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Diffèrenees despnss,
En conBultant ce tableau, on volt que les pressions diminuent plus rapidement que les hauteurs. Condition qui résulte comme cela a été dit précédemment de Télasticité deTair combinée avec l'action qu'il exerce sur lui-même par son propre poids, les couches inférieures devant être plus denses que les supérieures, puisqu'elles sont plus comprimées.
On a beaucoup discuté sur les limites probables de notre atmosphère. Pour cela je renverrai à mon Traité de mUiéralo" gie, p. 169.
La température de l'air décroît k mesure que Ton s'élève dans l'atmosphère. Cette diminution est d'environ i** centigrade pour 193 "*•
Lair présente cette propriété remarquable qu'il ne s'échauffe que parle contact avec les autres solides, et qu'il ne s'échauffe point par la chaleur rayonnante. Cela permet d'expli* quer plusieurs phénomènes, entre antres le décroistement rapide de la température à mesure que l'on s'élève dans IVir, celui du maximum d'élasticité qui est toujours à la partie la plus inférieure de l'air, tandis que son maximum de densité peat en être plus on moins éloigné, selon la température des corps avec lesquels l'air est en contact. C*est à cette condition variable de l'atmosphère que se trouve enchaîné le phénomène du mirage et l'impossibilité peut-être de fixer d'une manière exacte les réfractions astronomiques pour les points rapprochés de rhorizon.
L'air sec et privé d'acide carbonique est pris comme terme de comparaison de plusieurs propriétés des fluides élastiques, telles que leur poids et leur chaleur spécifiques; mais c'est réellement un tort, il vaudrait beaucoup mieux que ces valeurs fussent données relativement à un corps élémentaire et pur, tel que Toxygènc, ou plutôt encore l'hydrogène, qui est le moins dense de tons les corps connus.
Aetîim ebîiiilqae de l'air.
L^action de l'oxygène de l'air sur les substances combustibles donne lieu à une foule de phénomènes remarquables, tels que la combustion, la flamme et le grillage ou la calcination.
De la combustion.
La combustion est connue de tout le monde. Ce phénomène est dû à la combinaison directe de loxygène de l'air et des matières combustibles, ou de leurs élémens, avec développement de chaleur et apparition de lumière.
Lavoisier considérant la combustion dans son acception la plus générale, a regardé l'oxydation, même la plus lente, et lorsqu'elle n'est accompagnée de chaleur ni de lumière sensibles, comme étant une véritable combustion. Ainsi la rouille qui se forme sur le fer, le vert-de-gris qui recouvre nos statues de bronze seraient dus à une combustion. Partant de cette idée, ce célèbre chimiste a distingué les corps en oxygène, ou le corps comburant par excellence , et en corps combustibles* Tous les élémens chimiques, autres que l'oxygène et susceptibles de s'unir à ce corps par un moyen quelconque, sont considères comme des corps combustibles par Técole de Lavoisier. U est évident que ce savant a étendu la définition de la combustion; mais il est bien évident aussi que chimiquement parlant, toute oxydation est une combustion.
Aujourd'hui que l'on connaît un grand nombre de corps qui développent de la chaleur et de la lumière, en se combinant, plusieurs chimistes admettent plusieurs corps oomburans et plusieurs combustibles. Le chlore, le soufre, l'iode sont des oomburans.
Mais U en est de la combustion comme de toutes les réactions chimiques, elle est relative, et un corps peut être alternativement combustible ou comburant , comme le soufre à l'yard de l'oxygène et du plomb ou du cuivre \ car le soufie brûle dans loxygène, et les deux métaux qui viennent d'être cités brillent vivement dans la vapeur de soufre, quand ils womt suffisamment chauffés.
Ne trouvant aucun avantage à dbtinguer les corps cooita rans et les corps combustibles, à étendre ou à rétrécir b iAnition de la cantbustioo^ on la laissera telle qu'elle esC paar
55a ATMOSPHÈas tbebistu.
tout le monde. Pour le chimiste, ce sera seulement nn wdie tout spëcial de combinaison.
