Journal d9 pharmacie 9Îde chimie, t. XLIII, p
Celle ques^lion a, comme on sail, exercé beaucoup la sagacité des physiciens et des géologues de notre époque, et maintenant encore, si certains faits peuvent faire accepter comme vraisemblable rintervention de l'eau des mers dans les foyers volcaniques, des observations non moins nombreuses ne permettent guère d'adopter cette manière de voir.
En ce qui concerne le volcan de Popocatepetl, tout nous porte à présumer que les sources acides cpii en jaillissent ont pour origine sinon unique, du moins principale, les neiges étemelles qui régnent non*seulement sur tout le mont et le pourtour du cratère, mais encore dans Tintérieur du cratère lui-même. Ces masses de neige et méjne de glace, par leur fusion partielle à certaines époques de Tannée ou de la journée, et à la suite des infiltrations incessantes qu'elles produisent dans les roches, alimentent sans doute des réservoirs souterrains qui communiquent plus ou moins directement avec le centre de Téruption. Cette eau va, ensuite, par une action en 'quelque sorte continue, regagner les réservoirs ou des canaux d'où le feu souterrain la fera ressortir de nouveau à l'état de vapeur. .