Dufrénoy. Traité de minc'ralojie. Paris, 185G^ t. I
carbonique dus à cette décomposition sont rares. La profusion énorme de carbone qui entre dans la composition du calcaire me conduit à penser que le carbone appartient essentiellement au globe, comme tous les corps simples, et que les corps organiques rempruntent au règne minéral par Tintermédiaire de l'atmosphère. Dans celte supposition, les dégagements d'acide carbonique doivent dans beaucoup de circonstances être des produits immédiats de la nature inorganique. »
M. Hermann ^ croit également que l'acide carbonique dégagé des terrains non volcaniques tire son origine de la tourbe. Cette substance, par suite de sa transformation en acide ulmique, réagirait sur les calcaires avec lesquels elle est continuellement en contact, et éliminerait de l'acide carbonique.
M. Bunsen 2 a fourni des résultats de la plus haute importance sur la proportion de gaz carbonique que les sources minérales entraînent avec elles. « Lorsque ces sources, dit-il, sont saturées de gaz, comme c'est ordinairement le cas, on peut indiquer une limite que la teneur en acide carbonique ne peut jamais dépasser. Cette limite dépend :
« 1° De la température de la source ;
« 2° De la hauteur de la colonne d'eau qui repose sur l'orifice d'où Teau jaillit du sol ;
« 3® De l'altitude de la source, c est-à-dire de son élévation au-dessus du niveau de la mer.
a Les sources en question qui, saturées par un courant d'acide carbonique chimiquement pur, jaillissent sans pression, au niveau de la mer, présentent, selon leur température, une teneur en gaz très-différente. Elles contiennent par litre d'eau, aux températures suivantes, les quantités d'acide carbonique que voici :
Terapératare. Gaz conteno dans un litre d'eau.
0« 1796,7 centimètres cubes.