Lavoisler pensait que la chaleur développée dans la oqmbustion était due à celle que Toxygène abandonnait en se solidifiant ou en se liquéfiant par Tacte de la combinaison. Cette théorie, que l'on reconnaît fort inexacte aujourd'hui, a été discutée , p. 1 60-161 • Œrsted , Berzelius ont pensé que la chaleur développée dans les combinaisons, et dans la combustion, qui n'en est qu'un cas particulier, était due à la réunion des électricités contraires des élémens en présence ; mais comme il se développe de l'électricité aussi bien que de la chaleur dans les réactions chimiques, il faut reconnaître une autre cause i celle que l'on observe dans la combustion. Il est probable qu'elle est due à une espèce de chaleur latente des corps, qni est toute spéciale aux actions chimiques et que, plus positive* ment encore, elle est due h des variations dans les quantités da mouvement corpusculaire des élémens qui s'unissent
La combustion présente cela de particulier qu'elle peut s'entretenir par elle-même, et que la chaleur dégagée est tout à-la-fois une de ses causes déterminantes et un de ses effets les plus constans. Voici ce qui doit se passer en général dans la combustion : l'élévation de température du corps combustible porte ses élémens constitutifs au-delà de leur sphère attractive, et se trouvant en présence du corps comburant ou de l'oxjgène, il en résulte de nouvelles combinaisons, et par le fait même de la formation de ces combinaisons , il se développe alors de la chaleur propre à la combustion ; celle-ci réagissant sur le combustible environnant, la rend apte à se détruire, et ainsi de suite.
Si la combustion des corps combustibles était complète , il en résulterait uniquement de l'eau , du gaz carbonique et un résidu de matières incombustibles, salines ou terreuses; mais il s'en faut de beaucoup qu'il en soit ainsi , la combustion est presque toujours incomplète: une faible partie du combustible subit entièrement l'action de l'air, une autre partie ne la subit qu'imparfaitement et une troisième paitie, enfin, j échappe entièrement et ne subit qu'une simple distillation; de là formation d'oxyde de carbone, de suie et d'une foule de corps pyrogénés.
La combostion la plus complète étant représentée par la
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formation de plusieurs composés définis , il en résulte que, cpel que soit le combustible que l'on emploie, il faut une juste proportion entre le combustible et l'air pour en obtenir le plus de chaleur possible. Si l'air est trop aî>ondant, il refroidit le foyer, s'il est en trop faible quantité, les combinaisons ne se forment que partiellement, et l'on n'obtient pas toute la chaleur que pourrait donner le combustible*
Dans les arts, on a souvent besoin d'un feu oxydant ou d'un fea réduisant. Le premier de ces feux s'obtient en employant nn excès d'air. Toutefois, il faut observer que Tacide carbonique peut être considéré comme un corps oxydant par les corps qui peuvent le réduire, comme le fer, par exemple. Le second Jea s'obtient en employant relativement plus de combustible que d air. On obtient ainsi de l'oxyde de carbone, du protocarbare d'hydrogène peut-être et des matières fuligineuses non brûlées qui sont très réduisantes. Le feu oxydant est propre, par exemple, à réduire la fonte en fer, à griller les sulfures, les arséniures, etc.; le second est convenable pour réduire les oxydes ou pour empêcher l'oxydation des métaux comme dans le puddelage de la fonte.
De la flamme.
La flanmie est un gaz en combustion.
Tous les gaz combustibles peuvent donner une fibmme an oonlact de l'air et d'un corps en ignition.
La flamme ne se produit que par la réaction successive du gaz combustible et de l'air j si les deux gaz étaient mélangés en porportions convenables, ils brûleraient l.^stantanément.
Lorsqu'on raréfie l'air d'un récipient cont nant un corps enflammé, sa flamme grandit, tandis que "întensité de la lumière diminue en même temps, sans doute, que sa température, et enfin elle s'éteint lorsqu'elle se refroidit assez pour ne plus brûler, quoiqu'il y ait encore de l'oxygène dans l'air raréfié. L'hydrogène phosphore peut brûler dans de l'air assez raré6é pour qu'aucun autre gaz ne puisse y rester enflammé.
