DE LA DISTILLATION
La distillation est une opération par laquelle on réduit les liquides en vapeur, à l'aide de la chaleur, pour les fedre re-
aflsi IIUTU.lJLTIOir.
timnur tfiuiiito à Fëtat Uquide par la refroiâinemeiit. Cette opération a pour but principal de séparer des liquides d'avec des corps fixes, ou des corps d'une volatilité diligente. Quelquefois encore y elle a pour but de désunir les élémens d'un composé et de donner ainsi naissance à des produits nouyeaui. Les résult£^ts donna par la distillation sont pour ainsi dire inépuisables, et elle a été la source d'une immense quantité de découyertes dignes du plus vif intérêt.
On opère la distillation dans des vases particuliers qui sont des cornues ou des alambics.
Tous les vases distillatoires^ quelle que soit leur force apparente, se rapportent à un vase fermé présentant un col latéral ou ouverture latérale, munie d'un tube destiné à conduire les vapeurs dans un ^^ espace déterminé. Le plus
simple des «vases distillatoires est la cornm. La comue est un rase pyrifonne, & col allongé et replié latéralement, comme U figure ci-joinfe l'indique. ^
On distingue daw une cornue la panse p , la voiUe v, et le
col c. Quelquefois les cornues sont tubulées, et la tubulure peut être fermée avec un simple bon* cbon de liège ou bien avec un boucbon de verre rodé au sable ou à Vémerl.
Les cornues se font en verre, en terre cuite, en porcelaine, en fer battu, en fonte, en plomb et en platine, sebn les usagei auxquels on les destine.
Généralement, quand on se sert d'une cornue comme vase distillatoire, on y Joint un récipient destiné à recevoir le p»o-
duit de la condensation. Le récipient présente un cc4 allongé i large ouverture ou bien un col court
APPAEllIia ]II»ll.LATOI&BS. 968
D&ilt là phqiart dei caS) b rëdpi«nt ea joim à k CMBM ptr une ftUoDge qui aert pour l'éloigner du feu.
Les trois piéoei pewrent être réunies comme dans l'appareil suivant.
On fait plonger le récipient dans une terrine remplie d'eau pour condenser les vapeurs autant que possible, et on ajuste uii tube à sa deuxième tubulure, afin de conduire sous le manteau de la cheminée , ou dans des ouvertures spéciales^ les gaz ou les vapeurs non condensées.
Les cornues de verre peuvent %tce chauffées à feu nu, au bain-marie, au bain d'huile ou au bain de sable. Les cornue^ de grès et les cornues de porcelaine sont généralement chauf* fées dans un fourneau à réverbère.
Lss eomms de plomb servent pour la préparation du fluoron hydriqus €t pour celle dn fluorure bonqae*
Ces conuMs sont ^ àem piAoes que Ton vfenit par un
364 ' DUVILLATIOK.
ruban de fil enduit de ooUe d'amidon. Le récipient est navi-
forme et ooarbëy afin de à .:^^r^^ pouvoir être pbngé dans
Fean on dans la glace pilée.
n doit être percé i son extrémité libre pour la sortie des gas et des Tapeurs.
Les cornues de platine sont employées pour la distillation des acides. On se sert dans les arts d'immenses cornues de ce métal pour concentrer le sulfate bjdrique.
Lorsque Ton distille un corps quelconque dans une cornue il faut avoir soin4le cbauffer le vase graduellement et d'éviter ^e la partie qui est au-dessus du niveau du liquide ne soit soumise à une température trop éleyée.
Pendant la distillation de certains corps, il arrive souvent que l'ébullition est intermittente et n'a lieu que par saccades. La vapeur devient tout-à-coup libre, soulève le liquide et peut même rompre le vase. Ce phénomène se nomme soubresaut. On peut l'éviter en mettant des fragmens de verre on des fils de platine dans la cornue. Les corps étrangers rompent la couche de vapeur qui ne peut plus adhérer au vase, et l'ébollition se fait tranquillement. Le verre ne peut être employé que pour les corp peu denses et bouillant a une température peu élevée, tie platine est employé pour la distillation du sulfate hydrique.
On a quelquefois besoin d'introduire dans le vase distillatoire des matières en morceaux volumineux, qui n^entreraient que difficilement dans une cornue ordinaire. On se sert, pour cela, d'un tdam* bic en verre formé de deux pièces : une inférieure, que l'on nomme cucurbite; une supérieure, que l'on nomme chapiteau.
Les deux pièces sont jointes par un ruban de fil enduit de colle de pâte, et l'alambic est généralement chauffé an bain de sable.
On distille l'eau pour la purifier en la séparant des matières qu'elle tient en dissolution. Pour cela, on se sert d'un alambic ordinaire en métal, composé d'une ou-
AVPAmBItS mSTILtJLTOniBS.
cnrbiteC et d'on chapiteau Â. Le chapiteau présente nu col ktëral cotnme une cornue et ra s^ahondier avec un rtf rigérant particolier. Ce réfrigérant est composé d'un tube tourné en hâice S qui plonge dans une cuve D qae l'on entretient pleine d*eau fraîche. La vapeur, en traversant le tube, se condense et va s'écouler dans un récipient quelconque.
La vapeur, en se condensant dans le serpentin, abandonne une quantité considérable de chaleur latente qui échauffe ce tube métallique et l'eau qui est en contact avec lui. L'eau chaude étant moins dense qne l'eau froide, s'élève à' la parde supérieure de la cuve du 8eq)entin et s'écoule par un tube latéral E pendant qu'on la remplace par la partie inférieure au moyen d'un tube T qui plonge jusqu'au fond de la cure. Le serpentin se trouve ainsi entretenu à une basse température, i sa partie inférieure qui donne issue aux produits condensés.
Lorsqu'on distille des matières organiques en contact avec l'eau, pour éviter qu'elles ne se charbonnent au-dessus dn niveau du liquide, on fait usage d'un vase nommé bain^mèÊriehj 'qui plonge dans la cucurbite et s'ajuste au chapiteau.
896 «Mnuuriw%
LM ugWi niifflMt fténntQ 1 É|ipâifii Mut BMNUé y tv tm
I41M9M la distillation est destinée à aéputf des liyiide$ bouillant à des températures différentes, il est indispensable de tenir un thermomètre plongé dans la cornue où se fait -Popération, ou bien d'opérer dans un bain dont on détermine la température, afin de pouvoir juger ce qui se passe dans l'appareil, les liquides homogènes bouillant toujours à une température invariable et déterminée.
Le thermomètre peut être facilement maintenu par un bouchon dans la tubuhûre d'une cornue. Il est presque indispensable pour cela que le thermomètre soit gradué sur *tige, et que la température à laquelle on doit opérer soit indiquée à peu de distance du J>ouchon de la cornue j pour éviter les
erreurs.
DB LA SUBLUIATIOlf.
La sublimation est une opération qui ne diffère de la distillation que parce qu'on la pratique sur des corps solides et non sur des corps liquides , et, en même temps, parce que le produit volatil s'attache directement à la Toftte Sbl vase et ne découle point par une tubulure laténle, tenme dans la distillation. Elle est employée , soit pour purifier les corps des matières fixes qui les souillent, soit pouc les extraire dans «k réaction où ils se produisent en même temps que des corps fixes ou plus volatils.
