‹ Traité de chimie générale et expériméntale, avec les applications aux arts a la médecine et à la pharmacie; (volume 2)Chapitre 65 sur 95 · LIQUIDES · texte numérisé non relu

LIQUIDES

le quatrième appareil peut être emplojr^ pour extraire Poxy gène du bi^oxyde de manganèse par le sulfate hydrique.

Si un produit liquide est volatil et s*il ne peut réagir sur un corps solide qu'à une température élevée, il est évident que ces deux corps ne doivent point d'abord être mis en contact, parce que le corps volatil pourrait être entièrement réduit en vapeur avant que la réaction eût commencé. Pour obvier à cet inconvénient, on fait passer la vapeur du corps volatil sur le corps fixe que l'on chauffe alors à une température convenable, soit dans un tube de porcelaine, soit dans une cornue, C^est par un procédé de cette nature que Lavoisier a fait réagir le fer sur Teau en vapeur pour la décomposer. L'appareil suivant indique la manière d'opérer lorsque l'on veut recueillir les produits de la réaction.

On peut encore faire réagir la vapeur d'eau sur le charbon par un appareil analogue.

BiAOnOM

Les procédés employés pour ces sortes de réactions rarient selon la température & laquelle on opère et selon que les prodniu de la. réaction sont fixes, volatils et liqnéficJ>le8 on gazeux.

Si lu c4«ctiQii ft lifn à k tempi^tiiro or^îmâ^e, el s'il o'ea résulte pM df pfodpiu TokUU» «Uo ii'pffir# rim de putieulier, si ce n'est qu'il faut se mettre en garde contre l'âévation de

température qui poonaic ayoir lion trop ra^dement «t qui pourrait rompre les /\ \ vases. Si le moduit est vola-

til et liquéfiable, on le re-cueille par ]# distillation (^.pag-3gi,%.i).

Si le produit est gaxeux, on le recueille par un des appareils indiqués précédemment çt surtout par celui représenté ci-contre.

C'est ainsi cpie l'on prépare le gaz bi-carl>uie d'hydroçène.

Les gaz peuvent réagir les uns sur les autres, soit à la tçip* pérature ordinaire, soit à une basse température , soit i pn^ température él^ée.

liorsque les gaz réagissent les uns #ur l^s autres à la température ordinaire, on peut les faire parvenir dans on ipéme vase où la combinaison s'opère. Si le produit de la réaction est solide, comme le carbonate anhydre d'ammoniaque, il est convenable d'opérer dans un flacon à largç ouverture, afin d'en retirer facilement le produit. Si le produit est liquidf , on peut opérer dans un flacon ordinaire. On prépare aipsi la liqueur des Hollandais en faiswt réa|^ le cblore (A U gaz* birçarbure d'hydrogène*

Si les gts ne réagiasmt ou m dommt im produit convenable qu'à une basse température ^ on les UU passer par un tube en U plongeant dsM un mélanga réfrigérwt (F^ pag. 391 9 fig. a).

Les appareils producteurs de gaz varient selon la nature des gaz que l'on fait réa^5 mab si les gaz sont obtenus d'avance^ soit dans d«s 799^^9 fiçit dan* ^ gmHvètiWi M pwtftire usage à4 r^pansîl «nivant qfA 9^ ét4 fmpWy^ par tft Mtor çb«rlj«b pour ffétwrVmA^ aiotivm {^* 9Mk ^^)f

Si les gaa ne réagissent qu'à une tempénture élevée et dé*

enoinée , cm peut les faire puMr au trav«ra de t«bfi jAm^k tdaiu difféiens baina ou cbau£féa à feu nu.

Si les gâz que l'on doit faire réagir peuvent être brûles les une par les autres , on peut y mettre le feu \ s'il sont mélangés i il en résulte une détonation ; s'ils ne se mélangent que peu-àpeu, ils brûlent alors successivement.

Le feu peut être mis au mélange par une étincelle électrique. Si la réaction doit durer quelque temps , comme lorsque l'on produit de Teau en combinant l'oxygène et l'hydrogène, les gaz sont contenus chacun dans un gazomètre particulier et se rendent tous deux dans un même ballon par deux tubes différens. Là, ils peuvent être enflammés par ime étincelle électrique que Ton excite entre deux tiges métaUiques, i terminées chacune par une boule ; ces boules ne se touchent point, une d'elles communique avec le sol et l'autre communique avec Iç conducteur d'une machine électrique.

