‹ Traité de chimie générale et expériméntale, avec les applications aux arts a la médecine et à la pharmacie;Chapitre 82 sur 102 · IIYDROÏDES · texte numérisé non relu

IIYDROÏDES

cique étant très énergique, lors même quMl est étendu de beaucoup d'eau, on emploie le marbre de préférence aux au* très pierres calcaires, parce qu'il est plus compacte et que, d'ailleurs, il donne du gaz plus pur. Dans cette réaction qui a lieu à froid, il se produit de l'eau , du chlorure calcique et Au gaz carbonique.

COa, Ca O + Cl H - HO + C! Ca + CO2.

Le chlorure calcique se dissout dans l'eau à mesure qu'il se forme. Si l'on employait du sulfate hydrique qui donnerait naissance à du sulfate calcique peu soluble, il serait convenable d'employer un agitateur pour remuer le mélange ; car ce dernier sel se déposant sur le carbonate calcique s'opposerait a ce qu'il fût attaqué par le sulfate hydrique.

Dissolution du gaz carbonique dans teau, — Pour préparer les eaux minérales gazeuses, factices, on dissout le gaz carbo* nique dans l'eau. Pour cette opération, on emploie deux sortes de procédés : i» le gaz carbonique est introduit dans l'eau à l'aide d'une pompe foulante; a"* le gaz carbonique se dissout dans l'eau à l'aide de la pression développée par sa .propre élasticité, lorsqu'on le dégage en vases clos. Ce dernier procédé et infiniment supérieur au premier : il exige des appareils moins compliqués, et il évite l'emploi d'une pompe dont le piston enduit d'un corps gras donne une saveur désagréable à l'eau. Pour le mettre en pratique, on développe le gaz dans un vase résistant; de là, le gaz passe dans de l'eau où il se lave, et, enfin, il arrive dans un cylindre contenant de l'eau destinées le dissoudre. Cette dernière pièce de l'appareil est un cylindre reposant sur deux tourillons perpendiculaires à son axe et passant par son milieu, de manière à le tenir en équilibre et à permettre un mouvement de balancement qui facilite la dissolution du gaz dans l'eau. Le gaz peut arriver dans le cylindre par un àgs tourillons ou par une ouverture pratiquée sur le milieu de la longueur, à l'endroit où son mouvement d'oscil* lation est moins sensible. Le cylindre porte d'ailleurs un robinet qui permet d'en extraire le liquide qu'il contient.

Le meilleur et le plus simple des appareils de ce genre a ctc imaginé par M. Barruel , chef des travaux chimiques de la Faculté des sciences de Paris.

Préparation de Facide carbonique liquide. — * On liquéfie

CARBOHE. 5^5

Fadde carbonique' en l'extrayant du bi-rcarbonate de soude au moyen du sulfate hydrique et en le comprimant par sa propre claslicité.

L'opération se fait dans des cylindres de fonte , recouverts de fortes neryures qui en augmentent la résistance.

Un de ces cylindres repose sur deux tourillons qui permettent un mouvement de rotation ou de balancement. On y introduit le bi-carbonate de soude et le sulfate hydrique dans des espaces séparés , on ferme le cylindre et on le renverse pour opérer le mélange des deux agens qui doivent produire Tacide carbonique.

Lorsque la réaction a commencé, oh fait communiquer ce premier cylindre  avec un deuxième cylindre B, à l'aide d'un tobeC. En refroidissant ce deuxième cylindre avec de l'eau, le gaz s'y rend et s'y liquéfie. On peut se procurer ainsi une quantité considérable d'acide carbonique liquide en répétant plusieurs fois la même opération.

L'acide carbonique s'unit directement avec les bases et donne naissance à des carbonates; mais quel que soit le mode de préparation de ces sels, quelle que soit leur véritable constitution, ils présentent les caractères suivans :

Les carbonates de la série du calcium sont anhydres et cristallisent sous deux formes : le rhomboèdre obtus et le prisme droit rhomboîdal. Les autres carbonates simples sont amorphes» Quelques carbonates doubles hydriques ou hy-

Sl6 HTMOlDBS.

àratéê peuvent ftossi cristalliser, couiiM les cttboiifttti» capriqae et potasaiqtie. Il n'y a que le» carbonates potassique, sodiqne, lithique etammonique qui soient solubles dans Tean. Tons les autres carbonates sont insolubles dans ce liquide.

Les carbonates potassique et sodique sont les seuls qui r^ sistent à une température élevëe; tous les autres, même le carbonate barytique, sont décomposés dans cette circonstance.