La sublimation s'opère généralement dans de simples fioles de verre ou dans des ballons chauffés au bain de sable. On
cpantités
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été étudiée av«c
^\ r^oottTfê de table loatt k.
kiaée déeoavette ceUe oà k\ se condenseTi Gttte opéniu^ qae du toîn et ne présente vùk culte» \
On purifie le soufre^ l'iode, là le chlorhydrate d'ammoniaque etw sulfcure de mercure par la sublimia Les chlorures de mercure , les fulÀ d'arsenic rouge et jaune , le iesqui*H^ bonate d'ammoniaque» le succinate hjv drique , la plupart des acides pyrogénéAy et quelques autres encore, sont prépak
La sublimatiim est une opération qui beaucoup de soin et de développemens par Amauld de Ville» neuve. Ses travaux sont consignés dane un manuscrit traduit dn kjtin qui porte le nom de feUi rosaàif* Ce manuscrit , qui est très rar^, doit être distingué dea ottvraget imprittés qui portent le même titre.
GRISTALLISATIOir.
La cristallisation , envisagée sqqs le point de VUe pratiquai eoDsiate dans un certain nombre d'opérations par lesquelles oïl fait cristalliser les corps* Quel que soit le procédé dont on fait Qsage, il faut, soit à l'aide de la dialeur, soit à l'aide d'un dissolvant, écarter les particules des corps, et leur permettre ensuite de se rapprocher très lentement, afin qu'elles s'attachent les unes aux autres en conservant k parattélisme de knrs axes. On obtient ainsi des corps solides, réguliers ou symétriques, qui sont des cristaux.
Pour qu%la cristallisation réussisse bien , c'cst-à-^dire poUr que les cristaux formés soient bien nets, et assez développés, Û faut, comme il vient d'être dit, qu'elle se fasse très lentement et autant que possible dans des circonstances invieuriables. Sans ces précautions, la cristallisation est con^ fiise^ c'est-à*dire que les cristaux que l'on obtient sont pt** tits, indéterminables et mêlés confusément II suffit quelquefois d'une très légère variation de température pour que k forme des cristaux change , et même pour que k composition des corps soit altérée; c'est aU moins ce qui a lien pour plu«
368 CRlVTALLfSATIOH.
sieurs sels hydratas (^. p. St), Il faut éviter avec soin l'agitation par un moyen quelconque , car elle trouble complètement la cristallisation. On agite une dissolution de sulfate de soude hydraté, prête à cristalliser, afin d'obtenir ce sel en très petits cristaux, comme le sulfate de magnésie (»dinaire. Cependant, lorsque l'on fait cristalliseï^ les corps dans des rases de verre parfaitement lisse , il arrive quelquefois qu'un léger ébranlement est nécessaire pour déterminer la formation des cristaux; les molécules sont comme dans un état d'inertie dont on les fait sortir par l'agitation. On observe souvent aussi que, dans cette circonstance, la température des corps s'élève tonti-coup, à l'instant où ils passent à l'état solide. Lorsque Ton remplit un tube effile et ouvert à une extrémité, d'une dissolution bouillante et saturée de sulfate de soude, et que Ton soude ce tube pendant que la liqueur qu'il renferme est encore très chaude, il ne s'y forme point de cristaux par le refroidissement; mais si on casse le tube dans sa partie effilée , U cristallisation s'opère à l'instant même. On pense qde ce phénomène est déterminé par ta pression de l'air qui s'introduit dans le tube; cependant je me rappelle que Robiquet m'a dit avoir mis un sel dissous dans un vase recouvert d'un pardiemin pour l'abandonner à la cristallisation, et qu'il ne s'y forma de cristaux qu'à l'instant où il perça le pardiemin avec une épingle. Un parchemin ne se serait opposé que fort incomplètement à la pression de Tair, et il eût été renda ocmcave par cette pression , chose que Robiquet ne m'a pas dit avoir observée.
Pour obtenir les cristaux lamellaires avec 4ç grandes dimensions, on introduit une matière dans la liqueur afin de la rendre visqueuse. On emploie la gélatine animale dans cette intentioii , lorsque l'on fait crista^iser l'acide borique.
Lorsque Ton opère la cristallisation sur des quantité assez considérables, on cherche à développer, autant que possible, la. surface sur laquelle les cristaux doivent se déposer, afin d'éviter les croûtes trop épaisses , et pour les avoir détachés. Pour cela, on emploie des baguettes d'osier, quand on opère sur une grande échelle, comme pour le sulfate de fer et l'acétate de cuivre, la lactine, ou le (^ano-fermre jaune depor tassium , ou bien on fait usage de fils que l'on tend dans les
gkistaIlisatiok* ' 369
crislallisoirs lorsque Ton opère sur de plus petites quantités de matières, comme pour le sucre candi.
omiavAXxuATnnr wâm
Lorsque les corps sont insolubles dans l'eau et assez facilement fusibles, on emploie la fusion pour les fSùre cristalliser. Le soufre, le bbmuth, le plomb, l'ëtain, l'antimoine, l'argent, plusieurs sels anhydres , fusibles et indécomposables par la chaleur, sont dans ce cas.
Pour faire cristalliser les corps par ce procédé, on les fait entrer en fusion à la plus basse température possible; ensuite on les laisse refroidir paisiblement et on les surveille attenti* Tement pour saisir le moment où leur copche supérieure se solidifie. Cela est facile à apercevoir , car la surface du bain change d^aspect : il s'y forme des sillons qui sont dus à la formation des cristaux. Il faut alors percer la croûte solide avec une tige de verre ou de métal chauffée, si cela est nécessaire , incliner le vase et faire écouler la partie liquide, en opérant assez vite pour qu'elle ne se solidifie point pendant l'écoulement , et assez lentement pour ne point rompre les crisfauz formés s'ils sont prismatiques. Cette dernière précau* tîon est surtout indispensable pour le soufre.
Un grand nombre de corps étant solubles dans plusieurs véhicules, tels que l'eau, l'alcool, l'éther hydrique... ; la solu'> bilité étant toujours eu proportion fixe pour une température déterminée^iyià peut le^ faire cristalliser, soit en faisant varier la tempéfiture, soit en soustrayant le liquide qui les tenait en diisolntion. De là deux ordres de procédés : l'un par une variation de température, l'autre par évaporation.
Beaucoup de corps sont plus solubles à chaud qu'à froid, la plupart des sels sont dans ce cas. Quelques-uns sont à-peuprès aussi solubles à la température ordinaire qu'à une température phis élevée, tel est le sel marin ; d'autres, et c'est le plu» petit nombre, sont plus solubles à la température ordinaire qu'à une température plus élevée , le fait est rare ; l'hydrate de chanx en offire un exemple. On sent donc la possibilité de T. !• 24
if9 OÊaVËàMMBÉMm.
pcofilar da oet droMsUDoet pour faiw criittUiâer les oorpt, car la portion qni ne peut phù dcmewer «n diasohitHiD paase à Tëtat solide, et, si l'on opère lentement, il peat se former des cristaux.
