‹ Traité de chimie générale et expériméntale, avec les applications aux arts a la médecine et à la pharmacie;Chapitre 77 sur 102 · BAI · texte numérisé non relu

BAI

liera qu'elle renferme. Si l*oû construit des eourbes, en prenant les retards ob« ferrés pour ordonnées, et les quantités des sels eorrespondans pour abscisses, on KDfonlre entant d*irrégnlarités que celles qui ont pu être obtenrces pour la soin* bilité des sels à dÎTcrses températures.

De la camèmaiton de Veau apee dhertes matières. — L'eau peut s*unir directe- BMnt avec une foule de corps et quelquefois a^ec une énergie extrême. Sourent rnnton a Hen avec élévation de température et même avec bruit ; au moins c*cst ce que Ton observe lorsqu*on la met en cooiact avec Tacide solfurique anhydre on radde phosphorique également anbjdre.

Ne connaissant point avec certitude la manière dont les parties les plus intimes de la matière sont disposées les unes à Tégard des autres, on ne peut juger de la esostitution de ces Corps que par comparaûoti. En raisonnant ainsi on trouve que rcan peut jouer le rôle qui est attribué aux acides ou celui qui est attrilmé ans bases, aelon les circonstances. Combinée avec les acides, elle forme de vériiablrs lels kfdriques dont les propriéléi peuvent être fort distinctes, seloo les proportions du composé; combinée avec les bases on les oxydes métalliques, elle donne lien à des iiydrate» qui sont encore de véritables sels. Quelquefois elle se comporte encore comme les bydraddes; car, mise en présence de certains métaux elle perd Thydrogène qu'elle contient et l'oxygène s*nnit an métal, d^ mène que le radical d*un hydracide quelconque aurait pu le faire: mais, dire que l'eau «e comporte comme on hydracide, c'est dire qu'elle se comporte comme on oxyde; car les hydracides ne se distinguent par rien des autres composés binaires.

Les élémens de l'eau peuvent èlre retenus avec une énergie très variable par les corps auxquels ils sont unis. Les hydrates de potasse et de soude retiennent Teau i une température c xcessîvenent élevée, d'autres corps, au contraire, Tabandonncnt à la fempérature ordinaire. Teb sont la plupart des sels hydratés : carbonate, sulCiie et borate de soude. Les substances qui abandonnent ainsi Teau, de limpides qu'elles sont ordinairement, deviennent opaques en se couvrant d'une matière pulvéraleate. Lorsqu'une substance possède celle propriété on dit qu'elle est effio^ rescemte. Il est, au contraire^ des substances qui absorbent rbumidilé de l'atmosphère et s^y uniswnt avec une énergie variable; ces substances sont dites Afgroteepipieg. Le carbonate de potasse, l'acéute de potasse, le foie de soufre sont très kfgrateopiqmee. Lorsque cette propriété va jusqu'à déterminer la liquéfoction des corps solidm, on dit que ces coirpa sont déUguete^u» Les composés qui vien* ncDt d'être cités sont tons fygroeeopiipeei et déÛ^aaseems,

Les différentes proportions d'eau qui font partie d'un mènw eorpa n'y semblent pas tontes unies avec h même énergie, car il y en a une partie qui peut s'en aller à nae température inférieure à -|- loo* et une partie qui peut y rester unie audcasos de cette température. Gela a conduit les chimistes à admettre que l'ean s'unit aux corps de difTérentes manières; ils donnent le nom d'eau de eristaiiUaiioH k celle qui abandonne les combioaisonsà+ loo*, et ils donnent le nom d'eau de evasiihrtiom à celle qui résiste à cette température. On distingue encore l'eau mterpaeétf qm ne fait noilcnient partie des corps et qui occupe seulement leurs intcnlitts.

