BISMUTH
Étain déglace. Bî = a66o,74.
Le bismntli existe dans la nature, on Py trouve cristallisé en octaèdres eten rhomboèdres a ppartenant au système cubique; il est cliYable parallèlement aux faces de Toctaèdre. Le bismuth du commerce est en masses laminaires possédant un éclat métallique blancjaunâire. Il est fragile et facile a pulvériser. Son poids spécifique = 9, 8a a. Il fond à environ a46^ Lorsqu'on le fait cristalliser par voie de fusion, on l'obtient en belles ta-mies cubiques encadrées les unes dans les autres. Le bismuth a l'état métallique n'est point sensiblement volatil^ mais lorsqu'on le brûle au contact de l'air, il donne de l'acide bismutbeux volatil, et il finit par disparaître entièrement. Place sur un charbon et chauffé fortement au feu d'oxydation du chalumeau, il fond, brûla et donne une vapeur jaune. Après le refroidissement on trouve une matière de même couleur déposée en anneau autour du métal.
Le bismuth ressemble beaucoup k l'antimoine \ mais il s'en distingue facilement, par sa couleur, par son poids spécifique et surtout par la manière dont il se comporte au chalumeau.
Le soufre, le phosphore, le chlore, le brome et l'iode attaquent le bismuth à une température qu'il est indispensable d'élever pour les deux premiers corps.
Le chlorure hydrique dissous et le sulfate hydrique, n'attaquent que peu ou point le bismuth à la température ordinaire; le sulfate hydrique Tattaque à chaud. L'axotate hydrique Tattaque si vivement qu'il peut y avoir apparition de lumière si ce composé est concentré et si le métal est eu poudre : il en résulte de l'axotale de bismuth»
Oxide de bismuth,
Bi03= 1960,74.
L'acide btsmutheux mérite à peine ce nom; car à mesure que l'on descend dans la série , le caractère de l'acidité diminue à tel point que les corps du même type deviennent \th
dîfféreiift ou baâîquM. C'^^t une poudre d'un ^lanc jtiuiâtre, fusible. Son poids spécifique après U fusion s: 8,aix. On Tobtient en calcinant le biamutb au contact de lair^ dans un lât de terre cuite, ou bien eu décomposant l'asotate de bismuth par la cbaleur.
BI8II17THITB HTDBIQUB, ^^ Hydrate doxyde de bismuik* — BiOsi Aq. Ce composé est pulvérulent, d'un blanc jaunâtre, il perd de Teau quand on le chauffe, et se trduve transforme en adde bismutheui* On obtient ce produit en décomposant fsBOtate bismutbique parTeau, et lavant le précipité d'abord avec de l'hydrate potassique dissous , puis avec de Teau , et séchant le produit à une température peu élevée.
.11 existe deux autres oxydes de bbmuth : un prot-'oxyde ou souS'OXfde^ que Ton obljiiçat en décomposant le nitrate basique de bismuth parle chlorure d'étain; c'est une poudre noire, brûlant comme de l'amadou lorsqu'on y met le feu ; un suroxyde, qui est amorphe et de couleur brune. On l'obtient en faisant digérer ensemble de Tacide bismiitheux et de l'hypochlorîte sodique dissous. Ce corps donne du chlore quand on le traite par le chlorure hydrique. Sa composition .est douteuse (Voir la notç à la fin de cet article). .
S i de bis nuuh. Bismuthine des minéralogistes. ^
Ce composé existe dans la nature.. Il est en prismes rhoiAboïdaux d'environ i3o et So*"; Il est isomorphe avec la stibine. Son poids spécifique est de 6, 54* On en trouve à Joachimsthal, en Bohême et à Âltenberg , en Saxe. C'est ce minerai et le bismuth natif qui fournissent le bismuth du commerce. On peat combiner artificiellement le soufre etle bismuUi^ il eii résulte un composé à texture cristalline, du poids, spécifique de 7, Se
Beurre de bismuth^ chlorure de bismuth.
Bids ^ 3988,69 = 4 volumei.
Ce composé a beaucoup d'analogie avec l'acide chlor-anti'-
nmiiiiw t OTÉsflift hn H est iimboImci €1 pfésrâte ttn sspect fraâ. n est de même (iisîble et vokti). Le poids spécifique de «a tapeur **=• 1 1,16. Il jotte ler61e d*ftcide irisW^*?îs des chWrol»ses% Om TobtieiiC ehi dtatilkut le biimtitll nvec de Taeide chloro-mercurique. On Tobtient plus ëcoDomiqnemenl en dis* sol^mt Poxyde de bismuth en poudre dans le cblomre bjdrlque<, soumettâDt la liqueur à la eristallisation , et en distillant le produit eristalltsé. On Tobtiefidrait probablement encore >en distîlkmt ensemble du sulfate de bismuth et du chiorure de aodium dessécha, exactement comme pour obtenir Vnéde <îh|or»ailtimoiiieu Y •
Le fluor, le br6me et Tiode donnent, avec le bismuth , des produits analogues au précédent.