Les ocnrps plus soldées i chaud «pi'à froid peuTefit être obttnoa CB eristaOK par le refroidissement. Pour faire cristalliser leaoMps par ce procédé, on en prépare une dissolution concentrée à la température de l'ébuUition ; on la filtre bouillante, et les cristaux se forment par le refroidissement. Le sulfate de soude^ le sulfate de fer, le sulfate de cuivre, l'azotate de potasse , l'azotate de soude , Tasotate de baryte , l'asotate de plomb et un très grand nombre d'antres sels , cristallisent facilement par ce procédé, en employant l'eau pour les dièsou* dre« Les alcaloïdes, tels que la morphine, la strychnine, la nareotine peuvent aussi cristalliser par ce procédé, en employant l'aleeol bowllant. La stéarine et la codéine cristallisent tt^s bioi dans l'éther sulfurique, en usant des mêmes précautions. Cependant le procédé del'évaporation spontanée est de beau* eeop préfériUe i oehli qui vient d'être décrit.
Quelques composés très soliîbles dans l'eau, comme Vhj' dikte de pétasse, le carbonate de la même base, le oblorure de calcium..., ne.peuvent cristalliser que lorsqu'ils sont en dissolution excessivement concentrée.
n suflSit de chauffer de Peau de chaux pour obtenir l'hydrate de chaux cristallisé par un effet inverse du précédant.
OfktollîfatMm par évaporatû».
Lorsque les corps ne sont pas plus solubles i chaud qn*i ikoid, on est forcé de les jEiire cristalliser par évaporation i c'eët-à-dire en soustrayant le liquide qui les tient en disso* lution.
Le procédé par évaporation peut se pratiquer de plusieurs manières différentes : en opérant sur le feu à la température de l'ébullition, en plaçant les corps dans une étuve ou en les abandonnant à l'évaporation spontanée.
La première manière d'opérer, qui est usitée dans la purifi* cation du sel marin, ne donne jamais de beaux cristaux ; la se* coude peut en donner de très beaux, elle est employée pont téxe cristalliser le sucre candi, le tartrate hydrique et le ci^ trate hydrique. Cette méthode est excellente, elle peruist d'u-
gir avec une assez iprande rapidité 9 et elle a en outre l'avantage d'être pratiquée à une température déterminée, circonstance qui est on ne peut plus utile pour les recherches sur la formation des cristaux. Le troisième procédé est très simple et peu coûteux ; il donne les plus beaux cristaux et peut être pratiqué sur tous les corps sotubles. Seulement , lorsque l'on opérera sur des corps susceptibles de cristalliser par voie de dissolution et de refroidissemfint, il &a faudra point oublier que Ton pourra obtenir des variations de formes et quelquefois même d'hydratation, à cause de la dififéreupe des tempe* ratures auxquelles ces opérations se font.
On doit à Leblanc un procédé qui permet d'obtenir des cristaux d*un grand volume et d'une grande netteté. Ce procédé consiste à prendre des cristaux tout formés étales déposer dans une dissolution concentrée de la même matière. Ces cristaux agissent comme des centres d'attraction pour les molécules similaires. C'est sur eux seuls qu'elles viennent se déposer et 4éterminent leur accroissement^ mais comme les faces supérieures croissent plus rapidemeot que lea autres, on a soin die retourner les cristaux de temps à autre pour qu'ils soient aussi réguliers que possible.
Il arrive quelquefois que les cristaux se forment en même temps que le produit qui les constitue ; cela peut s'observer lorsque l'on combine les corps ou lorsqu'on les sépare des composés par voie de substitution.
CmtalUsatîon par eombûiaison.
Les corps, en réagissant les uns^sur les autres, peuvent quelquefois donner naissance à des cristaux ; c'est ainsi qu'en grillant l'antimoine au contact de l'air , il se produit des cristaux prismatiques d'acide antimonieux^ en grillant la molybdénite, on obtient aussi des cristaux d'acide molybdique; le chlore, en se combinant au phosphore, donne des cristaux de perchlorure de phosphore ; le chlore, en réagissant sur une dissolution de potasse concentrée, donne naissance a des cris» taux de chlorate de potasse; l'acide carbonique, en traversant une diasolution également a^ncentrée de carboçate de poCaasC) AoBue naissance à des crista^a de bi-carjbonate de potasse..«
S^a GEISTALLISATIOir.
Lorsque Ton donne naissance à certains corps, en les sépa* rant du compose auquel ils se trouvent unis, au moyen d'un agent qui les déplace, on obtient quelquefois des cristaux. En déplaçant le plomb, l'argent et surtout l'ëtain de leur dissolution, par le zinc, on obtient des cristaux.
La double substitution peut donner naissance a des cristaux, lors même qu'elle donne naissance à des corps insolubles dans le liquide où l'on opère, si la réaction peut s'opérer très lentement. En soumettant une dissolution de cUorure de calcinm à l'action lente de la vapeur de carbonate d'ammoniaque, il se fait une double décomposition, et l'on obtient des cristaux rbomboédriques de carbonate de chaux, qui peuvent prendre un accroissement assez considérable. En superposant deux couches de dissolutions concentrées, une de chlorure de calcium, et l'autre de tartrate de potasse, on peut obtenir des cristaux de tartrate de chaux.
Lorsque l'on fait réagir l'une sur l'autre, à une température élevée, la vapeur de chlorure de chrAme ou celle du sesqmchlorure de fer et la vapeur d'eau, il se fait une double décomposition et l'on obtient des cristaux d'oxyde de chrome ou d'oxyde de fer.
Procédés divers*
Les courons électriques peuvent être employés pour faire cristalliser les corps. En employant des piles faibles, M. Becquerel a pu obtenir à l'état de cristaux beaucoup de substances insolubles dans l'eau, et que, cependant, on trouve dans la nature. A mesure que les particules des corps abandonnent le composé dont elles font partie, elles s'attachent les unes aux autres en prenant des positions déterminées , et il en résulte des cristaux.
On peut encore obtenir des cristaux par une espèce de £quation. Lorsque l'on soumet à une température déterminée, et long-temps soutenue, un corps qui paraissait homogène, il peut s'opérer une espèce de liquation ou de départ dans son intérieur, et des produits nouveaux apparaissent; c'est ainsi que se forme le verre dévitrifié qui a une texture
SiVAAATlON DBS G0AP8, SyS
cristalline. C'est ainsi que Pon obtient da plomb cristallisé sur une grande échelle dans l'affinage de l'argent.
PROCÉDÉS bÛpLOTÉS' PODll SÉPAEER LES CORPS GOHBIEÉS OU MÉLÀICGÉS.
