ATMOSPHÈRE TERRESTRE
pflpiéfd téûCiib propres n décder la nature clés produits. Ces papiers detrotit être humectés avant d'èlre soumis à l'action des émanations, afin d'être plus sensibles. Le papier bleu de tonr&esol servira pour les acides qui le rougissent , pour le chlore qtrî le décolore; le papier rouge du tournesol, le papier Jaune de curcuma , changeront de couleur : le premier en bleu, le second en rouge par les produits ammoniacaux ; du papier imprégné d'acétate plombique acidulé par l'acétate hydrique, noircira par les émanations de sulfures. Une éponge ou linge fin, bien lavé à l'eaii distillée et imprégné de ce Ii-« quide, peut servir pour recueillir les ga2 , les vapeurs solubles dans l'eau. En lavant l'éponge oïl le linge dans de nouvelle eau , on peut alors examiner la nature du produit.
Un petit ballon en baudruche que Ton tient prisoimier peut remplacer un cerf-volant avec avantage, surtout par uù temps calme.
Le condenseur de Leibig est très propre ila détermination de la nuture et de la qUâTitité d'une substance renfèrtnée dans l'air- Il suffit potïT Cela de le Joindre à un appareil à courant ootistant, comme celui qui est figuré p. 94^21 ^t d'y introduire un liquide Convenable : Tazotâte argentique s'emparera du chlore et du gaz chlorhydrique; Pacétate plombique pourra servir pour déterminer les sulfures volatils, amnionique et hydrique ; la potasse, pour le gaz carbonique et le gaz sulfureux.
ConstUiUion mécanique de ratmosphère*
Ea résumant les données précédentes , dit trouve que Pair est essentiellement formé d'azote , d'ox;fgè^e, de vapeur d'eaa, de gaz carbonique, de carbonate et de sulfure âmmoniques, d'hydrogène carboné, de MiaiiAres organiques et d'une foule de produits aecidentels l|mi ne se rencontrent que dans des lieux déterminés.
Il est bien démontré et bien évident que la vapeur d'eau, le gaz carbonique et toutes les autres matières, excepté l'azote et Toriygène, sont simplement mélangés à l'air et ne s'y trouvent qu'en quantité éminemment variables ; mais on a long-temps' agite la question de savoir si l'azote et l'oxygène étaient à letat de simple mélange, ou s'ils étaient combinés.
L'action de l'eàu sur l'air, qui dissout relativement plus d'oiygène que d'azote portait à penser que l'air résultait du
548 ATMOSPHiai TIRABSTEB.
mëlange te ces deux gaz ^ mab Teau agissant chimiquement, quelque faible que fût son action , pourrait dëtruire un composé dont les clémens seraient rëunis par une force plus faible encore. C'était donc dans les propriétés phj« siques de Tair plutôt que dans des réactions cbimiqaes qu'il fallait chercher ixtte preuve, et c'est Dulong qui a donné la première en se fondant sur la puissance réfrmctive des gaz oxygène et azote, et sur celle que le calcul indique pour Tair, en admettant qu il contienne ces deux gaz à Tétat de simple mélange. « En admettant o,ai d'oxygène et 0,79 d'azote dans Tair, sa puissance réfractiye serait = 0,99984 : si l'on y ajoute o,oooa6 pour l'excès de puissance réfractiye due aux o,ooo5 d'acide carbonique qui s y trou vent, il vient 1,0001 pour le pouvoir de l'air déduit de ses élémens » {jinn. de chim. et dephys.^ t. 3i, p. i65).
Le rapport sensiblement simple existant entre les volumes de Toxygène et de lazote a porté à faire penser que ces deux gaz pouvaient être combinés ^ nuiis les analyses très rigoureuses entreprises à cet égard par MM. Dumas et Boussingault ne peu* vent permettre de croire qu il en soit aiusi. Y. p. 559 et 54o.
Il résulte donc de cette courte discussion que les élémens de l'air sont simplement mélangés et non combinés. Partant de cette notion sur la constitution de l'air, on a émis ropinion, ba« sée sur le calcul, que, dans les régions élevées de l'atmosphère, il devait s'opérer une espèce de départ entre l'oxygène et l'azote, à cause de la différence de densité de ces deux gaz, chacun d'eux secomporiant comme s'il était seul.
En admettant qu à la surface du sol , l'air contienne o,ai d'oxygène, M. Babinet a été conduit aux résultats suivaus :
Aooiteiry,
QuoRiHé d'iMtfgèni,
o»fti
sooo,
o,ao46
lOOOO,
Mais des analyses très précises d'air pris à des hauteurs très variables n'ont pas démontré la moindre différence dans sa composition. En effet, l'opinion du départ des élémensdel'air fût-elle bien fondée, il faudrait, pour que ce départ eût lieu, que l'air fût parfaitement calme pendant plusieurs jours, et c'est ce qui n'a jamais été observé.
▲THOSPHft&B TB&AESTEB. 549
Sons la pression de o,"* 76 et à o^ de tempéniliire, un litre d'air sec pèse i^^'^ggiy selon MM, Biot et Arago. Des ezpëriences dn même ordre, répétées par MM. Boussingault et Damas, ont donné ly^'^ggS pour moyenne de quatre expériences.
La pression que l'air exerce à la surface du globe est Tariable parles modifications incessantes qu'il éprouve dans sa composition, par les courans et par une foule d'autres causes ; mais la pression moyenne de l'air an niveau de la mer est = o,"^763 de mercure. Il est probable que la pression an niveau des mers n'est pas la même sur toutes leurs surfaces, mais elle s'éloigne peu de ce nombre. La pression moyenne à laquelle on est convenu de rapporter toutes les autres pour les calculs sur les gaz = o^'^'jGo. On peut donc considérer Fatmosphëre comme exerçant par son poids à la surface du globe 9 une pression égale à celle qu'il éprouverait par une couche de mercure de 76c. de hauteur. Cette pressionest égale à i k.o3a par chaque centimètre carré de surface. Ce que l'on appelle une atmosphère de pression dans les arts correspond à celle qui vient d'être indiquée. Cela donne une pression de io,3ao k. par mètre carré, et i triUon, Sa milliards de kilogrammes par myriamètre carré, et enfin, la surface de la terre étant de 5,098,857 myritmètres carrés , il faut en conclure que sa surface éprouve une pression totale de la part de Tatmospbère égale à celle que peuvent exercer 5,098,857, masses de mercure ayant chacune 6,**'****'*"a5 de surface et 76 centimètres de hauteur, ou pesant chacune le nombre de kilogrammes indiqué précédemment. Si l'dn représentait le mercure par la fonte de fer qui sert pour faire nos plus forts poids, il faudrait en doubler environ la hauteur pour avoir celle de celte dernière substance.
L'élasltcité des gaz combinée avec l'aclion qu'ils exercent sur eux-mêmes par leur propre poids fait que la densité de Tatmodphère décroit assez rapidement à mesure que Ton s'éloigne de la surface dn globe. Pour des hauteurs qui croissent en progression arithmécique, la densité de l'air décroit en progression géométrique. ''
A partir de la surface de la mer et à o^ de tempéralurci on aurait le résultat suivant pour la pression atmosphérique.
55o ATMOSPHÂRK TBURBST&C.
Hauteurs,
Pressions,
Au nhxaq de la mer o^
A looo,
A aooo,
A 3ooo,
Sa 3, 5