II. C^BIDES
XO. ZiaCOKIDES.
Gomme on le voit par le tableau prëoédent. Ampère a rangé les élëmens chimique^ dans une série circulaire qui ne commence et ne finit nulle part , l'affinité des borides avec les chiomides iKmt la même qu'avec les antbracides.
Les (fvmte genres du tableau précédent sont répartis en tfob clams.
Les Gàiohrruj dont le caractère distinctif est de former, par leur comblnaisoo mutuelle, des gaz permanens qui peuvent subsister en contact avec l'air.
Cette elasse c^oHMaca avec les borides et Aoit avec Us «léoidea, «n posant par les anthracides.
Les Lbcooe,ttbs ne forment pas degazpenoanens et s'oniasentà tais corps qneee Mit. Ils «ont fusibles au-dessous de aS** dn pyromètre de Wegdwood, et ne donnent, en se dissolvant dans les acides sans couleur, que des dissolutions incolores.
Cette classe commence avec les cassitérides et fiait avec les zirconides.
Les Chroîgoittks. Ces corps ne forment point de gaz permanens, ils neioot fusibles qu'au-dessus de aS** du pyronéire de Wegdwood. Lorsque leon
ÉI.B1IKEI8 GBIMIQIJBS. SqS
acides «uu aolubles àtm Im âddes, il» forment avee ein, du «kmbs à certains degrés d*<nidatioD, des dissolutions colorées. liorsqu'ib ne donnent point de prodoits colorés, leur peu de fusibilité les caractérise suffisamment.
Depuis, M. Guibourt a proposé des modifications au ta~ bleau prëcëdenty il fait une classe dâ l'ai^enk «t du phosphore ; il réunit le tellure aux thionides ', mais il finit ce genre avec celui des chlorides : modification peu convenable* Il détrait aussi le genre des titanides, et ajoute le cadmium après le zinc, et le lithium après le potassium (7. depK^ t. x, p, 3x7}.
M. Despretz a publié un traité de chimie dans lequel il range les élémens des groupes analogues à ceux qui ont èié créée par Ampère.
CJnaiHimitinM de K WmSm»
En 18419 ML Hœfer a publié un traité de chimie dans le* quel il a dierché à se rapprocher, autant que possible, de la méthode naturelle usitée en botanique. Ce savant signale les difficultés inhérentes à un pareil travail, et il donne le tableau suivant:
FndUa». Cor^ ÉimplM on fonctionnuit eçmme tfif.
OxACzs {Oxaeea), . Oxygène, Soufre, Sélénium, Tellure.
CHi4MiAGis. diiere, Brome, Iode, Fluor, Cyanogène.
CuuiAGiB • CftriMDe, Bore, Silidom, Titane, Tantale, Azote et Q[y«
drogène.
Phosvhacbs* .... Phosphore, Arsenic, Àntinoine,
Kaliacks Potassiym, podium, Lithiuro» AJMlwninifn.
Bartacés. Baryum, Strontium, Calcium^ Magnésinn, Plomf).
Ax.iniiirAcis Aluiçinimn, Glueynium, Thorium, Zirconinm, Gérhimi
Wmmjuxé» Fer, Ifflogan^K, Chrome, Cobalt, ffickel. Zinc, Cadmium, Cuivre.
HYDnAKOTEAcis. . . Mercuie, Bismulh.
STAinrAcés Étain, Molybdène, Tungstène, Urane, Tanadlum.
ATTEAcis. Or, JMatine, £|dladium, Kiiodiom, Iridium, Osmium.
On doit louer M. Bœfier, d'ay^ rangé deux radicaux composés parmi les élémens chimiques. Les progrès de la science exigeaient qu'il en fût ainsi. Plusieurs des groupes qu'il a formés paraissent bien arrêtés; mais il n'a point encore satisfait à toutes les analogies. Le groupe des carbacés est incohérent : le carbone, le bore, le titane et l'azote appartiennent à des groupes bien diiféjre^s. L'azote appartient aux phospUtt^éo* Le
^g6 glassivigalTIOic.
zinc doit être range à c6të du magnésium , le bismuth appartient très probablement aux phospbacés ; Tétain doit être réuni au titane. L'or n'est point parfaitement à sa plaoe à coté du platine.
ClafnfiMitioB des éMmeoi ehiiiiM|aes adoptée dans eet ouvrage.
Dès mes premières études en chimie , j'avais songé à perfectionner le travail d'Ampère; car j'étais convaincu que la chimie gagnerait à être étudiée par une méthode analogue à la sienne.
Ne cherchant à imiter les méthodes naturelles de classification que dans ce qu'elles ont de plus général , j'ai cherché à réunir les corps qui se ressemblent le plus par l'ensembte de leurs propriétés. Pour atteindre ce but autant que possible , j'ai trouvé que les corps qui pouvaient se substituer les uns aux autres dans les combinaisons sans en faire varier le type numérique, étaient aussi ceux qui présentaient le plus d'analogie. Ces corps sont ceux que je désigne sous le nom d'isodynamiques. 11 résulte de ceci que les groupes qui ont été indiqués p. 56, en même temps qu'ib sont isodynamiques^ sont aussi les plus naturels.
Les corps que l'on doit réunir ensemble étant ceux qui peuvent être introduits dans un système moléculaire déterminé, sans le faire changer de type, se reconnaissent à ce qu'ils font partie de divers composés de même formule, et à ce qu'ils occupent la même place dans ces formules, quelque soit d'ailleurs le système que l'on adopte.
Ainsi la formule très générale 2Û4A peut donner lieu aux composés suivans, et tous les corps qui entrent dans la même série verticale sont bodynamiques.
Na Ag
Ca Sr Ba Fb
Ma
Za
Une série linéaire rompt souvent les affinités et ne peut en
Sa
Te
Mo