On ne peut séparer les corps les uns des autres qu'en les faisant psser dans des états différens, à cela près d'un petit nombre d'exceptions. C'est par des réactions chimiques que l'on fait passer les corps d'un état dans un autre; mais c'est presque toujours par des procédés mécaniques qu'on les sépare lorsqu'on a obtenu ce résultat. On peut cependant séparer des solides mélangés lorsque l'un d'eux est magnétique : à l'aide d'un aimant on l'enlèye aisément. C'est ainsi que l'on sépare la limaille de fer mélangée à la limaille de cuivre, et le fer oxydulé qui se trouve dans le minerai de platine. On peut encore séparer deux corps solides sans que Vun d'eux change d'état, s'il y en a un qui est en fragment plus volumineux que l'autre, ou s'il est plus dense. Pour cela, on les agite avec l'eau : le corps le plus dense gagne la partie inférieure plus rapidement que celui qui l'est moins, et l'on décante le liquide pendant qu'il tient encore ce dernier en suspension. Par des lavages répétés, on peut obtenir une séparation assez complète. Ce procédé est usité pour séparer les minerais de leurs gangues, pour extraire l'or des sables aurifères, et pour séparer 4es glo- .bules métalliques qui peuvent se trouver mélangés ayec du charbon après avoir été fondus dans un creuset brasqué , on bieiï après les essais au chalumeau. On peut encore séparer deux liquides immiscibles lorsqu'ils sont superposés , en faisant usage d'une pipette, en employant la décantation ou bien en les introduisant dans un entonnoir effilé et fermé à la partie inférieure, en les débouchant et laissant écouler un des liquides seulement. Â l'instant où le deuxième liquide arrive à l'ouverture de l'entonnoir, on la bouche pour ne point le laisser échapper. Lorsque Ton opère sur des liquides qui ne sont point corrosifs , on peut boucher l'ouverture de l'entonnoir avec un doigt-, si les liquides sont corrosifs, on se sert d'un entonnoir à robinet en verre. On tourne la clef de ce robinet pour le fermer lorsqu'un des deux liquides est écoulé. Ces procédés sont empfoyés pour séparer les huiles volatiles et le mercure en contact ^v^ç ('eau.
374 ftt»AiiATioif tttft ooâ»s.
v&oaiBÉi vouH ÊàfàMMA tm «a* HteâiittÉi.
Lorsque deux gaz sont mëlangés , on ne peut les séprer qu'en en faisant passer un à l'ctat solide ou à l'état liquide. On peut employer un simple abaissement de température, ou un liquide^ ou bien un solide qui l'absorbe. On peut eucore employer un gaz qui s'unisse à l'un des deux gaz en donnant naissance k un composé solide ou liquide. Le premier procédé sépare en grande partie la vapeur d'eau ou le gas aqueux des autres gaz \ l'oxygène est employé pour séparer l'hydrogène en s'y combinant parla combustion et le liquéfiant; il peut aussi s'emparer dubi-oxyde d'azote et en faire de l'acide aiotosiqoe très soluble dans l'eau ; mais c'est surtout l'absorption que l'on emploie : le phosphore et les sulfures alcalins absorbent l'oxygène , la potasse caustique absorbe tous les gai acides, l'eau absorbe facilement les gaz qu'elle dissout en grande quantité^ comme le gaz ammoniac et le gaz chlohydriquc. L'acide sttlfurique dissout le bi- carbure dliydrogène, lebi-oxjde de plomb et le bi-oxyde de manganèse absorbent l'acidf sulfureux, le borax effleuri absorbe ce gaz et le gazchloriiydriqtte, le camphre absorbe aussi ce dernier gaz*
La séparation des gaz peut être facilement obtenue en op^ n^t sur le mercure : le gaz ëtant renfermé dans une épnnr vstte, on y introduit des fragmens de corps solides, qui, tBtm denses que ce métal ^ s'élèvent facilement à sa «irface et se trouvent en eonUct avec le gaz.
Si l'on emploie un liquide , on l'introduit sous l'éproa-
vette à l'aide d'une pipette courbe.
On remplit la pipette i TwAî de l'inspiration, et on la ferme à la partie supérieure en y «[>• puyant le doigt indicateur. Alors son extrénûté libre est introduite sous la <Joche, et on y fait passer le liquide par insufflation, si « niveau du mercure n'y estpoifl^ plus ëlevé que dans la cuve; sàs^ cela le liquide s'écoule par la seule différence de pression»
BXTAAGTIOM VBB «▲&« VBOOÉDtt VOUB BBOVanUB Um AAS.
Les gaz peuvent être produits dans desopërations asses vaxiéeSf selon qu'on If s extrait de corps solides ou liquides, et a dés$ tempëraiui«s plus ou moins élevées^ mais on les recueille par des moyens peu nombreux et faciles à mettre en pratique.
Les gaz peuvent être recueillis sur le mercure ou sur Peau, ou même sans employer ces liquides. Ces corps pouvant s'écouler dans toutes les directions possibles , on les conduit à l'aide de tubes dans le liquide où l'on veut les recueillir. Là, on les reçoit dans des vases renversés et remplis du liquide sur lequel on opère. A mesure que le gaz entre dans le vase, il déplace une partie du liquide, et bient6t il le remplit. Si l'on opère avec des éprouvettes , on peut les enlever à l'aide de soucoupes contenant du liquide et dans lesquelles on les maintient renversées.
Si l'on recueille le gaz dans des bouteilles , on peut les boucher sous le liquide , et les maintenir renvettëcs. Le peu de liqiiide qui reste sur le bouchon fait Toffiee d'une Mil* pape et s'oppose k œ que le gaz s'échappe.
U^e simple terrine de terre cuite peut servir de cuve à eau poor recu£«Uir les gaz. L'éprouvette se place s«ir «o tét que l'on échancre sur un bord pour y laisser passer le tube et que l'on perce pour l'éeoulement du gaz.
On recueille sur l'eau les gaz qu'elle ne peut dissoudre , tels que l'hydrogène , l'azote, l'oxygène , les divers carbures d'hydnogène, et même les gaz, dont elle dissout une quantité ^ale à trois fois son volume an plus, comme le chlore, le gaz narbonique et le gaz sulfhydrique.
Lorsque l'on veut des gaz secs , on ne peut opérer sur l'eau. Dans ce cas , ou opère sur le mercure; mais avant ^ on des-
3^6 SÉPAAATIOV BB8 G0KP8.
sèche le gaz, en le forçant à passer dans un long tube rempli de fragmeus de cUorure de calcium ou de chaux vive , si l'on n'opère point sur un gaz acide; ou de ponce, ou d'amiante imprégnée de sulfate hydrique concenti^é , si l'on n'opère point sur le gaz ammoniac, ni sur le quadri-carbnre d'hydrogène que ce sulfate absorberait.
Quelques gaz> tels que le chlore et l'iodure hydrique, atta-
quent le mercure et ne peuvent être obtenus secs que par un procédé différant de ceux qui viennent d'être détaillés. Si ce gaz, comme les précédens, sont plus denses que Pair, on les fait arriver par un tube vertical jusque dans le fond d'un daoon bien sec, et quand on juge que tout l'air en est chassé par le gaz qui l'a déplacé , on soulève doucement l'appareil, ou plutôt on descend lentement le flacon qui contient le ^z, et que , pour cela, on a placé d'avance sur un sup[)ort élevé, et on le bouche aussitôt que son ouverture est arrivée à l'extrémité du tube. L'iodure hydrique étant excessivement soluble dans Teau , ne peut être recueilli que par ce procédé.