it ajoutés au relard observé. Ce retard en aucune droonstance n'a dé-

aïs» dîflSéfcalw^ ifmuAmèmmpmfm^om^ealMnvifmt»^ étreiiis«^|i9r40 4wpl«i9naii«wdeUl«B|dh«tip»;«v. d'^^pnt, il «itài composes ausM peo stiUet que les eompasçt ]ij4riqm»eipowlaqiMlf qBDepevt rcfiucr d*«|«ieUiv que^ms élévicm tovpt wûs Mpomecap^ dn^amns corps, tek loiit Ifpr^Imy^^ellepvoiosiiJlvmde mmtvt hyàni»t «tf i*nfle aniBe pirt, de ce quA li» derrières proporUoi» «Tctn d'an composé rciistpitpl««iyi« les pnniini 4 r«atioi| d^UdMteorvfipMiWTcnt poi^ito qa'cUc» iÊ|«iei|ft mie» fvtnnat qae les premières; car, par aoe élération M Ifnpmtoni. dk» OMl fii «pirsr dm Ba aiMiwal /Hftt àp fipnjwifwi » Umdis qu« Ica autrcpi a^ndonmat le composé, ftaii i|ia*4l i» ipi^ l*éMuk JbMniipvofondîf da 1« oMUffiêUm d«i tjpai ckimivNi, 499È^m Um^ da réadimM oi lat prop^nionn d*«iii «wt w44és» r«Mniriad- ^ifitru que T^ta» qR if)| iilciliw» pimvapt «nlMr da plnân» manicrw dilibaaici

a« coDiael da raqp i«M M détma|k L'acida aa«l0iiqm aa daaa ca oia } mis M laMada tfafm, il doBMttiimaMaj^ d« bMtydad'aaola i« à éaPa«QUla)9dri^ Jaa cUornrea da phatphora soat UmuÊBÊwm paa l'aaq m Jdmwa liydnqia stm fdMKpWle o« m phaîqihsia hyàmqfÊtt Ja pcalatUortM d*«Btimaifta al l*a«lale iMMBUiliiqaa^kf arislaitz dos aiMmbrasda piomb q«a ^«i ohiiaat daaa lapiépmlîao du silliMa hfdfiqm», sont ancora daaa la mèma aaa.

Subsùmcês qui déeompmêêmt temm. «— A mir h graad aomkn éa wAsIaBW! •nscoptiblas da décomposer fcoo , o« ponnait dsoMaïai' élooaé q«a la oampotHion da Teav Mt deisseorèa si loaf-tamps saas ètia ddopaverla; mais* émk qs'cn réalibè la plupart da am corpa' aa mal coant q«a dap«it q«a Paa sait déaompaaer faaa. la ahlore dieamposa f'caa , wrtoal aaoa TinfliMBee saliba : il s^uait à lliydrogèoa an pi«daisan( du cklof«t« hjdriqua ac déplaça raiygèaa. La potasmam et la sodium décampaaaot l>sa« à la «ampérâtma onUnain^ aa s^em* parant de raiygèm qu'elle raafcnaa et ea dépÉaqmit l'hydiogèna. Le Av, la liac, le maogaaèsa, eto* ^ àipsMat aacara de la méam maaièrai mais à «aa tampémare plus élevée, r. p* %^u

EtÊummamnëti, ^ Oaat toat aa que pvéaèda^ l%iu a élé tappiséa pafa;maii il tt'aa est jamais ahisi daas la a^tare ; colla «éAo qui taaibe wmm hfwm de plaie, esttraiaaat avec aile la paaisièreqal sa tpaara daaa hitawipkira et les dîlHreatsi matières que les vents y tnaaspaplent ne pealéli? para, i^aujounao aoatact avaadivenas aMiièraa minéralas, l'caa ca dlHolil dea qaialiiéf «aiiablas^ selon leur natare el seloa 4e temps pcndaal laquai eMa agii«