U IUbim ne pounnl eusier que par le contact d'un gaz combuitibleet de Vmr, ceeootact ne pouvant jamais être que partiel, il en rctulte que toutes les parlica d'une Ounme ne sont point identiques. Cela est très sensible dans la flamme d'une boogic^ ou Ton aperçoit distinctement trois parties conrentriqnes, diflmntes l'ene de VmUn : la partie la plus interne est représentée par des gas formés de
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carbone et d'hydrogène qui sont soumU à une température très élevée sans avoir le contact de Vair, et subissent une décomposition partielle. Cela peut être démontré d*UDe manière très évidente à Taide d*une toile métallique placée sur h flamme d*une bougie : k mesure que l'on baisse cette toile» on toU que la flamun forme «ne espèce d'entonnoir dont la partie centrale est obscure et laissa édiapper beaucoup de fumée. La partie moyenne est produite par du gas dont la oosibustion est incomplète, et qui tient en suspension du carbone cbauflë à unetaapérature très élevée : cette partie est la plus lumineuse. La partie la plus e&terae est formée par la combustion complète du gaz.
La flamme ardente que Ton obtient à l'aide du cbalumaau, quoique reoenot l'air par sa partie centrale» est oxydante à sa partie la plus aigoët à cause de rsir extérieur qui s'y trouve entraîné, et qui se rencontre là avec celui qui a travenêla flamme sans être employé.
La température de la flamme est excessivement élevée. Pour s'en convaincre, il suffit de tenir un fil fin de platine à Textrémité de la fltmme d'une bougie : ce fil devient incandescent. Cela est encore plus aeniible ai l'on emploie on ccfsi pour masquer la lumière de la bougie.
L'intensild de la lumière de la flamme dépend de la nature des produits qui se forment pendant la combustion du gaz qui lui donne naissance. Si ces produits sont des fluides élastiques, l'intensité de la flamme est faible, telles sont les flammes de rhydrogèneet de Toxyde de carbone: la première donnant de la vapeur d'eau, et la seconde du gaz carbonique. Les carbures d'hydrogène , dont les flammes contiennent du charbon incandescent, ont une flamme beaucoup plus lumineuse. La flamme du zinc et celle du phosphore sont beaucoup plus intenses à cause du produit qui se forme dans leur intérieur.
On peut rendre une flamme très éclatante en y interposaDt des fils d'amianthe ou des fils de platine très fins.
CaJçination. — Grillage.
L'air joue un rôle chimique remarquable dans la calcination des métaux, dans le grillage des sulfures, des arséniurcs, des sulfo-arséniures, etc. (Y. p. 3(^8).
L'air exerce encore une foule d'autres actions chimiques qui sont exposées chacune en son lieu.
L'air étant indispensable à rexistenœ des végétaux et des animaux, exerce sur eux des actions chimiques dignes du plus haut intérêt; mais ces actions, dont le détail appartient à h physiologie, ne peuvent être, étudiées ici.
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iMlalnlité de l'aimofphète.
L'cxisteoce de rhomme étant enchaioèe à celle de Tatmosphére terrestre, son aTeoir dépend nécessairement de la durée de ce fluide. Ansai, a-t-on dû se domander si Tair que nous respirons demeurerait toujours ce qu'il est; on a même cberché s'il n'avait pas déjà éprouvé des modifications profondes, at, il faut le dire, il est résulté de cet examen que Tair a une composition instable; mais qu'il faudrait encore un grand nombre de siècles avant qu'il fût impropre à entretenir la vie des animaux, quand bien même quelque cause réparatrice ne contribuerait pas à le maintenir perpétuellement dans l'état que nous lui connaissons,
L'atenir de notre atmosphère est une chose dif&cile à prévoir, nous avons si peu de rrnseignemens sur la constitution intime du globe, ce globe a déjà été l'objet de laat de catastrophes terribles, dont les causes sont inconnues et dont les effets im-* prévus sont incalculables, qu'il ne peut rien être établi de positif à cet égard. Oa peut aussi se poser tant de questions, que leur solution exigerait des recherches nombreuses ou des discussions inutiles et sans terme.