Si l'on veut obtenir un gaz sec, moins dense que Cair^ sans cuve à mercure, on le recueille dans un flacon que Ton tient renversé à l'extrémité supérieure d'un tube vertical, et l'on termine l'expérience avec les mèipes précautions que pour les gaz plus denses que l'air.
dâgautatiok. 377
8bpa&ation ds8 liquidb8. ,
Lorsque deux liquides sont mélanges, on les sëparé, soit par un abaissement de température qui peut solidifier Pun d'eux, soit par une- distillation ménagée qui extrait le plus volatil. Ces deux moyens peuvent être mis en pratique pour séparer l'alcool et Teau. On peut aussi faire entrer un des deux liquides en combinaison, soit pour le faire passer à l'état solide, soit pour le rendre plus fixe. Ou bien on peut encore employer un liquide qui dissolve un des liquides mêlés ou combinés et qui le rende immiscible au second; c'est ainsi que l'on emploie l'eau pour séparer Palcool mélangé aux builes volatiles. On peut même employer un solide qui se liquéfie, pourvu qu'il forme un liquide immisciblc avec celui qui est isolé : le carbonate de potasse ajouté à du vin en sépare l'ai* cool en s'emparant de Teau, s'il est en quantité suffisante.
Au moyen de réactions chimiques, on peut fort souvent faire naître des solides au sein même des liquides, et les séparer par les moyens qui vont être indiqués.
tÉraaATiosr sas uçiama» ar sas aouiias.
Le moyen que l'on emploie pour séparer les liquides et les solides peuvent varier selon qu'ils sont simplement mélangés ou selon que le corps solide est dissous dans le liquide. SépAratûm des Uquidaf et âmâ foUdet nmpleiiient mélangés.
Les liquides et les solides peuvent être séparés par plusieurs procédés différens ; mais tous ces procédés peuvent se rapporter à la décantation et à la filtration. Décantation.
Lorsqu'un liquide est en contact avec un corps solide, quelque divisé qu'il soit, ils se séparent par le repos. Le corps solide gagne presque toujours la partie inférieure du vase; car presque tous les corps solides sont plus denses que les liquides. La décantation consiste à séparer le liquide qui surnage sur le dépôt On emploie pour cela divers moyens ayant pour but principal de ne point troubler la liqueur et de la transvaser sans en répandre. On obtient ce double résultat en inclinant doucement le vase qui renferme le mélange, et en guidant le liquide à laide d'une baguette, ou l'on se sert d'une pipette, ou bien ou emploie un siphon , oi^ b^en encore on opère
3^8 8ÉPAEATIOH DIS GOEP8.
dans des vases peieés laténJement à différentes hauteuis. Décantation à Faide d*une baguette, — ^ Ce mode de décantation est très souvent employé pour transvaser les lîc|nides contenus dans des vases k précipités. Lors(|u'on incline un vase contenant un liquide, ce liquide s'écoule ; mais souvent il adhère aux parois extérieures du vase qui le renferme ^ et l'on a la plus grande peine à le faire parvenir dans un lieu déterm iné. On peut obvier à cet inconvénient en graissant le bord extérieur du vase^ mais on réussit plus facilement encore en appliquant une baguette par sa parlle supérieure contre l'ouverture du vase » à l'endroit même où doit passer le liqmde. Si l'on incline alors le vase, et si l'on dirige la partie inférieure de la baguette vers un endroit désigné, le liquide s'y rend sans que l'on en répande la plas petite quantité , si toutefois l'on a le soin de le verser très lentement. La figure ci-jointe indique la manière d'opérer. Décantation à taide dfune pipette. — La pipette est un tube de verre renflé dans une partie de son étendue et terminé en pointe. Si l'on pLoage l'extrémité effilée de' la pipette àêm VA lîqnîd^ on p^ut Ty faire noionter en aspirant avec la boucbe. Lorsque le réservoir est rempli de liquide^ ou lorsqu'il en contient la quantité voulue, on ferme la pipette avec la langue ou avec un des doigts indicateurs, et on la porte «a^-deasas da vase où oa veaC la vidier; là, on retire la langne o« le doigt qui fermait l'ouverture supérieure de la pipette, et le liquide qu'elle renferme s'écoule.
L onvwrtwe inférieure d'une pipette ne doit être ni trop étroite ni trop iai^e» Dana la premier cas, le liquide s'écoule trc^ lentement $ dans le second, la pipette ne peut retenir le ti<^ûde. Une ouverture d'un millimètre de diauiitre eat très oonvouMe. -«> Peur que l'index ferme bien une pipetl»« il faut qu'il aoit légèrement humide. -^ Lea liquides booiliaus^ eu dmtlesua|mm possèdent pm grande tension, ne peuvent
BÉCAHTATlOlf. 9f^
être décantés à l'aide d'ane pipette ; car k pression que leur Tapeur exeree sur le liquide qu^elles renferment fait qu'elles se vident aussitôt que Ton cesse d'aspirer. — Lorsqu'on aspire lin liquide très caustique ou très vénéneux, il faut opérer lentement, et avec beaucoup de précautions, pour éviter qu'il n'arrive jusque dans la bouche. Il faut surtout bien prendre garde que l'extrémité inférieure de la pipette soit toujours immergée 9 car si elle s'élevait au-dessus de la surface du liquide, i'air rentrerait brusquement, diviserait le liquide contenu dans la pipette et pourrait len traîner jusque dans la bouche. — Si l'on veut transvaser an liquide abandonnant un gas "caustique ou vénéneux , comme l'ammoniaque liquide , le chlorure hydrique en dissolution concentrée , un sulfore alcalin dissous, etc., on ne peut aspirer avec la bouche; il faut plonger la pipette dans le liquide, jusqu'à l'endroit où on veut la remplir, et elle se remplit d'elle-méine.
Décantation à Paide du siphon, — La pipette est l'instru* ment le plus convenable pour décanter un liquide, mais elle ne permet d'opérer que sur de très petites quantités. Si le vo^ iume du liquide est considérable , on a reoojirs i un siphon. Il y a une foule de siphons différées ; mais, qiftels qu'ils soient, ils doivent avoir deux branches inégales. La plus eourte, des* tinée & être plongée dans les liquides à décanter, doit être ouverte latéralement, et no« à son extrémité inférieure, afin de ne point entraîner le dépèt.
J. Le plus simple de tous les syphons est un tube plié en U que l'on tient renverséi La théorie des siphons se trouvant dans tous les ouvrages de physique , je me bornerai à en indiquer l'usage. Si le licjuide à décanter n'est point vénéneux, on amorce le siphon en aspirant avec la bouche par la partie inférieure , ou bien on peut remplir le siphon avec le liquide sur lequel on veut opérer en le tenant renversé, c'est-à-dire !es ouvertures tournées vers le haut , fermer une des ouveitures et plonger l'autre dans le liquide : en débouchant Fouverture extérieure, le fiquide s'écoule^ si toutefois cette ouverture estpltis basse que le niveau de cenquide.
B. On copstr^it e^ verre un siphon analogue à celui des
8ÉFA&ATI0N DBS CORPS.
marchands de Vin. Ce siphon peut être amorce avec la bouche, et ne présente aucun danger, même en agissant sur des liquides très caustiques, s'ils ne contiennent rien de volatil; car on voit arriver le liquide et Ton cesse d'aspirer avant d'avoir couru aucun risque. Pour faire fonctionner ce siphon, on en plonge la branche la plus courte dans le liquide à décanter , on ferme l'ouverture inférieure avec le doigt ou un bouchon, et l'on aspire avec la bou* che par louverture supérieure , jusqu'à
ce que le liquide soit parvenu au bas de la branche externe* C. Le siphon q^i suit peut être amorcé en sou£E[ant; pour cela, la branche qui plonge dans le liquide est retournée vers le haut, et l'on j introduit une pipette remplie de liquide. En soufflant dans cette pipette, le siphon est amorcé; seulement il faut avoir soin de la retirer aussitôt que l'écoulement du liquide a lieu.
