaient dans le même ^tat tnolëculaire, ils développeraient la même quantité de chaleur en se combinant avec des quantités égales d'un même corps, pour donner nats*» sauce i des composés ayant aussi la même constitution.

Ainsi rUydro^ne et le carbone développeraient la même quantité de cbaleUr, en s'unissant à Poxygène, si tous deux étaient gazeux et si tous deux possédaient le mêm% état molé^* cuUire. Lorsque le carbone est amené dans un état comparable à eeltii de Phydrogène, cVst-àdire à Tétat d'oxyde de carbone , il développe la même quantité de cbaleur que ce ga« , et la deuxième des propositions émises précédemment démontre que le carbone , en s'unissant à Poxygène pour donner naissance & Pacide carbonique , devrait développer U même quantité de cbaleur, soit qu'on le prît à Pétat libre, soit qu'on le pttt à Pétat d'oxyde , si toutefois il était dans le même état moléculaire dans ces deux circonstances y mais c'est ce qui n*a pas lieu, et c'est sans doute ce qui est cause de la différence observée. Ces faits acquièrent encore plys de vraisemblance, si Pou considère qu'un volume de vapeur d'éther hydrique contient les élémens de deux volumes de gaz ol<5Baht, et qu'il donne, en brûlant, sensiblement le double de la chaleur développée par ce gaz ) que i volume de vapeur d^essence de térébenthine contient lo volumes de vapeur hypothétique de carbone, et 8 volumes d'hydrogène, d'où il résulte que I volume de cette Vapeur exige quatorze fois autant d^oxygène pour être brûlée complètement. Or, en divisant par i4 la chaleur totale développée par un litre de vapctnr d'essence de térébenthine , on a la quantité de chaleur déve*.. loppée par un litre d'oiygène, et cette quantité rentre dans la moyettne deè quantités obeervées pendant la combnsCion des fluides élastiques. Le carbone, considéré comme vapeur, doit donc développer moins de chaleur que si on le prenait à Pétat 5olide. Les résultats comparatifs de la combustion du gaz des marais et de Palcopl porteraient à penser que ces deux corps ont une même constitution, et que Palcool est du gaz des ma-

l68 PH&KOMBICES BE l'aCTION CHIMIQUE.

rais rédoit au qnart de son yolume par la oondensalion opé^ rée par la présence de l'oxygène qui remplace son équivalent d^hydrogène j car, 4CH» ou C*ïP = C*H«0, en n établissant l'égalité que sur le nombre des équivalens*

Pour ce qui concerne la combustion des métaux y on ne remarquera pas sans étonnement que le cuivre développe une fois moins de cbaleur que le cobalt , le fer et l'étain, en se coivd>inantavec une quantité déterminée d'oxygène égale pour tous. Il y a dans ceci un fait tout particulier qui démontre que le bi-oxyde de cuivre et le cuivre lui-même, peut-être, ont une constitution particulière toute différente de celle des autres métaux et de leurs oxydes (Y. Classification)*

Recherches de M. Hess» — Ce n*est point seulement lorsque Ton br&le les corps dans l'oxygène qu'il se développe de la chaleur. On observe la même chose dans la plupart des réactions chimiques. Il suffit de dissoudre certains sels anhydres dans l'eau y tels que le sulfate et le carbonate de soude, pour que la température du mélange s'élève sensiblement; il en est de même si l'on mêle ensemble de l'alcool et de l'eau, de l'acide sulfurîque et de l'eau, si l'on unit une base avec un acide, etc.

M. Hess a porté son attention sur ces faits, et il est arrivé k des résultats fort remarquables : il a d'abord trouvé i® qu^une même quantité d^acide^ en saturant plusieurs bases, déi^eloppait la même quantité de chaleur; %^ qu^une même base dépeloppaU des quantités de chaleur différentes aifec différens acides* Il résulte de ces deux propositions que , si l'on connaissait les quantités de chaleur développées par une même base, en saturant successivement tous les acides , ces quantités seraient applicables à toutes les autres bases prises en quantités équivalentes {Compte rendu des séances de V Académie des sciences , x84o, a"" semestre, p. 978).

Le tableau suivant représente les résultats obtenus par M. Hess.

Aaid« niirqri^bc. AcU» «Mtiquc. Acide cfabrfaydriqiM.

PotaMe. .. • • 601 409 36 X

Soude 6o5 410 36S

Ammoniaque. • . $98 409 369

Chaux 64a' 45c 436

Les nombres obtenus par la chaux s'écartent de ceux don-

TAAIATIOH DE LA TEHPÉRATUaS. 169

dA par les antres bases. Cela lient a ce que les sels qu'elle fonne avec les acides s'unissent à Teau, en développant de la •chaleur dont la quantité, pour le sulfate de chaux, est exac- Ument dgale à la différence qui existe entre les nombres obtenns pour les autres sels et pour ce sel calcaire.

On sait que l'acide sulfurique se combine en plusieurs proportions arec l'eau -, si Ton opère l'union de ces deux corps successivement, on trouve un rapport simple entre les quantités de chaleur dégagées. Les résultats obtenus en opérant ainsi font consignés dans le tableau suivant :

Acid* cmplojé.

Eaa «ioalée.

HnUipIci.

HO

3io,S6

Page 1