La masse totale de l'atmosphère ne peut-elle pas diminuer d'une manière absoiac?... Vers les limites de Tatmosphère, à l'endroit même où Télasticité de ses pa^ ticoles fiait équilibre à la pesanteur^ ne peut-il pas arriver que quelques-unes d'entre elles, flottant entre ces deux forces, demeurent dans l'espace et abandonnent pour toujours la masse dont elles ont fait partie ?... J'ai souvent pensé à l'opinion émise dans Tellianaed, qui veut que l'eau ait couvert le globe et qu'elle en ait abandonné la jurfece en diminuant peu»à-peu. J'ai vu les bords méditerranéens de la Franœ , où des fossiles marins se trouvent sur des rochers qui ne sont actuellement jaroaia recouverts par les eaux, et je me suis demandé si l'opinion de de Maillet n'était pas fondée , si l'eau qui recouvre le globe ne s'évaporait pas continuellement , et si, après avoir traversé l'atmosphère sous forme de fluide élastique, elle ne s'écbappait pas vers l'espace pour ne jamais revenir. Si les Caspiennes ont un niveau plus bas que celui du grand Océan dont elles ont probablement fait partie, si leur eaa oon'ient plus de matières salines, cette opinion est probable, et la détermination exacte du rapport des matières fixes à celui des matières volatiles de l'eau des mers^ pourrait un jour servir à juger cette question; mais la vapeur d'eau doit traverser des espaces dont la température est si basse, sa diminution doit être si lente, qu'il est possible que quelque grande catastrophe ait abîmé nos continens sons le restant des eaux, avant que cette question ait pu être jugée. Des moyennes d'observations barométriques peuvent également servir pour juger Tinstabilîté des eiox et celle de l'atmosphère.
Mais on pourra dire : si l'air peut abandonner le globe, les élémens de l'air existent dans l'espace, et l'atmosphère peut retrouver dans un endroit ce qu'elle a perdu dans un antre. Raisonnement qui démontre combien sont vaines et iputilea la plupart de nos spéculations.
L'azote paraît ne point se combiner directement avec la plupart des corps. On sait seulement qu'il s'unit avec l'oxygène sous l'influence de Télectricité, qu'il ne peut ainsi en disparaître qu'une très faible quantité; mais tout l'oxygène de l'air fût-il employé dans cette action chimique, il n'y aurait que les o,35 de son poids d'axole employé, ce qui correspondrait aux 0,895 de la totalité de ce gaz. t'azute paraît donc être la partie la plus permanente de notre atmosphère ; mais il est impiDpre à entretenir la vie.
On s*est demandé souvent si l'azote était employé directemant à la formation des
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élres azotés^ et l'on a émis l'opinioD que l'azote des aniaiaiii proTeoait de edai ds ▼égétaux qu'ils mangeaient, et que ceux-ci puisaient leur azote dans les énaDittons ammoniacales de l'atmosphère. Cependant l'ammoniaque de l'atmosphèt parait n'avoir pas d'autres sources que dans la destrucfion des êtres organisés, et la vie n*a pas toujours existé sur notre globe. Quand sa surface ne préaeniailî Taspect que de l'eau, des granités ou d'autres roches cristallisées, quel a pu é!re l'o* rîgioe de l'azote des premiers végétaux? Ou cet azote a été puisé directement dm l'air, ou s'il a fallu de l'ammoniaque, cette ammoniaque a été préparée par \r plantes agames ou par des êtres qui ont disparu, et dont nous ne pouvons noos faire une idée exacte , ou nos connaissances physiologiques sont erronées.
L'oxygène, par son aptitude à entrer en combinaison, est employé joumdkment en quantité réellement effrayante. Les animaui en consomment des quistltés considérables, la combustion dans nos foyers, la fabrication du sulfate hydrique, la calcination des minerais au contact de l'air, n'en enlèvent pas moins m notable quantité à l'atmosphère.
On sait que les végétaux décomposent une partie de l'acide carbonique de liir, et qu'ils lui rendent l'oxygène que les animaux ou la combustion avaient pu In enlever; mais, comme tout Toxygène consommé n'est point employé à faire de l'acide carbonique, il est évident que la quantité d'oxygène doit aller en diminuant. Cependant, l'anlhracite, la houille , les lignites, les plantes soua-marins qui contiennent d'immenses quantités de carbone, ont dû enlever ce carbone à l'atmosphère, comme plusieurs savans l'ont déjà fait remarquer ; mais ils n'ont pi se former ainsi sans mettre beaucoup d'oxygène en liberté, et il résulterait de ce fidt que la quantité d'acide carbonique de l'atmosphère a dû diminuer^ et que cdk de l'oxygène a dû augmenter. La diminution de l'acide carbonique est pent-étrt nne des principales causes du profond changement qui s'est opéré dans la soocch tion des types végétaux k la surface du globe.