D. Il existe un siphon qui détermine l'écoulement d'un liquide rien qu'en y plongeant sa plus courte branche ; mais pour cela, il faut que ce siphon soit amorcé d'avance : une fois amorcé , il conserve toujours une quantité de liquide qui le rend prêt à fonctionner.
Il est par là même évident qu'un tel siphon ne doit servir que pour le même liquide , à moins de le nettoyer de nouveau et de changer le liquide qui l'amorce. Cet instrument que l'on nomme siphon-trompette, à cause de sa forme, exige quelques conditions particulières pour fonctionner, comme il vient d*être dit : il faut qu'en plongeant la courte branche dans le liquide à décanter, elle y entre assez avant pour que la pression qui en résulte fasse remonter le liquide dansla btanche
TILTBATION. S8t
d'ëcoalement et Vj amène au-dessus de son propre nÎTeau. Décantathn des liquides dans des vases percés latéralement. — Ce mode de dëcantation est le plus simple et le plus commode de tous \ mais il ne peut guère être utilise que lorsqu'on opère sur une grande échelle et que Ton répète souvent la même opération. On emploie ce moyen dans les verreries où l'on lave le sable ^ afin de le purifier*
HUration.
La filtration a pour but de darifier des liquides ou de recueillir des corps solides mêlés avec des liquides, x>u d'atteindre ces deux résultats à -la-fois. Dans tous les cas, elle consiste à faire passer le liquide au travers de corps poreux imperméa^ blés aux particules solides. On peut faire des filtres avec une foule de substances, telles que des matières pulvérulentes ou des tissus ou des feutres. Dans les laboratoires de chimie, on se sert presque exclusivement de tissus de laine ou de coton et surtout de papier non coQé.
Les filtres de tissus de laine reçoivent différentes formes, tantôt ils sont coniques, tantêt ils sont simplement coupés en carres. Les filtres coniques portent le nom de chausses d^Hippocrate. Ces filtres sont suspendus au moyen de ficelles par trois ou quatre boucles en ruban de fil. Ils sont très commodes et servent princi» paiement pour filtrer les liquides mis en contact avec des matières organiques.
Les filtres en tissus coupés en carres se nomment blanchets ou étamines^ selon qu'ils sont faits en étoffe blanche ou en tissu de laine assez serré et peuplucheux. Ces filtres sont percés d'un trou à chaque angle, chaque trou est garni de fil comme un œillet. Ces trous servent pour les fixer sur des châssis carrés et munis de pointes saillantes à chacun de leurs angles. Ces pointes sont destinées à passer dans les œillets des filtres. Les châssis peuvent être avec ou sans pieds, les premiers se nomment simplement carrés ^ les autres n'ont point de nom particulier que je sache. Les carrés se posent sur
38t stvkjuwm wm corps.
lcftb#»d»ii'M wm^Uê dilMui pieds reçoiretitlei v^
entrt
Les pitres de papier se font avec du papier non coUc qu^ Fan plie d'une manière particulière et que Pon dbpose dans mn entonnoir.
Il y a deux manières de plier un filtre de papier s PrêmOre mamère. Faire un carré de papier, le plier par la diagonale, comme dans la figure suivante. Plier  sur B poui; obtenir le pli £, plier dans le même sens Â
sur £ pour obtenir le pli F; plier en sens inverse  sur F pour obtenir le pli G^ tenir ce pli serré entre les doigts et en faire un dans le même s^xï& entre F et E; ramasser tou^ ces plis entre les doigta et plier l'espace E B, comme l'espace À E, en faisant alternativement les plis en aens invet«e. On déterminera facilement k largeur de ces derniers plis à l'aide de ceux déjà faits et en les tenant I dans un plan vertical. Il suiEra d'ap puyersvrune table en poussant les doigts jusqu'à sa rencontre pour que les plis se fassent exactement , même sans prendre la peine d y regarder. Tous les plis doivent passer par le point C qui est le centre du filtre, et une fois faits, ils doivent être disposés comme ceux du côté B D- Lorsque le filtre est plié, on en rassemble tous les plis l'un contre l'autre, et on les coupe à la longueiur du plus court rayon, lé filtre étant déplié, doit avoir la %ure d'M p«ly«ow à 3a cAtés» et approchant par oonséquent
beaucoup du oercle« Alors le filtre est oomplëienieiil àifiié et on le replie de nouveau ^ maU en ne faîsaul plui rett« trer les plis les uns dans les autres ^ c'est-à-dire qu'on le plie sur deux rangs. On l'introduit enfin dans un entonnoir» de manière qu'en se développant il prenne la forme indiquée dans la figure ci -jointe.
On remarquera que dans un filtre dëplié , il y a deux plis deux fois de suite dans le même sens et diffërens de tous les autres; ces plis correspondent à A et à D. C'est de ces plis que l'on part pour replier un filtre avant de Vintroduire dans un entonnoiré
Les filtres à i6 plis ont l'avantage de présenter une grande surface dans un très petit espace. Lorsqu'ils supportent une grande charge de liquide, ils sont sujets à crever à la pointe« Pour obvier à cet inconvénient, on peut la doubler, ou même doubler le filtre en entier» les filtres doublés filtrent souvent plus vite que les filtres simples ; car leurs plis Se maintiennent libres et n'adhèrent point soit entre eux, soit contre les parois de l'entonnoir; circonstances qui diminuent leur surface fiU trante et prolonge par conséquent le temps de la filtration«
Deuxième mamere^ Lorsqu'on opère sur des petites quantités de matières et surtout lorsqu'on a pour but de recueillir uil oorps pulvérulent déposé dans un liquide, on fait usage de petits filtres, pliésen ^roû ou simplement rott/i^. Ces filtres sont excellens et bien préférablf s aux précédens pour les usages qui viennent d'être indiqués. Pour faire un filtre en trois, il £iut d*abord plier un carré de papier dans la direction d'une diagonale et plier ensuite le papier en deux endroits difi^érens deux fois dans le même sens, de manière qu'une extrémité soit complètement enveloppée par le reste , comme la figure Tindique.
Précautions à prendre pour filtrer les liquides.
Pour filtrer un liquide, il faut le laisser déposer autant que possible, l'introduire peu-à-peu dans le filtre, et n'ajouter le dép6t que sur la fin de la filtration et lorsqu'il est impossible défaire autrement. En opérant ainsi, on gagne beaucoup de temps \ car si l'on mettait d abord du liquide fort trouble sur un filtre , le dépôt qui se fprmenit sur la SOT&ce fillvante en
384 SÉPABJkTIOH DM CORPS.
obstruerait les pores et pourrait même arrêter complètement la filtration. Cependant , lorsque des liquides ne coulent point clair au commencement d'une filtration, il est convenable de les reverser sur le filtre; le dëp6t qui se forme à la surface diminue la dimension des pores et arrête les particules solides*
Lavage desfdtres. — Lorsque Fon doit filtrer des liqueurs aciduldes dans des filtres de papier, il est convenable de les remplir d^abord avec de Teau contenant environ un dixième de chlorure hydrique, de maintenir le filtre plein de cette li* queur pendant quelque temps, de la laisser ëcoaler entièrement ensuite, de remplir le filtre avec de l'eau distillée et d'en ajouter jusqu'à ce que Teau qui s'ëcoule du filtre ne rougisse plus le papier de tournesol. Le papier ordinaire contient plusieurs sels et particulièrement du carbonate de chaux que le lavage à l'acide peut enlever, sans cette précaution les liqueurs filtrées pourraient contenir beaucoup de matières étrangères à celles qui devraient s'y trouver.