I le posni de tac da Tésanomiai les eJa^ sent disiîagaém en aana ^a<aélm et

I qei noMaierment qae paa da mitièm ( et doat aoas iaiaanaan umge coatiaaal oamma baisisn ou paor Mfacoira nosaK« amns. Vna aaa paar être potable doit, oaaww il vicat d*élTa dit, ooataair paa de matièias étnaagtMa; a^ éaU éii« aéiéa, oWt^à-^lia qn^lia doit veafarmàr, aatsnt que possible d'oxjgène et d'azote, elle peut aussi contenir du gas oarbaaiqae sans ^ue cela soit nûsible. Les eaux ne doivent point se troubler quand on i0 diaufTe, oii^ au moins, elles doivenT se troubler fort peu. Il fiiut qu'elles cniscnt ùfOmttd km wmnrn dM léfiwwiiaafas^ tcUia faa I* pois, lasJanlilim, Im Jmri* oots, les fèves. Si dlm ne possédaient point cette dernière qualité, et ai Tpn était

forcé djeo faire usagQ, on la leur donnerait sans ipconTénieot 1^ y ajoiiltnt up pea de bi-carbonate de sonde : c'est au moins ce que j*ai expérimenté plniicuis fois. Le meilleur moyen de vérlfler facilement ai ul|e eau est potable, en admetlint qu'elle ne contienne aucune substance nuisible, est d'en puiser une quantité quelconque et de la soumettre à une température un peu inférieure à + loo**, pour qu'elle ne bouille pas, jusqu'à ce qu'elle soit complètement évaporée, et de peser le résidu solide qu'elle aura abandonné. Le poids de ce résidu doit s'éie? er tout au plus i uftop^ du poidâ de'b mass^ totale, au moîni est-ce là la plus forte quantité de résidu que donnent lee eaux potables de Paru par J'évaporation.

Il est évident que, eo outre de cette observarion, les eaux potables devront, autant que possible, n*a?oir ni mauvaise odeur ni mancaise saveur^ et l'on sait en outre oomma Dément les juger ep cbercbant à y diiaoudrc du anvon ; si le savon s*y dissont bien, cela est une preuve qo^elles ne rcnfern^eist que pen de sels calcaires, magnésiens ou ferreui; s'il s*y dissout ma), ce sert le contraire« Si les eaux doivent être employées à savonner, et si le savon 11^ s'y difiout point parce qu'il est décomposé par les sels calcaires qu'elles renferment, on petit les rendre propres au savoniuige en détrimant d'avaaçfi ce^ ^U par }'944ÂUou ^ purbonal* de potaase ou par une lessive de cendres, çu par celle du carbonate 4e spude, qui les transforme en sels de potasse ou de ^ude qui pe peuvent nuire «u savonnage, excepté a'îls étaient en trop grande quantité; dans ce cas ils rendraient le savon in*

La natu» des eaux pptaUea a une telle importance qu'elle dépasse saut aucun doute les bornes de l'bygièn^ , C9r ejlç ^ten4 son as^a ani|iel4 de^ ifi^jidus, et peut aller jusqu'à modiCer l'espèce bumaine.

Lorsque les eaux ne sont point d'une excellente qualité, et que Ton est fqrcé d'en iûre usage, il est important de les purifier autant que possible. Pour cela, il sera convenable de les secevoir dans de grands réservoirsy do les y laisser déposer et de les filtrer ensuite. Si elles renCerineot des matières organiques at si ellet répandent une mauvaise odeur, on devra les mettre en conlact avec du (^l^bon pulvérisé et les filtrer après, Ou bien les Ultrer au travers du cbar)>on animal cB gnis grains, fortement caldaé. Cette dernière condition de la préparation du Carbon est nécessaire pour qu'il ne soit point easpeesnt d'%uile empyreumaiique infcclOy ni de carlymate d^ammoniaQ^. Infiltres le» plua con? eoaUaa sont Cfux qui bitrept de b^ts en baut ; cei^x-U peuvent ^rvir plus long-temps «ans ^e ne Iti^er, parce que le dépôt des matières solides ne se fait point à leur surface, ils ne re> tiennent que les matières qui sont engagées dans leurs interstices.