Le gaz carbonique a été l'objet d'études très multipliées et très profondes de h part de divers savans , quoiqu'il n*existe qu'en quantité très minime dans l'atao sphère. Indépendamment des faits qui viennent d'être signalés, de Saussure a entrepris une longue suite de recherches sur les quantités relatives de ce gaz exislaot dans l'air. Ce savant a vu que Ui quantité de ce gaz était consumaient variable, et que les variations avaient lieu sous l'influence des saisons, de la température, <k la sécheresse ou de l'humidité, de la pluie, des hauteurs, des vents, du jour et de U nuit, de la ville et de la campagne.
Les observations de M. de Saussure ont été faites princtpalement à Ghambcry , localité éloignée de Genève de trob quarts de lieue, à i6™ au-dessus du lac, et à 388"^ au-dessus du niveau de la mer. 104 de ces obserfations ont donné ose moyenne de 0,004 x 5 de gaz carbonique dans l'atr, en volume. Le maximum a ê«ê de 5,74, et le minimum de 3,i5.
Relativement aux Maisons^ il parait exister un maximum d'acide carèoi&îqne ca été, vers juillet et août ; le minimum est vers octobre et février ; mais on le voit augmenter en décembre et en janvier. Cela permet de penser que la sécfaeraisc du sol, résultant d'une température élevée ou d'un grand froid, sont les causes qu ont le plus d'influence sur la quantité d'acide carbonique de l'air.
Làpiuie dîmmue la quantité de gaz carbonique contenu dans Pair, probablementen le dissolvant en partie; maia die agit avec moins d'intcnfité que Vhm»- Hié du sol long-temps continuée. La ticktreuê est donc une cause qui restitua k gaz carbonique ep'evé i l'air par l'hnmidiié.
Aimos9MÈMM TumssTms. 557
ta dt fiabiMBe cobbs bommI. dv mm filtutitHi nlb^M is t cMicMblc^ dèterauncr h léchcrcise da aoL Peadnt it/oar^ os obtcrve un mniBan de gaz cvboaiqiit «en Mdi, et «n ■uiomi vcn la fin de la naiu
La qualité de pz earbowqne «t plus grande i la «flle qa*à la cnipagne pcadiat le joer, aak aile angpente pins pendant la nuit i la campagne qn*à la Tilla. LtguoB'boniqne «I pins abondant sur les Dontagncs que dans les plaints. Le Teot aogawnte la qnanliié de gu carbonkpia de Tair des plaines en Mêlaat m dmla leseonches des régions snpèntnras avec eallcs des régions inCrienns.
La plopart des obsenrations préoédenl«s peuvent trouver une explication nette el facile dsns Faclion que les T^àani, les animanx et Tean penfcnt exercer snr leps carboniques car si les Ycgétau émetlent dn gaz carboniqne pendant la nnil» ce gaz devra se tnioTor en plia grande abondan» dans les plaines couvertes de plastei, que »nr les montagnes arides. Si Taction solaire €ût que les plantes abnrbeot le gaz carbonkiney le décomposent en partie et émeUeni de roxjfgène peadaat le jour, le gaz carbonique devra diminner et le gaz oiygcae devra aqg- WBicr; mais sa, eomme M. Dnmas le pense, les plantes n'absorbent le gu carboûpe que par leurs racinm qui le pniaent dans lesol| il n*est plus possible d*ei* palier la diminution dn gsz cmboniquo pcndanl le jour^ et oa sajet ezige de «nvelles recbercbes (i).
Vexcès de gaz cartMniqne qne l'on observe pendant Télé parait être dû i 0^ y qui est extrait du sol par les végétaux en pleine activité, et qui est répandu daos l'air pendant la nuit | le raisonnement indique que le maximum du gazcarhmqne doit être vers rantomne, lorsque les végétaux le perdent sans Mtcrer; ■aïs on ne pcat expliquer de même comment la quantité de gaz carboniqne pont ^uâaoer pendant les mois d'octobre et de novembre , à moins d'admettre que ee soii par Taction de l'humidité, cbose qui est fort possible, car c'est effective- ■ent l*humidité dn sol qui parait être la canse la fdys active pour soustraire le gaz cv6om*que à Fair.
