‹ Traité de chimie hydrologique comprenant des notions générales d'hydrologie et l'analyse chimique des eaux douces et des eaux minéralesChapitre 144 sur 299 · SAISONS · texte numérisé non relu

SAISONS

UDOMKIRE DE l'Écluse

(altitude : 7 mètres.) Moyenne. •

UDOMÈTUE

DB l'observatoire.

(aliifiide : 47n>) Moyenne.

Hiver

àr,590

CîKjAôî

Printemps

6,3ii

Été

Automne

Moyenne de l'année. . . .

Ces nombres permettent déjà de supposer que les eaux de rivière sont plus chargées de nitrates pendant l'automne et l'été que pendant l'hiver et le printemps.

Mais c'est surtout dans les eaux de puits creusés dans l'intérieur des villes que la proportion des nitrates est très-grande, M. Boussingault qui a signalé la corrélation existant entre les nitrates contenus dans les eaux de puits et les matières organiques du voisinage, a trouvé qu'à Paris les eaux de puits des

1. Bobierre. Comptes-rendus ds V Académie des Sciences, Séance du 25 août 1864.

quartiers les plus anciens étaient plus saturées de nitrate de potasse que celles des puits mieux exposés. Voici les nombres qu*il a obtenus :

Rue Guérin-Boisseau, par mètre cube d'eau

Rue Saint-Marlin, — —

Rue Sainl-Oeorgeg, — —

Rue des Pelile«-Écurie8, — —

Rue du Fouare, — —

Rue du Foln-St-Jacques, — —

Rue Saint -Landry, — —

Rue Travers! ne, — —

Nitrate de potasse.

O^'y'îOO grammea.

Suivant M. Bineau, l'eau stagnante des étangs dans laquelle ne se développent pas de plantes aquatiques contient des nitrates en quantité plus ou moins abondante; mais toutes les fois que les végétaux apparaissent, les nitrates tendent à disparaître' peu à peu.

§ IL — Nitrates dans les eaux minérales.

Les eaux minérales ayant leur point de départ à des profondeurs plus considérables que les eaux douces de sources sont généralement peu chargées de nitrates ; et, soit que les chimistes aient peu porté leur attention sur ce sujet, soit que réellement elles n'en contiennent que des traces, toujours est-il que rarement on voit figurer dans les analyses Tacide nitrique parmi les principes élémentaires des eaux minérales. Nous devons toutefois faire une exception pour les eaux de Saint- Bonnet (Hautes- Alpes), des BalignoUes (Seine), de Contrexéville (Vosges], et la source ferro-sulfurée de Sail-lès-Château- Morand (Loire). Gomme ces sources sourdent presque tçutes des roches calcaires, auprès du gypse et de la dolomie, on peut, jusqu'à un certain point, soupçonner que les eaux douces infiltrées dans les parties du sol ne sont pas tout à fait étrangères : en admettant cependant que les analyses de ces sources ont été exécutées avec soin .

§in.

Nitrates dans Teao de mer.

Malgré les recherches de plusieurs chimistes, entre autres de MM. Marcet et Eug. Marchand, la présence des nitrates dans

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