‹ Traité de chimie générale et expériméntale, avec les applications aux arts a la médecine et à la pharmacie;Chapitre 28 sur 102 · PROPORTIONS CHIMIQUES · texte numérisé non relu

PROPORTIONS CHIMIQUES

ne peut âtre corrigée que par une autre erreur, et c'est ce qui a effectivement lieu; car, sous des poids proportionnels à ceux des molëcules chimiques, le Tolume des corps isomorphes , et appartenant ainsi rigoureusement à un même syslème y est sensiblement le même pour tous.

&eUtîon des poids ipëoifiqaef et dei poids moléoulaîres des eorpf.

En rapportant les poids moléculaires des corps à la même unité que leurs poids spécifiques , il devient facile de corn* parer ces deux valeurs. On obtient ce résultat en divisant successivement les poids moléculaires des corps par celui de Teau, elle devient ainsi égale à l'unité , et les autres nombres conservent les rapports qu'ils ont entre eux.

Les chimistes admettent que le poids moléculaire de l'eau est iia,4799 ^^^ il est plus convenable d'en prendre la moitié, ou 56,fl49 ^ui correspond à la densité de la vapeur d'eau lorsque celle de l'oxygène = loo. On a ainsi le rapport véritable des poids moléculaires de ces deux corps à l'état de fluide élastique.

Ayant exécuté ce travail pour tous les corps dont la composition est bien définie et dont les poids spécifiques sontcounos, j ai trouvé qu'î/ existaU sensiblement un rappori simple entnUs poids spécifiques et les poids moléculaires ramenées au mime terme de comparaison et fjue le rapport était généralement k même pour une série de corps isodynamiques. Ceci peut être formulé d'une manière plus générale , en disant : // existe entre les poids moléculaires et les poids spécifiques des corps de natures déterminées des rapports multiples ou sous*multiiJes les uns des autres. Pour les corps isodynamiques , ces reports sont les mêmes*

On peut conclure de là que les corps istnfynamiques oeeu^ pent sensiblement le même volume sous des poids proportionnels à ceux de leurs molécules*

Les citations suivantes pourront servir d'exemples de Tap^ plication de ce point de vue général. Les poids spécifiques étant ramenés au même terme de comparaison, on observe le rapport de i : i ou sensiblement le même poids pour le dat^ me, le manganèse, le fer, le zinc, le nickel , le cobalt, le cuivre, l'argent, le palladium, le platine et l'or. Le plomb,.

POIDS SPÉCIFIQUE. I^g

rélain , le sélénium et le phospliore offrent le rapport de a : i. On trouve entre les poids du cadmium, de Tarsenic et au molybdène le rapport de 3 : a. L'iode et le brAme donnenl celui de 3 : I.

Taiiem compantiJJes équipaient ekimiquei et des poids tpécifiques du corpg éUmentaîret , rapportés à la même unités (i) iQUIY&LENS CHlinQUBS.

Nmm - — '

im cotfi él»0Miibiirai. L*oxys«o« étetit loo.

Diamaot •••... i5o,oo

Chrtee 35i,8a

Maasiiicse 345,89

Fer .••••••• 339,90

Zinc 4o3,a3

Nickel 369,68

CoUIt 368,99

Cuivre 395,70

Argent 675,80

P»lbdium 665,90

Platiae ia33,5o

Or ia43,oi

Tooplèoe ii83,oo

Cadmiiim 696,77

Arsenic. 47o«o4

Moljijdène 598,5 a

Ptoinb .....•• ia94»5o

Antimoine 8o0,45

Euin. ....... 735,39

Scléninm 494)58

Soufire(niou) .

Phosphore Iode . . .

Bràae. .

Sodium. • Fob

aoi,i7 196,40 789.75 489»>C^ 390,89

19,Ot

a 1,93 ia,xi 9i,o3 ia.38 8,35 xo,6a 93,01 14,34 13,07

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