Veau existe dans l'air à Tétat àtJluuU élastique et à Fétat de vapeur Têticuimirv. Ims l'un on l'antre de ces deux états, elle s'j trouve en quantilé très variable. ▲ réiat de fluide élastique, elle peut y exister en quantilé dantant plus grande que « température est plus élevée; car cette quantité dépend de la tmnon de ce fluide^ eosion qui croît avec la température; mais l'air n'est point toujours mturé d'hniidtté, et il peut arriver qu'il en contienne moins à une température supérieure (a'é une température inlrrienre,
La vapeur ifean ert aiaolnmcnt invisible dans l'air, elle y eziiln fiartwuwnt de I aiéase mnDÎère que l'oxygène, l'azote et le gu carbonique. La tension de U vapeur d'ean croissant plus rite qne la température, en mêlant ei masses d'air mturées d'bumîdité à des températures diflereoles, il doit en r^ ilter une température moyenne pour laquelle la tension correspondante est plus ftle que In tension moyenne, et une partie de la vapeur, ne pouvant plus 1 Féial de fluide ébutique, doit cfangcr d'éut.
ée que dans très peu de mbie,
t carboDique par leurs parties vertes.
SSS ATMOSPHÂAE TERRfiST&fi.
On cXpGqiie ftînsi la formation de la pluie; mais c^est une bien gramle erroir; car ce serait le moyen d'avoir dé la pluie sans nuages, et ce phénomène est trop rare pour (|ue l*on puisse ainsi expliquer la formation de la pluie. Il est émineoiment probable que Teau, condensée par le mélange d*air k différentes tempéntures, passe à Tétat vésicutaire.
La'pluie^ dans plus de cent mille cas contre un, eii le résultat de là condensation de la tapeur vésiculaire : condensation qui est due à d'autres causes que cdk de la tapeur élastique.
ta vapeur véskulalre dlfifcire essentiellement de la Tapeur élastique (V. p. loS et 48 1). Elle est formée de petites vésicules aqueuses dont les parob peufentse dissoudre dans un air non saturé d'humidité, on se rassembler immédiatement a une gouttelette de liquide par un abaissement de température. Ces vésicules jodssent de la propriété de s'échanfTer ou de se refroidir par le rayonnement solaire ou par le rayonnement terrestre ; elles peuvent réfléchir la chaleur ou la lonièret on bien les intercepter ; la vapeur élastique de TeaCi ne Jouit d'aocune de ce« propriétés.
Indépendamment des changemens qui peuvent survenir dans la vapeur vésieDlaire, par suite des variations de température » il est probable que toutes les vàicules d*un même nnage sont électrisées de la même manière, et que cette condîiioo les entretient dans un état constant de répulsion. Au moins cela est de la plos grande évidence pottr les nuages orageux, et là perte de l'électricité de ces noaps, déterminant le rapprochement des vésicules qui le constituent, est une des^eause les pins puissantes de leur condensation en masse Tiquldc.
La condensation de la vapeur élastique de l'eau ne peut avoir lien sans qui! f« développe de la chaleur par Taliandon de celle qu'elle rend latente. La condensation de la vapeur vésiculaire peut avoir lieu sans développement de cbaleiir ; ctf cette vapeur n*est rien autre chose que de l'eau liquide très divisée^ et affectant une forme spéciale. iLa pluie déterminant toujours plutdt un abaissement qu'une élévation de température, il en résulte que c'est bien la vapeur vésiculaire et ooo poiht la vapeur élastique qui lui donne naissance.
La courte esquisse des f^ënomëne» chimiques de l'atmosphère et la discussion à laquelle elle a donne lieu, démontrent de la manière la plus évidente qUe ces questions appartiennent exclusivement aux traités spidciaux de mJtcorologie on de gÀ4ogie , et que , lorsque la ehiaoîe générale aura re^ h les dëveloppemens qu'elle comporte, ces questions ne seront plus examinées dans les traités de chimie.
II résulte évidemment de Texposltion précédente que Tat* mosphère est éminemment instable, et que , quels que soient les moyens réparateurs que la nature emploie, il est plus que probable qu elle s'altérera jusqu'à ne plus pouvoir entretenir L vie des différences races des êtres qui peuplent aujourd'hui 1^ surface du globe ( i^. les mémoires de M. R Leblanc , Ann. de ehim. et de pJvfs.^ 3* série, t. V, p. 223, et de M, Lc^'j» Comptes rendus de VAcad, des sciences ^ août i843, p. 235f
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n* ORDBE.