EAU
renfermaient, il a vu qnVlIes se rompaient toujours. Les tuyaux Reconduite de l'eau sont exposes à se rompre- pendant Thiver et par les mêmes causes ; c'est pour cela qu'il est convenable de les enterrer aune profondeur telle, que Feau qu'ils renferment ne puisse se congeler.
Lorsque déjeunes plantes ëprouventla gelée blanche^ leurs tissus sont fortement distendus par la congélation du liquide < âqaeux qu'elles contiennent. Si la glace ainsi formée fond très lentement, leurs tissus ont assez d'élasticité pour revenir sur eux-mêmes; mais si une élévation subite de température vient à les atteindre, elles périssent parce que leurs parties constituantes ne peuvent retourner à l'état normal. C'est ce qui fait gne la gelée n'est nuisible qu*autant qu'elle est suivie du rayonnement solaire.
Leau peut exister sous forme de vésicules très ténues, qui, renies en grandes masses , forment les brouillards humides et les nuAges. Ces petites vésicules peuvent être échauffées par le rayonnement direct du soleil. C'est ce qui fait qu^elles se dilatent et s'élèvent dans l'atmosphère comme de petits aérostats josqu'à ce qu'elles rencontrent une couche atmosphérique . avec laquelle elles se trouvent en équilibre de densité.
A l'aide du microscope , on a mesuré le diamètre des vésicules aqueuses, et Ion a trouvé qu'il variait de 7^ à —^^ de pouce (▼. p. ao8).
Composition de F eau.
Jusque vers la fin du dernier siècle , l'eau a passé pour un élément simple par sa nature , en se fondant sur les observations bien ou mal commentées des anciens philosophes grecs (v.p. aai etsniv.).
Macquer et Sigaud de Lafond recueillirent le produit de la combustion du gaz hydn^ène dans l'air sur une soucoupe de porcelaine, et reconnurentqu'il ne s'y était déposé aucune ma* tière fuligineuse, mais qu'elle s'était trouvée seulement mouillée de gouttelettes assez sensibles d'une liqueur blanche comme de Teau , et qui ne leur a paru être que de l'eau pure. Cette observation consignée dans le Dictionnaire de Chimie Ae Macquar 4 Tarticie gaz inflammable , a été faite avant le 8 octobre 1776, époque i laquelle il rédigeait cet article \ mais ces stvans n'en
464 htdrogAub.
Pour avoir le poids de Thyârogène, dont on détermine le volume avec soin , on cherche par le calcul quel serait le volume de ce gaz à 76 cent de pression et à o"" de température, et l'on multiplie le résultat obtenu par le poids d un litre d'hydrogène ou par le poids de ce gaz correspondant à Tunité de volume de la cloche, si elle n'est point graduée en prties du litre.
Si l'on n'avait pas pour but de déterminer les quantités relatives d'hydrogène et d'oxygène qui contituent l'eau , mais seulement de la décomposer, on pourrait remplacer le tube de porcelaine pour un tube de fer, contenant de la tournure du même métal.
Synthèse des élémens de [eau. — Cette synthèse peut être faite dans le but d'obtenir une quantité d'eau assez considérable pour être étudiée et pour acquérir la certitude qu'elle est identique à celle de la nature , ou bien dans le but de déterminer avec précision le rapport des quantités des deux gaz qui s'unissent.
Pour produire une quantité notable^ d'eau en combinant l'oxygène et Thydrogène, on peut faire usage de l'appareil qui a été employé par Fourcroy, Séguin et Vauquelin. Cet appareil consiste principalement en un ballon de verre fort épais, entouré d'une grille métallique et munie d'une douille traversée par trois tubes et deux tiges métalliques.
Un des tubes sert à &ire le vide dans le ballon, les deux autres servent pour y introduire les deux gaz sur lesquels on opère. Chacun des gaz vient d'un gazo* mètre qui le renferme. On commence par raréfier l'air du ballon autant que le permet la machine dont on dispose, pois on le remplit d'oxygène. Enfin on y introduit un peu d'hydrogène sous une pression un peu plus forte et on l'enflamme par une étincelle électrique, au moyen de deux conducteurs métalliques dont un doit être isolé. Il est con* venable que l'hydrogène arrive par une pointe entre les deux conducteurs électriques à l'endroit môme où l'étincelle a lieu. Pour réussir sans danger^ c'e^t-à«âire sans voir voler le ballon
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en mille éclats ; une fois qu'il est plein d'oxygène, il faut y faire passer des étincelles électriques sans interruption avant d'ouvrir le robinet par lequel l'hydrogène doit s'écouler, afin que ce gaz brûle aussitôt son arrivée dans l'oxygène.
On a pensé déterminer les quantités des principes constitoans de l'eau par ce procédé; mais on n'a pu y parvenir que d une manière imparfaite , par la difficulté que l'on éprouve à r^ler la pression du gazomètre et à mesurer avec exactitude le volume de chaque gaz dans des appareils de cette nature.