Dans les arts, on a quelquefois besoin de modifier la nature des aatnt dont on bit osagOi mais ï» moyens à employer ne peuvent éim exposés iei, tm ik dépendent des niatièf(» contenqes dauf les eaux et des u««getai»3(qi\ala pu U§ deitiiw.

Les eaux minérales sont aussi xariables que les terrains qu'elles ti^iverscpt; l«i matières qu^Blîes renferment sont de natures très diverses et en quantités beaucoup phto considérables que ceHes des^eanx potables. La nature de ces matières les a fsit diviser es plusienn groupes ^ mais il est impassible de les décrire ici, car elles se ratlacbeia ,à des produits qivl seront étudiés plus tard.

Purification de Feau. '•^ Les besoins de fa chimie et de k ffiëdecine exigent qtie l'on d(?baiTftsse Feau des matières <]aî la rendent impure. Pour cela, oti la distiUe dans on

47^ HTDROGl^NE.

alambic ordinaire muni de son serpentin, maïs sans employer de bain -marie (^. p. 365 et 366).

* Les premières portions d'eau obtenue seront rejetces, parre qu'elles peuvent être ammoniacales, et parce qu'elles ont servi à laver toutes les parties de Tappareil et notamment le serpeo* tin que l'on ne peut nettoyer commodément. On ne poussera pas non plus trop loin la distillation, dans la crainte que l'eau ne renferme des matières organiques et qu'elle ne donne des produits nuisibles.

L'eau distillée doit être conservée dans des flacons boucbés en verre, si l'on veut qu'elle demeure privée d'air ou des corps que renferme l'atmospbère, tels que l'acide carbonique, l'ammoniaque, le sulfure ammonique , comme cela est utile lorsque l'on travaille sur quelques matières altérableS| telles que la matière colorante du bois de campèche, découverte et désignée sous le nom à^hématine par M. Ghevreul. Sans cela, l'eau distillée peut être conservée dans une grande fontaine de grès, bien couverte et munie d'un robinet d'ctain sans alliage de plomb.

Essai de Veau distillée. *- On s'assure de la pureté de l'eau distillée par plusieurs moyens réunis : en l'évaporant pour voir si elle ne laisse aucun résidu , et en y ajoutant plusieurs réactifs qui ne doivent point la troubler. Le premier essai se fait facilement et rapidement en en plaint quelques gouttes sur une lame de platine nette et brillante, et en l'évaporant à la flamme d'une lampe à alcool. Cette eau ne doit laisser sur le platine aucune trace, même visible à la loupe. Les réactifs que Von emploie le plus communément sont, l'eau de cbau\, l'eau de baryte ou l'acétate tri-plombique qui dénotent la

présence de l'acide carbonique en la troublani; le chlorure de baryum, qui indique la présence des sulfates j Tazotate d'argent, qui démontre la présence des chlorures*, Toxalate ammonique^ qui décèle la chaux. Le bi- chlorure de mercure et le sulfate de zinc peuvent faire reconnaître la présence des maUëres oi^aniqnes; mais pour cela il faut attendre quelque temps, car les précipités que ces réactifs font naître n'apparaissent que très lentement. Il est peut-être inutile d'ajouter (]ue tous les réactifs qui viennent d^ètre ajoutés doivent être employés à Tétat de dissolution aqueuse.

