‹ Traité de chimie hydrologique comprenant des notions générales d'hydrologie et l'analyse chimique des eaux douces et des eaux minéralesChapitre 145 sur 299 · ACIDE NITREUX ET NIÏRITES · texte numérisé non relu

ACIDE NITREUX ET NIÏRITES

Teau de mer n^a pu être constatée, et cependant les eaux des rivières et des fleuves en entraînent constamment. M. Eug. Marchand, ainsi que nous Pavons déjà dit, explique la disparition des nitrates dans Teau des mers par la décomposition de lacide nitrique au moyen de Thydrogène sulfuré que ce liquide renferme et qui a pour but de former de Tammoniaque et de Teau. Ce qui vient à l'appui de cette manière de voir, c'est qu'à part la source un peu sulfurée de Saint-Bonnet, aucun chimiste n'a pu indiquer la présence d'un nitrate dans les eaux minérales chargées d'acide sulfhydrique libre. M. Marchand a encore acquis la certitude que les poissons, pendant l'acte de la respira* tion, transforment Tacide nitrique en carbonate d'aftimoniaque. A ces deux causes nous pouvons en joindre une troisième non moins importante : nous croyons qu'avant d'arriver à leur destination, c'est-à-dire à la mer, les nitrates dissous dans l'eau des rivières sont absorbés par les végétaux qui croissent sur le sol et dans les eaux : on sait avec quelle facilité certaines plantes s'approprient ces sels en dissolution dans Teau. Mais disons aussi, avec M. Deville, que les eaux douces qui se rendent à la mer sont une masse insensible comparée à celle des eaux de l'Océan ; dune autre part, si on analysait avec soin les eaux mères des sahnes, peut-être parviendrait-on à déceler la présence des nitrates, ne serait-ce qu'en proportion très-minime : c'est là une lacune à combler.

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