Pyrosêne
Avgite. ... * n. 0,1938
Diopâde. «.,..•.•>— 0,1906
Éptdote, ZoIsUe. . : N. 0,1940
Daiis le tableaa précédent ks corps ont été rapprochés par leur formule et leur coefficient direct ou chimique 9 ainsi que M. Regnault Ta fait dans son beau mémoire sur la chaleur bpéciGque des corps composés ; mais les groupes sont réunis par leur formule générale, pluMt que par la nature chimique des élémens qui entrent dans la constitution des corps qu'ils renferment. Cette manière de réunir les groupes permet de faire des rapprochemens qui offirent le plus grand intérêt. On trouve ainsi que les sulfures et les oxydes de la formule 2 A ont la même constitution , que le soufre et l'oxygène sont parfaitement isodynamiques , ainsi qu'on le pensait généralement; mais que les chloroïdures X A, quoique équiralens avec les oxoYdures de même nature, ont une toute autre constitution : les molécules des oxoïdes et des métaux se partagent en deux en se combinant pour donner des composés 2 A.; tandis que les molécules chimiques des chloroïdes se partagent en 3 ou en 4 9 selon qu'elles entrent en combinaison avec des calcoïdes ou des natroYdes.
Des faits de cette nature avaient déjà i\é femarqués parmi
CALORtCITÉ SPECIFIQUE. tsS
les corps dtburés : on sait que )a molécole chimitquc d'élhcr hydrique se partage en deux à Tdtat de vapeur, et que la mole» cule d'ëtber cLlorhydrique se partage en 4* Cette analogie bien soutenue entre deux ordres de faits aussi différcns en ap parenoe, les ckaleurs spécifiques et les poids spécifiques des vapeurs, vient confirmer la loi générale de la caloricité spécU fique des corps.
Les natroldes (sodium, potassium, argent) et les calcoides (calcium, strontium, baryum, plomb, etc.), en se combinant, ne subissent pas le même mode de division : les premiers se divisent généralement en un plus grand nombre de parties que les seconds. Ainsi, les chloroïdures natroïdîque se divisent en 4 et les cbloroïdures calcoïdiques se divisent en 3; les azotates natroïdiques se divisent en 8 et les azotates calcoïdiques se partagent en 6.
Sous le rapport du mode de combinaison des natroïdes et des calcoïdes, le cuivre et le mercure présentent des faits bien remarquables : dans les composés correspondans à leur pro« toxyde, ils se comportent, comme les natroïdes, et dans leurs composés correspondans au bi-oxydc, ils jouent le même râle que les calcoïdes. Ceci vient confirmer de la manière la plus évidente, et quelle que soit la loi que l'on adopte pour les clialeurs spécifiques, que les équivalens ne représentent rien autre chose que des rapports numériques et nullement Télat moléculaire des corps. Cela démontre encore clairement la divisibilité des molécules des corps élémentaires, puisqu'un mfime corps peut jouer des rAles appartenant à des groupes dont les molécules n'ont pas la même constitution, et que Tidcntité de constitution dans les deux cas difierens ne peut provenir que d'un cbangementdans le nombre et dans la position relative des molécules du deuxième ordre fV. Molécules et Equwalens).
L'identité de laformule générale des azotates natroïdiques, de lanéniate de potasse et du cblorate de la même base, démon* tre que ces divers composes ont une même constitution et que le chlore dans cette circonstance est isodynamique avec l'azote et l'arsenic, et qu'il ne se comporte point dans les chlorates^ ainsi que M^Bineau l'avait supposé d'une manière sans doute trop générale.
On trouvera aussi la grande analogie qui existe entre le nitrate et le métapbosphate de cliaux.
t%6 PAOiOBfflCHlS GSIKIQimS.
On ne verra tans cbate pas sans intérêt que Tanomalie ap* parente , ^i esûtaic dans le travail de M. Regnault ponr Tozjde de cinc et l'oxyde de magnésium, oompares aux autres exydes de même formule, n'existe plus, et qu'il en est de mteie ponr les divers oxydes d'aluminium qui appartiennent i ma autre groupe, et viennent expliquer par les modifications profondes qu'ils présentent le dégagement de chalenr qui a lien brusquement lorsque l'on chauffe certains oxydes, de la formule AaO,.