Lavage des matières contenues sur les filtres. -^ Les dépôts , recueillis sur les filtres , ont quelquefois besoin d'être complètement privés du liquide dans lequel ils reposaient. Pour cela, on les lave en versant dessus un liquide convenable qui est de Peau le plus souvent. Afin que le lavage s'opère convenablement, il faut qu'il soit fait sans désemparer. Pour certains corps sujets à se fendiller par la dessiccation, comme l'hydrate d'alumine et celui de sesqui-oxyde de fer, il est même indispensable que le dépôt soit constamment recouvert de licpiide; car, sans cette précaution, il se fendille et l'eau passe par les fentes sans le kver. Comme il est gênant et quelquefois même impossible de surveiller continuellement un filtre, on a imaginé plusieurs moyens pour faire qu'un filtre soit toujours recouvert de liquide jusqu'à un niveau déterminé. Le plus simple consiste à faire passer deux tubes dans le bouchon d'une carafe ou d'un vase quelconque, servant de réservoir d'eau, de telle manière que l'un d'eux atteigne le fond du vase et que l'autre atteigne seulement la partie interne du bouchon. Cos deux tubes doivent avoir exactement la même longueur en dehors du flacon. Le vase étant rempli d'eau et renversé, le liquide qu'il contient s'écoule par le tube le plus court et l'air rentre par le tube le plus long \ mab si les deux extrémités extérieures des tubes sont immergées dans un liquide, il n'y a
VILTaS HOBIQUSV. 3SS
pbis d'ëcookmeiit, parce que l'air ne peut plus rentrer dam je flacon. En siupendant cet appareil an-dessns d'un filtre, et en pla^t lea extrëmités inférieures des tubes à la hauteur du nÎTeau qu'on vent obtenir dans le filtre , ce niyeau sera
maintenu tant quHl y aura de l'eau dans le flacon. On peut donc abandonner l'opération à elle-même avec la certitude que le lavage se fera conyenablement.
FUtration sur le charbon atiinuU.'^ On filtre quelquefois les liquides au travers du charbon animal, afin de ie^ décolorer* Pour disposer cette espèce de filtre, on ferme l'extrémité inférieure d'un entonnoir avec une mèche de coton mouillée, et Ton ajoute par dessus du charbon animal en grains que l'on a bumecté d'avance* U est évident d'ailleurs que Ton ne mouille le coton et le charbon qu'autant que le liquide à filtrer doit être aqueux.
Filtration dissolvante. — * Quelquefois la filtration a pour but de dissoudre les matières solubîes qui se trouvent renfermées dans une matière organique. Pour cela,^ on fait usage d'nn appareil particulier, analogue au filtre-presse du comte Real, qui a été imaginé parRobiquet. Cet appareil consiste principalement en une allonge dont on ferme l'extrémité la plus
9Bd
PROCÉDÉS powk «âtai aéâmm lia corps.
éttùit» par un {leil de œton 4ù*U ne faml point titp téêlcg» Oli k remplit àlon en partie ATte k natièite mu hqwûlêmk tBét opéeef) aà k pkct sur nn rasè^ et mi j met enfin le liqatde qvi doit agir eur elk* Le lipide pénètre pen*à*pea la «distance , en se chargeant de ses principes solubles , il arrire an coton, et bientôt il s*ëcoale dans le vase.
C'est en opérant dans nn appareil de cette natnre que M. Pelonze a obtenu le tannin pur en faisant rëagtr l'étker hydrique sur la noix de galle puWërisëe.
Si le liquide est très volatil 9 comme Fëther hydrique, par exemple, il est conrenable de monter l'appareil comme la figure ci-jointe l'indique.
De cette manière , l'appareil ëiant
complètement ferme ne peut rien laisser
échapper, et k pression déterminée par
,1a tension de k Tapeur contenue dans
le vase inférieur ne peut s'opposer k
l'écoulement du liquide.
I dw iolîdM
Les solides dissous dans un liquide peuvent en être séparés par l'évàporation jusqu'à siccité ou par la cristallisation. Si ces tnoyens ne peuvent être employés, il faut avoir recours à des pitMc^dés chimiques qui changent le mode de combinaison des corps que Ton veut extraire et les rendent insolubles. Par elemple, si de Fazotate argentique était dissous dans l'eau, et ^ Ton voulait simplement en extraire l'argent, on pourrait séparer ce métal par le cuivre ou le précipiter à l'état de chlo- 'liire insoluble, par l'addition d'un chlorure solublé. thi emt>loierait alors le^ moyens qui ont été décrits dàbS le plBûra^abhe précédent, pour séparer le chlorure insoluble du liquide itans lequel il te trouverait.
PAOGÉDÉB POUa PAX&B AÉ^GIR LVS CORPS I.B8 Vn SUA LS8 AUTaBS.
Les procédés de cet oràte constituent «sseMieHenaciit k pratique de k chimie. Ils aont excesaivemcMt noBahrct eC variés, cependant il est posaibk de fas ramener à une gAiérafe. Ces procédés «e modifient aelon ^tfêt les «evps
nOftVS 80LIBES. 38^
flsliâei, liquidas ou gafteax, selon quils sont fixes on vplatils «t selon la tempënitnre à laquelle on les fait réagir. Comme on prépare souvent les produits en même temps qu'on les met en présenœ pour les faire réagir, il résulte de \k que les appareils à réaction se compliquent encore des appareils de production, ai Ton peut s'exprimer ainsL
jAooÉJMÉa mmbOTÉs voma waxêm
Les corps solides réagissent difficilement les uns sur les autres, cependant on en a des exemples dans la cémentation et dans la réduction des oxydes et des sulfates par le charbon. Ces ràultats ne peuvent être obtenus qu'à une température fort élevée.
On fadlite la réaction des corps solides , soit par Vinter'mède d'un liquide, soit en les liquéfiant. Les procéda peuvent varier selon que l'on opère sur des corpd fixes ou sur des corps volatils, et selon la température Si laquelle on les soumet. Us varient encore selon qo^ls donnent des produits fixes ou des produits volatils que l'on doit recueiHir.
RéacSipn ^anira det «oipi foUdei, fizap al inftyihlaft
Ce mode de réaction est employé pour cémenter le fsr . Cette opération se fait en grand pour la préparation de l'acier* Les armuriers et les fabricans de bouderie en acier poli la pratiquent sur une plus petite échelle. Dans les laboratoires de chimie , on peut cémenter le fer en le chauffant dans des creusets remplis de poudre de charbon* La Jurée de Topera tion dépend de l'épaisseur des barreaux de fer et de l'élévation de la température. Plus les barreaoBK sont épais , plus il faut de temps, et l'opération est de beaucoup abrégée par une forte élévation de température (V. Fer pour jJus de détails). Bien des corps oxygénés peuvent être rédmts rien qu'en les dianffant dans des creusets hrasqués : k plupart des oxydes métdiliqnes sont dans ce cas. Par le mène procédé, les sulfates calccSdtques et natroMiques aont réduits en sulfures.
