EAU DE MER
Les mers sont, on le sait, les réservoirs assignés par la nature pour recevoir d'abord la plus grande partie des eaux qui
proviennent de l'atmosphère et coulent sur le sol, puis pour fournir à l'adr la vapeur aqueuse sans laquelle le règne organique ne pourrait exister.
La vapeur marine transportée sur les continents, par le fait d'une véritable distillation permanente, redeviient liquide, s'infiltre dans la terre, ou se répand sur le sol et retourne peu à peu à son premier point de départ.
C*ést pendant cette circulation incessante qu'ont lieu les météores aqueux dont nous avons entretenu nos lecteurs, et enfin c'est cette vapeur aqueuse qui rétablit l'équilibre entre les eaux atmosphériques et les eaux terrestres.
Les eaux qui constituent les mers ne diffèrent, à proprement parler, des eaux minérales que par la manière dont elles se minéralisent et par la somme plue grande de leurs principes fixes. Il y a môme plus, certaines eaux minérales présentent une analogie frappante de composition avec les eaux des mers, ainsi que l'ont constaté avec beaucoup de soin MM. Mialhe et Figuier ^ .
Tandis que les eaux minérales empruntent au sol qu'elles lessivent leurs matériaux solides, les eaux des mers sont minéralisées d'abord par les eaux douces courantes qui y 'affluent et qui s'y concentrent, ensuite par des sels que, suivant une hypothèse, elles trouvent tout formés dans leurs profondeurs comme nous le dirons tout à l'heure.