Pour que l'expérience ne présente point de danger, il faut commencer par remplir le ballon de gaz oxygène et y faire arriver l'hydirogène ensuite^ Si l'opération est bien conduite, une senle étincelle suffit, et l'on peut obtenir une flamme con« tinne en ayant le soin d'introduire l'oxygène nécessaire ponr l'alimenter. Dans tous les cas, il est prudent d'opérer dans un ballon ziecouvert d'une grille métallique à mailles serréei»

WUmbAm fvtre kf f^as et Im BqirfdM.

JLes chimistes ont souvent l'occasion de mettre les ga» en

396 PaOGBPÉS FOUR lAIRB RÉAGIR LES CORPS.

contact avec les liquides, soit pour les y dissoudre ^ soit pour obtenir une réaction dW autre ordre. C'est généralement dans l'eau que Ton dissout les gaz. S'ils 7 sont très solubles, comme le gaz ammoniac et le chlorure hydrique, l'appareil, dont on se sert, est peu compliqué. Si le gaz est peu soluble, on emploie un appareil composé d'une suite de flacons, que l'on nomme appareil de Woolf.

Dans tous les cas , il est convenable de laver le gaz en le faisant passer dans une petite quantité d'eau contenue dans un premier flacon.

L'appareil le plus simple se compose au moins de trois vases : un dans lequel le produit se forme, un second où il se lave et un troisième où il produit l'effet voulu.

Le premier tube a et le second tube b plongent à peine dans l'eau du premier flacon ; le troisième tube plonge dans l'eau du troisième flacon.

Lorsque le gaz cesse de se produire et surtout lorsque le vase producteur se refroidit, le gaz qu'il contient se contracte, et l'air, comprimant l'eau du troisième flacon , le &it remonter jusque dans le second, et par suite celle de ce deuxième flacon remonte dans le premier vase. Ce phénomène s'appelle 06sorption^ le tube b est un tube de sûreté qui a pour but de s opposer à cet accident : l'air rentrerait plutôt par sa partie inférieure dans le deuxième flacon, que le liquide du troisième, car il y a une moindre résistance i vaincre pour déplacer l'eau contenue dans le tube b que pour la faire monter jusqu'au haut du tube c. Cette disposition d'appareil ne s'oppose point à la rentrée de l'eau du deuxième flacon dans le premier ; mais si l'on a eu soin de faira en sorte que le tube plonge & peine dans

]e liquide du second flacon, il n'y aura que le licpiide contenu au-dessus du niveau de ce tube qui pourra remonter dans le premier flacon. On petit éviter complètement l'absorption en plaçant un tube de sûreté sur le premier flacon , comme daài l'appareil suivant ; ces tubes de sûreté se nomment tubes en S. Us sont très commodes , parce qu'ils permettent d'introduire un liquide dans l'appareil pendant qu'il est en pleine actiyité. La portion de liquide qui reste dans la branche horizontale in^ férieure del'S fait l'office d'une soupape qui permet la rentrée de l'air dans l'appareil et qui permettrait également la sortie du gaz, si Tappareii venait à s'obstruer en quelque endroiu

Cet appareil est propre à dissoudre tous les gaz dans l'eau* Le dernier tube peut être un tube droit qui s'élève fort haut sous la hotte d'une cheminée de laboratoire, ou bien ce peut être un tube plié qui conduit le gaz en excès dans une ouverture destinée à le perdre dans une cheminée tirant bien. Si le gaz est combustible et vénéneux comme le sulfure hydrique , on peut le brûler à l'extrémité de ce tube. On peut encore prendre un tube replié qui plonge dans quelque matière propre à absorber le ga% s'il est nuisible.

Héaction «aire lef gas «t lef loUd^f •

On peut faire réagir les gaz et les solides dans une foule de circonstances, soit à des températures très variables, soit sur des solides tenus en suspension dans des liquides*

Page 1