Béartîoa anfare dm eorpt ■oUdcf , Utf^éBahim at fiaei.
Ce mode de réaction est escessîvement simple i pmdqner et n'exige aucune précaution particulière ai les <oarps mi» en ne sont pas susoeptibkad'ètre détruits par Ja i^^dleur.
388 pBOciDis POUR YAïas aiAGift lis gokm*
On opère an reste dans de simples fioles de verre, dans des capsules de porcelaine ou dans des creusets, selon la température que l'on se propose d'atteindre.
Lorsque l'on forme des alliages susceptibles de s'oxyder i l'air, il est convenable de chauffer pendant le moins de temps possible , d'opérer dans des vases qui ne permettent que difficilement l'accès de l'air et quelquefois même dans des creusets brasquës dont les bords sont dressés, afin que le couvercle s*y adapte bien.
Aéaoïlîoa entre dai oorpf foUdef» KqaéBaMei et ânmlk l'on ma omûm
est Tolatîl.
Pour unir deux corps liquéfiables par la chaleur, dont l'uu est fixe, il faut d'abord fondre le corps fixe, et lorsqu'il est en pleine fusion, y ajouter le coq>s volatil et retirer le Yase du feu aussit6t que la combinaison est opérée. C'est ainsi que l'on peut unir le zinc volatil avec le cuivre fixe , Tarsenic avec l'étain et le mercure avec ce dernier métal
Lorsque le corps volatil ne peut s'unir avec le corps fixe qu'à une température fort élevée, il est convenable de chauffer le corps fixe dans un tube de verre ou de porcelaine, selon la température que l'on doit atteindre, et d'y faire passer la vapeur du corps volatil. C'est ainsi que l'on fait réagir le soufre et le carbone.
Le .soufre est introduit en fragmens par l'ouverture supérieure du tube que l'on bouche à chaque fois. Ce corps entre en fusion et coule dans le tube jusqu'à ce qu'il se réduise en vapeur. On peut aussi faire tomber le corps volatil par un tube vertical qui traverse la Voûte d'une cornue de grès dans laquelle se trouve le corps fixe, qui peut être alors chauffé aussi fortement que cela est nécessaire.
On peut par de^ procédés analogues faire réagir les vapearf
CORPS 80LIDB8. $89
de phosphore dHode et d'arsenic sur différens corps fixes. Le corps volatil peut être contenu dans une cornue k col court, aboutissant dans un tube de porcelaine où Pon a chauffé le corps fixe. Le corps volatil et le corps fixe peuvent aussi être réunis dans un même tube scellé à une extrémité et légèrement recourbé comme une cornue. La matière volatile eit d'abord introduite dans la partie du tube qui représente la panse de la cornue, on ajoute par-dessus un morceau de tube coupé pour la séparer de la matière fixe que l'on introduit ensuite, lia figure suivante donnera une idée suffisante de cet appareil.
C'est ainsi que l'on prépare les phosphures de baryum et de calcium, en faisant réagir la vapeur de phosphore sur la baryte ou sur la chaux.
Ifcrfaction cotre de* ooipt lolidw, âonnaat nauMnoe à àt» prodoSlf
voltttîls.
Liorsque l'on veut combiner des corps solides et volatils clonnant naissance i des corps volatils j on les introduit dans un vase sublimatoire ou dans une cornue de verre si la réaction n'a pas lieu i une température trop élevée, on bien on opère dans une cornue de grès si l'on doit chauffer jusqu'au rouge. Les produits de ces sortes d'opérations sont touvent recueillis à la voûte des vases opératoires par une véritable sublimation. C'est par des procédés de ce genre que Von fait réagir le soufre et le mercure.
Lorsque l'on fait réagir des produits fixes et en partie vola tik ou tout-à-fait fixes et donnant cependant un produit volatil , on opère encore de la même manière : c'est ainsi que l'on prépare le chlorure de mercure et le chlorure d'ammonium. Si les produits de l'opération sont assez volatils pour traverser le col de la cornue, on les recueille dans un récipient : les
igO PHOGBOis POUR FAIBB RÉAAIA LES GOAFS.
chlorares d'antimoine^ de bismnth, de sine et le seiqnt-Oftrbonate d'ammoniaque peuvent être prépares ainsi.
Si le produit de la réaction eat un gaa^ on le recueille par les moyens qui ont été indiqués pour l'extraction des gam. Le gas ammoniac s'obtient ainsi ;
L'oxyde de carbone provenant de la réaction dn cbarbon et du carbonate de baryte à une température élevée, s'obtient à l'aide de l'appareil suivant :
On peut encore fidre réa^r leâ corps volatils en faisant a^
river leurs vapeurs dans un même espace, où elles mhîssent une tempémtuns détaxamée. C'eit ainsi fue Ton pc^iare k
carboii4ta apbydra d'anunonîaqne ea fuiiMl 9<Bgîf la §«s car- ^ bonique et le gaz ammoniac.
mAaunoii bmtbb un aouiiis mv un uquidh.
Ces sortes de réactions peuvent avoir lieu & la tempëratore ordin«i|pe ou à une température plus élevée; dans ce 4(Bpiier cas elles peuvent être modifiées si le liquide est vgUtUt ^{fs varient encore si le produit de la réaction est fixe , l{^p|éQabl§ ou gaxeuz.
Si la réaction s'opère i la température* ordinaire, comme lorsque l'on met en cpntact un açi4ç dilv^ fl^^ç h ^i^P ou le fer, ou avec un carbonate, on opère dans un vase quelconque, pourvu qu'il soit d'une capacité suflSsante et qu'il ne soit point attaqué dans l'expérience. Les vase« de terre vernie ne doivent point être mis ep contact avec les acides qui les attaquent; les vases en silicates quelconques sont^ussi attaqués par le fluorure hydrique*
Si le produit de !« réaction est liquéfiable, on opère 4#08 un
apparei
if semblable au suivant
Si le produit ne peut ètr^ liqniîAfrqtt^à une très]Sbas#e température, on le recijieille dans un tube en U maintenu dans nit méjanjge réfrigérant.
(j'^çide sulfureux et l'acide hypochloreux liquides peuvent être obtenus par ce proci4é* On peut tiicere faire na^ge d'un tube scellé à une extrémité ou d'une éprouvent plpngëç da99 W wélaii^ç ré£ngéi»nt.
Le cyanure hydrique est recueilli par ce proc^.
Si le produit de la réaction est gazeux , on le recueille sur a Teau ou sur le mer-
cure, selon la nature du gaz. Dans tous les cas, on opère dans un tube, dans un flacon, dans un matras ou dans une cornue, auxquels on ajoute des tobes à recueillir les gaz.
Le premier de ces appareils est employé pour produire de petites quantités de gaz: on en fait usage pour le cyanogène , lorsqu'on l'extrait du cyanure de mercure; pour l'oxygène provenant du bi-oxyde de mercure ou du chlorate de potasse et pour le protoxyde d'azote. Le second appareil sert pour l'extraction de riiydrogène et de l'acide carbonique; le troisième peut servir pour le chlore, le sulfure hydrique , le bioxyde d'azote , etc.-