Usages de Veau. •:— Les usages de l'eau sont si multipliés et tellement connus qu'il serait fort difficile et peut-être superflu de les rappeler tou». Dans ^économie domestique^ elle est employée conune boisson, pour faire cuire nos alimens, pour laver des objets de différentes natures. A l'état solide, et en lamôlant avec du sel marin, elle permet d'obtenir une basse température employée pour préparer les alimens à la glace. Dans les ariSf elle peut servir comme moteur, lorsqu'elle est en mouvement ; elle est le dissolvant général ; elle sert de véhicule pour la teinture \ à l'état de vapeur, sa force élastique fait qu'on l'emploie comme moteur, ou bien elle sert pour transmettre la chaleur, pour échauffer, pour pénétrer les substances, pour les dissoudre. Dans la partie pratique de F économie sociale^ elle sert pour le transport des bâtimens de guerre et du commerce. Enmédecinej ses usages sont on ne peut plus multiplies. C'est le véhicule général auquel on confie la plupart des agens thérapeutiques , elle fait partie de toutes les boissons et de toutes les potions; c'est elle qui, retenue par les substances mucilagineuses, est l'émoUient par excellence. Elle tempère l'ardeur de la fièvre, ou bien, donnée à une température assez élevée, et tenant en dissolution quelque substance aromatique ou sucrée qui lui retirent son action nauséeuse, elle augmente la quantité de chaleur du corps, ^t détermine une sueur qui peut être fort abondante. A l'étal de glace, on l'applique sur diverses parties du corps, notamment sur la tête dans les maladies inflammatoires des organes qui sont renfermés dans la cavité crânienne. Dans ces derniers temps, quelques médecins ailemandis ont prétendu en faire un agent thérapeutique général, une espèce de remède universel, propre à tous les maux, et ils Qui àwaé U nom à'fydrosudopatMe k cette singulière méUe«

4jf8 RTOÉOéÊNB.

einej ifiafis Teàti if à jpfts bësoifi âe poisséàet û^knisi tnèfvëilleuâdà qualités pour que Vàu apprécie sou immense utilité, pour que uous sachions qu'elle est indispensable à notice exi^ tence. Toutefois,* il firut le dire, dans tous ces systëtnèi de thérapeutique enfantés par Tappàt des ridhëssëS ôU par lé fanatisme de l'ignorance^ ii y à toujburs quelque chose de ytA dont les hommes sages pentent titer patti point être utiles à l'humanité;

Bi-oxTDS n'HTDaooiajs.

Eau bayg^Fiée.

L*hydrogèoe et roxy^èdé s'ënisMat èil dèvi |lrbp6rtîoiM font fyrmet des cnaposés parliciiliers ; Tud d'eux eAt Veau ou le protoxxdt d'hytbvgéÊtê^ Tantra cit Veau oxygénée ou le bî'-oxrJe tPIvfdrogène. Ce dernier corps • été déoDUvat en i8ià par M. le baron Theoarci. il mérite une attention toute spéciale^ non-seulement pa^è qo*n ajoute qUel^iie chote i l*kistoire dé l'eau, mais parce qull pré- MDtè une fbule de réactions d'un ordre tout parlicnlier, qui ioitt le type des phénonènea caulytiquts {F* p^ ai 6).

Propriétés physiques, -^ L*eau oxygénée est un liquide incolore et inodore; appliqué sur la langue, il fait éprouver des picotemens et il la blanchit, il détruit également la couleur dé Tépiderme. La tension de ce liquide est plus laible que celle de Teau \ c*est poor cela qu'il se concentre dans le vidé, maii eii même Irnips il se Taporise et il finirait par y disparaître complètement ; soumis & une tempèrih ture de — 3o* pendant titiis quarU d'heure, il ne se solidifie point Son poids spécifique est de 1,4^2 lorsqu'il est aussi concentré que possible.

L'eau oxygénée ne peut être conservée à la température ordinaire; exposée i une température pins élevée, èllè est ripîdement et complètement décompovce en eau et en gax oxygène. Mise en contact avec le pupier d< tournesol , elle finit pv le décolorer.

Composition ei analyse^ — Le bl oxyde d'hydrogèoCi comme son nom Tindique, contient une fois plus d'oxygène que Teau, qui est le protoxyde d'hydrogène, pour la même quantité de ce dernier corps. Le symbole de l'eau étant HO, celui du bioxyde cThydrogène est HO<f. Rest forthé dé volumes égaux d'hydrogéoe et d'oxygène Inesnrés à l*éut gâteux^ En poids, potfr i pnrtie d'hydrogène, il y en a 16 d'oxygène. L'em la plus chargée d'oxygène que Ton puisse obicair eonticnt 47$ fois son volume de ce gex à la température de -j- x4'*t et sous la pression de o."?^.