' Le %S!smtilli est dlksotà par fatoltte liyAnque, >st donne par le refroidissement, ottf éVaporalion, de l'azotate bismuthîque, cristallisable en prismes A 4jii§tre pans indéterminés. Lorsque l'on veut dissoudre l'azotate bismuthique par l'eau , il se décompose m'sel acide, qiii den^eure dissous, et en sel basique, ^i.pa préçi|ii^ Le r|ipjH>H 4e tesdeui^aels vaiMl^anaoup aeton 1^ proposions ^employées. .
iàaftKTincB a^nai-MSiwHiQi»» -^ JBUmc de jfafvf, sous-'mtmie
4BiOs d^ bismuth. — Az p5. Composé blanc, pulvérulent, em-
^luyé «nosenbeBiMit ponr blanchir la pean. On y a wcmmmtC •ppfOoipi'il noircit ipaff- les dmanadonstfuirnresaea.
Les meilleures proportions pour ]) réparer ce compcaé ammi vingt-quatre parties d^eau contre une partie d'azotate cristallisé. Par ce moyen, ce^el donne o,4^5 de blanc de fard.
MiÉtffft. j^ip
Les éîMDhrtkiMOMOHHréti é$ Usmufh Mot gMrricvMBl PcM, COMM «9U«db k'aaiHMMt.
Far hi hjànt^ et kt «arhaMles potaaifM «IsodHiMrenefdo piléMaac ée bitaullûla hydrique.
Le fBiftm byériqoe et les soHbre» eleidns y int «Jtre «a fMfMfWoirét sulfure.
Le cyanure ferro-dikiHque y fait naf tre un précipité blanc.
L*iodure de potassium donne un précipité brun d'iodure.
Le chrôoDate de potasse donne un beau précipité jaune de cbrômate de bismuth.
Les sulfates ne produisent aucune action sensible.
Atcc riofuûon de noix de galle, on a un précipité orangé.
Le fer, le sine, Tétain et le cuivre même, décomposent les dissolutions de bîsmntb: elles donnent él'abord un précipité de soas«ael , puis on précipité métallique.
Obserrations sur i'éqssvAlenl da bismnth,
La parfaite analogie existante entre le bismuth et rantimoine reat que, lonque œ dernier oorps'a un équivalent =s 1619, celui du bismuth soit aôdo. Ainsi, tous les composés ^Xg sont isomorphes et isodynamiques; en outre, ils peuvent jouer le rôle d'acide vis-à-vis des bases. Le bismuth étant sur la limite des corps qui forment des acides ou des bas^y, petit tttsêi domiei' Aaibsiiice à des composés basiques; mais, dans ce cas, il produit des sels dont les formules deviennent excessivement compliquées, si Ton conserve Téquivalent déterminé relativement à l'antimoine. De plus, il parait même que Toxyde ou Facide BiOs a un sesqui-oxyde dont la formule deviendïrait Bi^Og. Quoiqu'il n'y ait rien d*im possible à l'exiMence de pareilles formules, il est cependant probable que le bismuth est un de ces corps qui jooent des rôles fort difTércns selon le poids attribué à leurs molécules, et que tan-
t6l il agit comme Bi =: a66o, et tantôt comme = 887.
Tinsisle sur ces faits, qui sont de k plus haute importance, non pas parce Bi que Bi ou — -— peuvent peindre l'état moléculaire des corps , mais parce qu'ils
établissent des relations qui permettent de mieux apprécier cet état par les analogies qui en ressortent.
Ainsi, en faisant Bi = a66o, et Bi = 887, au lien de :
Bi^OÇy sesqui-oxyde de bismuth,
3 (AzOs), 4 (BiOs), azotate quadri*basique de bismuth,
BioQi I
kMOiiBiO S ^*^' >«nlrent dans la loi commune.
TotttefoM des anilyies • Jaoqnelain lenibifliit démonlrer que ie |irélcnd« lesqui-oiide de biflBqtH A |mmU fomsU Sli04« Dintee eu, il rentrerait dans la loi commuDe i la série des azotoïdes , et il serait l'acide hUmuthosique, L'aDaloiçie ifm\it è pemer qu'an coalaet dei baioit il se phrlagefiiteB BiOs -¥ BiOs. D*eè 9 Bi04 + a AO = BiOs, AO + BiOs, AO. L'analagiepwte eMora à paoaer <|iie os demerwpnai aérait détruit far dea la«asfla,«l qii^U raianit déii9ÎtiveMeBt on mélange de bismuthate et d'acide bismutheui. Ceci expliquerait nettement les réauliala singuliers oiiteaus par if. Jaoquelain* (V. Aim, de ekimk et tU jffysique , !• série, t. ixff, p. x i3).
Fin DU p&smsm toluhb*
ff<:!;/v;- •:•;•>■
,:.;..,.■.■.•»!": y., ,ni(Xvx
■.vx::";i«^>'^;:;.:"": >
::-'..,nv-:::::::-:r'"V;.
■ iA-V