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L'eau est nne des parties constituantes du globe des plni considérables et des plus importantes par le rôle immense qu*elle joue dans les phénomènes géologiques et météorologiques. Indispensable & l'existence des êtres organiques, elle a dû attirer l'attention de tous les honmies de science i aussi son étude est-elle une des plus complètes et des plus avancées. Tout ce qui se rattache à son examen mérite une attention pédale , car les fiiits qui la concernent , si minimes qu'ils soient en appermoe, se rattachent toujours à quelqqe phénomine important* Kipandue en tous Ûenx, elle fs^iste k-hn fob aoos Ions les états possibles; on la tnmve sous la forme solide , sons celle d'un liquide réuni en messe ou divisé ea vésicules d'un très petit diamètre, on bien encpre à f état d^ fluide âastiqne.
Uemm existe constamment k Vétat solide vers les terres polaiflvs OB elle constitue des roches persistantes. Sous le même état elle forme encore les meiges perpétuelles y ou plutôt ce givre condensé sur les cimes refroidies dLes pics dont notre globe est kérissé. On la retrouve ainsi jusque sons l'équateur dans
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Ift Cordillère de Quito, à a,46o mètres au-dessns du nîfeau de la mer. Dans les hivers de nos climats, nous la voyons former la glace , k neige , la gelt?e blanche , le givre et la grêle qui, toutefois^ peut apparaître dans toutes, les saisons. Sous la forme licjuide, l'eau constitue les mers qui environneut et circonscrivent les continens, ou les méditenraDces renfermées entre les terres, ou bien, contenue dans des bassins fermés pour ainsi dire de toutes parts, elle constitue les caspiennes, les lacs, les étangs. Souvent, abandonnant un lieu élevé pour se rendre vers un plus bas, elle coule et donne lieu & des ruisseaux, à des rivières, à des fleuves, à des torrens, ou bien encore elle s'échappe de certaines sources quelquefois en marchant en sens inverse de la direction de la pesanteur. Elle produit la rosée qui humecte les plantes ou bien elle tombe de Vatmosphère sous forme de pluie. L'eau réduite en vapeur vésiculaire donne naissance aux nuages et à la majeure prtie des brouillards. Â l'état de fluide élastique, elle forme cette humidité invisible qui se condense par le refroidissement ou bien qui imprègne les corps hygroscopiques.
L'eau, à l'état solide , est susceptible d'affecter des formes déterminées. On l'a observée cristallisée en rhomboèdres de iao<*, en prismes hexaèdres et en dodécaèdres isocèles.
Ces trois formes se rapportent au système monotriaxique (rhomboédrique). Aussi la glace jouit de la double réfraction. La neige et le givre, qui se déposent sur nos vitres en hiver, nous décèlent aussi les formes cristallines de la glace. Frottée avec un morceau de drap bien sec à une températureînfërieure à o*, elle s'électrise positivement. Son poids spéctflque est plus faible que celui de l'eau liquide à o% il est de o,gi6; aussi la glace se forme-^t-elle toujours à la surface des eaux tranquilles.
Lorsque la glace fond , elle conserve une température constante et la mime dans tous les climats *, aussi profite-t*on de celte circonstance pour fixer le point fixe inférieur du thermo* mitre 9 on le o% Cette propriété remarquable, qu'elle partage
toatefois avec tous les corps qui entrent en fusion , est due k ce qu'elle absorbe une quantité de chaleur très considérable en changeant d'état , c^est*à-dire que l'eau à o*» et à Tétat liquide contient beaucoup plus de chaleur que la glace à la même température. La quantité de chaleur qu'un poids déterminé de glace exige pour changer d'état est égale à celle qui suffirait pour porter un même poids d'eau liquide depuis o** jusqu'à + 75''; aussi, en mélangeant des quantités égales de glace en poudre très fine ou de neige à o^ et d'eau à 75'' dans un Tasei o<*, le mélange après la fusion totale de la^ace est à o*.
L'ean à l'état liquide est limpide, incolore, inodore et insipide. Gomme tous les corps qui sont sous le même état, elle n'a d'autre forme que celle des Tases qui la renferment, k moins d'être réduite en particules très ténues , qui affectent alors la forme sphérique. L'indice de réfraction de l'eau est ^le à 1,336; d'où il suit que l'angle limite d'un rayon lumi* neux , qui sort de cette substance pour entrer dans l'air, est de 4S^ 35, et qu'elle polarise la lumière par réflexion sous l'angle de 53** ii* Son pouvoir dispersif est de o,o35, et la différence entre l'indice de réfraction des rayons extrêmes est de 0,012. L'eau^est prise comme une unité pour comparer les chaleurs spécifiques et les poids spécifiques des solides et des liquides.
Lorsque l'on chauffe de l'eau à o«, son volume diminue jusqu'à + 4^9 ensuite il augmente progressivement jusqu'à ce qu'elle entre en ébuUition. A + lo** le volume de l'eau est le même qu'à o^ Â -f- 4" <^llc ^ atteint son maximum de densité*, c est*à-dire que , sous un volume déterminé , elle a alors le poids le plus considérable possible.
Plusieurs expérimentateurs se sont occupés à déterminer la température exacte du maximum de densité de l'eau. Dans ces derniers temps, il a clé fixé par M. Despretz, qui a donné, en outi^e, la table suivante, indiquant la dilatation de Tenu pour chacpie degré de thermomètre centigrade.
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Indîqiuurt kf dîlrtatiimi abfoloef', lef volumei et leipoids ipéeM^BM et Vemu d« ^ 17* à -^ 0% le mezioiini de deittité et Faiiilé de éleBtà + 40.
{pmgnUMi Mm, dt ekimiâ et défiât. 9 1 70, p» a3.)
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