L'analyse du bi-oxyde d'hydrogène "est 6n ue peut plus simple é faire \ elle exige Cêpenffant des mains exercées atix manipulations, le bi-oxyde d'hydrogèoe est introdmt |iar soccion dam nùe ampoule à deux points que Ton scelle ensuite à Aanme d'une alumetle. On détermine alors le poids de l'eaa oxygénée, pois en rompt les pointes de l'ampoule sous l'eau distillée, on tient compte de l'eau qui s'y ajoute et Ton a ainsi de l'eau oxygénée étendue dans une quantité d'eau déterminée. tJne partie de cette eau est alors introduite dans un tube gradué renversé et rempli de mercure, soit avec tme pipette coorbtf graduée, soit an moyen d'one nouvelle «dipoala qne l*oa bris« dans le «nbe fjtMk à raîde d%M btgnetle de

BI-OXTDA IftBaOGBlfB. 4^&

bigadle de terrey \t bÎHnyded'lijditigèQe te déODMiposê^ l'oxygèta dcffem libre, 00 rdirela bigttelte de verre e(ea iMfiire exaeleiDeiiltegit. Gentiiiiniit le tmpérelere et le pretiicmâfuqaellei il M trovfe lemnis^ en'ea détendue le poids per k cdesl. PoBr eele, on réduit kH votiMne i o,"* et à o,«90 de preuion baremé^ triiioe, pois on le maltiplie par le poids de Toxygène qoe peut etfUtéftîr l'dniié de Toleme du (abe gradué à la même tempéra lure et à la même pression {F, p. 4 17).

Le bi-oxjde d^bydrogènè peut être décomposé par lé contact d'une feule de cerps, et leur simple présence peut suffire pour déternnnar eolte Mlion dans la plo^rt des cas; oar, souient ^Is n^épnmvcnt pa» ta moindre aitcntioa. Su général, leor nctioB esl d'«ii«Qt plus énêrgiqae qu'ils spnt pins dî? isés.

Corps décompcsaai tè èUoMydi JUjrdrùgiiU Mm iuhir d'aitênaîon,

Let eorpe suseeplibles de décoriiposer te hk^tjdt d'bydfdgêde , ntm éprouver aeottn ehangement appréciable, sont assez notnbreuit. On emnpte pamd énx Targeot, le platine, l'osmidni^ l'or, le peHadionr, le itiodîaiii, Tiridlttai: Le dÉtttai; le bi-ozyde de manganèse, le sesqui-oxjde de cobalt, le massicot, agissent avec 00e gmnde énergie; lé pldtaib, le bismuth, tes bjdrates ai potasse et de soude et bien des seb eoflore, exereent nae aetioii du teéme ordre^ mais besneoup «eins aiar|uée« Il est reomniuable que la fibrine et ralbnmine animale, qui se oonlbn<icnt par tant de propriétés physiques ou cbiasiques, peutent être disti»» guées pnr le bi-oxyde d*bydrogéne : la fibrine le décompose et l'albomiBe n'agil point sur lui.

Corps décomposant le hi-^xfdt il^drogèn^ en iempmwu de l'oxygène qu'il abandonne.