Priestley avait reconnu que l'hydrogène n'exigeait que la moitié de son volume d'oxygène pour être brûlé complètement 3 mais cette vérité a été démontrée par MM. Gay-Lussac et Humboldt. L'expérience peut être faite dans un eudiomètre ordinaire: on y introduit des quantités d'oxygène et d'hydro-^ gène mesurées d'avaqce. On enflamme le mélange par Tétinœlle électrique , on mesure le résidu et on en détermine la nature à l'aide d'utie petite allumette enflammée.
Pour faire cette expérience, il faut que les gaz soient d'une pureté extrême : l'oxygène doit provenir du chlorate de potasse fondu 9 ec l'hydrogène doit être obtenu à l'aide d'une simple fiole munie d'un tube propre à recueillir les gaz.
On introduit d'abord du zinc dans cette fiole, et on la remplit complètement d'eau, afin de chasser tout l'air qu'elle contient^ on y verse ensuite du sulfate monohydrique qui, plus dense que l'eau , la déplace et descend sur le zinc , on y adapte alors le tube que l'on a dû remplir d'eau à l'avance, en le plongeant dans une cave.
Les gaz étant préparés sont introduits successivement dans un tube gradué et mesurés très exactement à chaque fois. Pour déter ^ miner convenablement le volume d'un gaz, il faut, en opérant sous l'eau, introduire le tube gradué qui le renferme dans une éprouvette à pied et le maintenir verticalement à l'aide d'une pince à bouchons et non point avec les doigts^ afin qu*il soit à la température de la cuve à eau. Alors on soulève le tube , de telle manière que U uiveav intérieur da liquide qu'il contient Tt h 3o
^y^ HTlNUOGàlIB.
nées, on marque, les points correspondaos aux quantités des sels dissoto», et si Von fait pauer uneli{ipie par ces différons points, elle fait coonattre toutes les quantités iotermèdiairesaTec un degré d'approûmation suffisant, et elle indique immédiatement la marche de la solubilité» c*està-dire la régularité ou rirrégularité qu'elle peut présenter.
LVxemple ci-conire pourra donner une idée de ce moyen graphique employé pour exprimer la solobilité des sels.
Point d'AuUition tUteau changé paries eorps fu*eUe tiemt en dtÉtoiiOiom, — Les matières solides que l'eau peut tenir en simple dissolution retardent sou point d'ébiiUition. Cela a toujours lieu, quelque minime qoe soit la quantité de ces matières; aussi D j a-t-il que l^eau pure qui bouille à + xoo^. 1^ matières qui se comportent ainsi à l'égard de Teau sont principalement celles qiiî sont satines. Lorsqu'elle en est oomplétemeni saturée elle oonserve une température constante et qui peut être fort élevée. Jusque dans ces derniers temps on n*a eu que fort peu de renseignemens sur ce sujet qui présente cependant bttiucoup d'iniérèt. M. Legrand nous a fait oonnaitre la manière dont 17 sels se comportent avee Peau.
On trouTcra dans le taUcan suivant un résumé des obsermlions de cet expérimentateur.
IfooHdMldi. QMMMdaNlAM M^#Hi«Mliw
109 p. d*Mn.
Chlorate de potasse. 6i,5 loMo
Chlorure de baryum 60» i xo4i4o
Carbonate de soude. . , . ^ , » , 48,5 xo4,65
Phosphate de soude. . . « . . • • 1x1,6 ]o6,6o
Chlorure de potassium. 59,4 io8,3o
Chlorure de sodium 4<99 ' xo8,4o
Chlorure ammonique. 88,9 ii4»ao
Tartrate neutre de potasse. . ■ • • - ap^t^ i i4f76
Azotate de potasse 335,t xi5,5|o
Chlorure de strontium si7«5 1 17,85
Asolale de soude ^ aa4,8 iat,oo
Acétate de soude 209,0 t*é,37
Carbonate de potasse. «o5,o i35,oo
Azotate de chaux. 369,9 z5x,oo
— d*amrooniaque 1084,0 x64,x3
Acétate de potasse. .••.«•• 798,9 169,00
Chlorure de calcium . 395,o i79tSo (i)
Le point d'ébuliition de l'eau est loin d^tre proportionnel anx quantités des ma-
(i> ^tui, dé cfûm. etdejdiyt,^ t. &ix, p. 49.1. Dans le travail de M.Legrand les points d'ébuliition ne sont indiqué* que psr leur excès an-dessus de eelnî de Teau placée d*abord dans le vase odi Ton fiusait ensnile t^espérienoe, Jen'ai cm4evoir adopter aucune correction à cet égard; car il serait possible que le mémo relard eût été observé pour la dissolution saline. Les points d'ébuliition sont dene donnés pmir 100*.