BBLATIONS DES POIDS SPÉCIFIQUES DES COEPS AVEC I.S8 PAOPOETIOlfS CHIMIQUES.
On s^est beaucoup préoccupé de trouver une relation entre les densités et quelque autre propriété des corps. Les anciens physiciens pensaient que la densité était proportionnelle à h quantité de matière que les corps renfermaient sous des volumes égaux. Dès l'application de la théorie atomique aux proportions chimiques , cette relation ne fut plus admissible , parce que l'on crut reconnaître que les atomes ont des poid^ diSerens et que la quantité de matière doit se déduire de leur nombre et non de leur poids.
OhwrvatioBt de St. Oay^Lmwié*
M. Gay-Lussac s*est occupé de cette relation. On trouve une note , Mémoires d'Arcueil^ tome i , p. 379 et Ann, it chimie^ tome lxiy, p. 335, dans laquelle il est dit, que œ savant , a lu , le 12 juin (1807), ^^^ °^^ ^ ^ société (i) dans laquelle il annonce «( qu'en comparant la pefsanteur spécifique u des corps avec leur capacité de saturation ^ il a cru recoa- « naître ce principe : « Que plus un corps a de pesanteur <c spécifique , moins il a de capacité de saturation. )i Depuis « il n'en a plus été question que je sache.
Formule de St. Kupfef .
En i8a4 (i), M. Kupfec a fait connattre « qu'en cakslant n les volâmes des formes primitives des cristanx, il a trouvé
(t) Sans donte la société il*Âreae|l.
(i) Ann. de cliimie et de pkjrfiqtte^ tome Mt, p. 3S^i. J ,
POIDS SPS01VIQ1IB8* 137
« no rapport irès simple qai existe entre les volumes, les a pesanteurs spécifiques et les poids des atomes : on peut ex- « primer ce rapport par Tëquation suivante s
(c dans lacpelle p et p' désignent les poids des atomes de deux « substances différentes; s, s', leurs pesanteurs spécifiques; y et « ff les volumes de leurs formes primitives 9 le demi-axe étant « supposé égal à Tunité» »
La formule de M. Kupferi qui ne me parait point fondée, comme je le démontrerai bientôt 9 a cela de singulier qu'elle domie des résultats dont aucune autre formule n'a encore pu approcher.
M. Kupfer a été conduit à n'admettre que quatre formes primitives : le rhomboèdre 9 qui représente tout le système rhomboédrique, l'octaèdre r^ulier qui représente tout le sjstème cubique, l'octaèdre à bases carrées qui représente le sjstème prismatique à bases carrées , et enfin l'octaèdre symétrique qui représente à lui seul tous les autres systèmes tant hortobastquea que plagiobasiques.
La formule donnée précàlemment n'est vraie qu^autant qu'elle s'applique i des corps appartenant à un des systèmes précédens et non point à des corps appartenant à deux de ces <jstèmes. Voici ce que l'on en peut déduire : Si Pon mulUplie le foids du aionùqm par k poids spicifique dvm corps ^ et si Pon diiHse le produii obtenu par le volume de cejcorps , déier- M^' comme il a été dit précédemment , on obtient un nombre cûHstoHiponr toute une série de corps appartenant au même V^tème enstaUin , om une espèce de coefficient. Gela étant, le poids spécifique dvn corps doit être réciproque à son poids dit atomique^ et son vahmie doit être en nUson du produit des deux fuaaités précédentes^
La première de ces propositions est absolument fausse : les densités sont généralement d'autant plus considérables que ks poids moléonkirea sont plus grandb, comine M. Oay-Luane Tavail entrevis» Si la formule donne des résultats eoavenablea, cela tient à ce que le volume, attribué aux particules des corps par M. Kupfer, vient corriger l'wreor pécédeiile4 or^ dana nn cas de cette nature, une erreur