Les corps qni décomposent le bi-oxide d'hydrogène, âi s'emparent dé Toxygène qu'il contient, sont assez nombreux i ce sont en général 3es sutfurés et des oxydes sor-oxydables. Le séréolom, le sulfure jiùne d*arsenic, Tadde arsénieùx, le sulfure de mofybdênëy le sulfure dé cuivre, le sulfure d^àntimôine, té sulfure de pldmK, le pfoiosnlfbte de fer, léà (>r6(oxydes de manganèse, de fer, d'ëUun, dé cubaK, appartiennent i ce groupe. Il est d*anlr«t evrps qni on| pa, par ce mode de réaction» donner des oxydes nouveaux; c'est la chaux ^ l'hydrate de bî-oxyde de cuivre et l'hydrate d'oxyde de zinc:

Coqu ddeompomm U Uomfde d^kféfogènn m $• déemnpotma etatmémei.

Les plus remarquables des corps de ce groupe sont l'oxyde d'argent, le bi-oxyde de plonab, l'oxyde d*or et l'oxyde de mêrcTire.

AYce l'oxyde d'argent, la réaction est si violcala qu'il appanit de la Inmién dans t'obscorité.

Corps retardant la décomposition du hi-'Oxyde £hydrogkne,

La plupart des sels hydriques, que l'on nomme vulgairement des acides, retardent In décomposition du b*-oxyde d'hydrogène. Cependant lorsque cet sels» on des acidcf propremeut dits, ne sont point au maximum d'oxygénation, ils peuvent le décoapœer ; tel est l'acide luifureux qui passe à l'état de solftite hydrique éir s'em- I partie dé I^:<ygèiie dn Ki-dtyd«.

48o AZOTB.

DaiM touLflft le$ rétcliooi qui précèdent, It bi-oxyde dliydrogèoe nVft ptiot dè- Goui|MMé co sei élémens, Thydrogène et Toxygèiie, nuûi eo oxygène et c&etu.

Il fiiudrait ajouter à l'hisloire du bî-oxyde d'hydrogène la liste des corps qui ne le décomposent point ; mais cette liste serait lolbsue et néoeisaireniat inoonplèie. On pourra consulter à cet égard le jymiiéA chimie de M. le bvim Tkcnsrdy (uoi. i*', pag 479-

PréponUioa du bi'Oxydt J^ivfdroghu,

M. le baron Tbenard a préparé le bi-oxyde d'hydrogène en fiiisant résgir le bi-oxyde de baryum et le chlorure hydrique. Il s*opère une double déoom|iasilion par laquelle il se produit du bi-oxyde d'hydrogène et du chlorure de baryum :

BaOa +aH = Cl Ba + H02.

On peut enlever le chlorure de baryum qui reste dans la liqueur par Jn salbte d'argent qui donne naissance à du sulfate de baryte et à du chlorture d'argoit, tous deux insolubles et renfermant les élémens du chlorure de baryum.

ClBa + SO4 Ag = Cl Ag + SO4 Ba.

Mais pour obtenir un produit plus concentré, avant d'employer le sulGite d'argent, 00 peut régénérer le chlorure hydrique par remploi du sulfate hydrique, qui dûune en même temps naissance i du sulfate barytique insoluble. On peut alon aJQuter du nouvel oxyde de baryum et répéter cette addition jusqu'à ce qoe l'on ait obtenu la coocentratiou désirée.

Pour que cette expérience réussisse, il faut opérer dans un baio de glace et employer des produits d'une pureté absolue; car la plus petite quantité d'oxyde de manganèse ou de fer existante dans le bi-Hïxyde de baryum, détruirait le bi-oxyde d'hydrogène à mesure qu'il se produirait.

Il y a quelques années que M. Pelouse « trouvé un autre procédé beaucoup plus simple et qui réussit iacjlemeot , même avec du bi-oxyde de baryum impur. Pour cela, il ajoute du bi-oxyde de baryum eo poudre fine à du fluorare hydrique : il se produit du bi-oxyde d'hydrogène et du fluorure de baryum insoluble :

FlH + Ba02 = FIBa + OH3.

En opérant dans un bain de glace avec des produiu refroidis d'avance» l'opération réussit facilement : il ne s'agit plus que de filtrer la liqueur au travers d'une toil^ traitée par de l'eau acidulée et parfidlcmeat lavée à Tcau distillée.

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