Les carbonates ont pour caractère de donner lieu à une effervescence, quelquefois très vive, lorsqu'on les met en contact avec des sels bydriqaes. Cette effervescence est due au dégagement du gaz carbonique qui n'a aucune odeur. Lorsque Ton veut examiner ce gaz, on fait passer le carbonate dau une éprouvette pleine de mercure et contenant un peu d'acide sulfurique. Le gas qui se développe occupe le sommet de l'éprouvette, et peut être essayé en le renversant convenable* ment. Les carbonates bydropotassique et hydrosodique (bicarbonates) ont pour caractère spécial de ne point donner de précipité à froid avec les sels magn&iques; mais d'en donner un par l'ébullition.

Composés tUgrdrogène et de carbone.

Ces composés sont fort nombreux , mais leur histoire étant trop compliquée pour ceux qui conmienoent l'étude de la chunie , il ne sera question ici que des trois carbures gazeux, dont la connaissance est indispensable. Les autres carbures seront décrits dans la partie organique de cet ouvrage.

L'hydrogène et le carbone sont excessivement remarquables par la muldtude des composés auxquels ils donnent naissance. Ces composés offrent plusieurs exemples d^isomérie multiple, dignes du plus vif intérêt. La snB|^eité des rapports multiples qu'ils présentent et les divers ordres auxquels ces multiples appartiennent jettent une vive lumière sur la théorie corpusculaire et sur la constitution des corps {V* p. ai, 3r, 4^9 ^9\'

Gaz inflammable des marais* — Grisou.

CH2 = xoo =: a volumes.

Le pcttlocarbure d'hydrogène existe d$m b natoray H ^

CAHBOHE. Sa7

d^^ spontanëment ie la vase des eaux stagnantes, renfermant des matières yëgétales en décomposition ; il se trouve quelquefois abondamment dans les mines de houille , dont il rend l'exploitation fort dangereuse. M. Boussingault, dans ces dernières années, en a admis l'existence dans l'air atmosphérique où il se trouve en quantité très minime. Il se produit en faisant passer de la vapeur d'alcool ou d'éther hydrique dans un tube rempli de firagmens de verre et chauffé au rouge^ dans la distillation sèche des matières végétales, telles que le bois ^t la houille ; mais aucun de ces procéda ne le 'donne pur, et son étude a été faite sur le gaz des marais après l'avoir purifié au^ tant que possible. II y a quatre ans que M. Persoz a pu le premier l'obtenir à l'état de pureté, en faisant passer de la vapeur d'acétate hydrique sur de la baryte chauffée au rouge dans un tube de verre. On peut aussi Pobtenir, même très par, en substituant la chaux vive à la baryte, pourvu que Ton ne chauffe pas assez pour décomposer le carbonate de chaux qui se produit dans cette circonstance. Dans tous les cas, on pourrait absorber le gaz carbonique au moyen de la potasse, et le protocarbure d'hydrogène serait encore assez pur pour être étudié. La réaction est indiquée par l'équation suivante:

Acétate hjdnque. Baryte, Carbonate èarjrtique. i* Carè, hjrd,

C4 H4 O4 + a Ba^O = a(C02, Ba O) + aCHa,

Pour extraire le gaz inflammable de la vase des marais, on se sert d'un flacon muni d'un entonnoir que l'on remplit d'eau et que Ton tient renversé, en ayant soin que le col du flacon soit au-dessous du niveau de l'eau. Si Ton agite la Vase sous-jacente f? avec un bâton, le gaz s'en dégage, gagne l'entonnoir et remplit le flacon. Ce flacon est alors bouché sous l'eau et transporté, en ayant soin de le tenir renversé pour que l'eau que l'on y laisse avec intention fasse IV^ce d'une soupape sur \ le bouchon.

le gaa des marais est incolore et possède une odeur de

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pëtrok, son poids spécifique est de o,584 ; xnais il contieiit du gaz azote, du gaz carbonique et quelquefois de 1 oxygène. Ce dernier gaz peut être enlevé par le phosphore, le gaz carbonique peut être absorbé par la potasse; mais on ne peut en séparer Tazote.

Un volume de ce gaz contient un volume de vapenr hypothétique de carbone et deux volumes d'hydrogène ; il exige deux volumes d'oxygène pour être entièrement brûlé : un est employé à produire un volume de gaz carbonique, l'autre est employé à former de l'eau. Le poids spécifique de oe gaz, cilculé d'après sa composition, est le suivant :

I volume de Tapeur de carbone =: 0,4 <8S

a — d'hydrogène = 0,0688X3 =0,1376

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