‹ Traité de chimie hydrologique comprenant des notions générales d'hydrologie et l'analyse chimique des eaux douces et des eaux minéralesChapitre 148 sur 299 · ACIDE PHOSPHORIQUE · texte numérisé non relu

ACIDE PHOSPHORIQUE

avec la portion de ces acides qui n'a pas eu le temps de réagir sûr les roches, tandis que la silice mise à nu, se trouvant en présence d'une grande quantité de liquide, entre en dissolution. Voulons^nous dire par là qu'il n'existe pas d'eaux minérales contenant des silicates ? pas le moins du monde% L'eau minérale de Plombières, complètement privée d'acide carbonique et d'acide sulfhydrique, est certainement dans ce cas : aussi la considérons- nous comme le type d'une eau silicatée. Ce que nous voulons établir ici, c'est que les silicates sont beaucoup plus rares dans les eaux minérales qu'on ne le croit généralement. Nous savons bien que d après Gay-Lussac tous les principes minéraux les plus incompatibles peuvent exister dans les eaux ; mais, hypothèse pour hypothèse , nous donnerons toujours la préférence à celle qui se lie le mieux avec les faits et le raisonnement.

§ III. — Stlloe dans l*eaa de mer.

Dans l'eau des mers les analystes ont eu rarement l'occasion de signaler la silice. M. Usiglio, qui a fait, par exemple, une étude si persévérante de Tpau de la Méditerranée, ne la signale pas. La présence constante de cet acide dans les eaux des ruisseaux, des rivières et des fleuves, met hors de doute que si une poi*tion s'est précipitée avant d'arriver à sa destination, l'eau de la mer doit en contenir au moins des traces et surtout dans les parties qui baignent les côtes. Il est également à supposer que les végétaux qui vivent dans ce milieu en absorbent, ainsi qu'ils le font pour l'iode. Cependant la silice existe dans l'eau de la mer puisque M. £ug. Marchand en trouve 1 centigramme dans un litre d'eau puisée à deux lieues au large, devant le port de Fécamp; et M. MuUer, 5 centigrammes dans un litre d'eau de la mer du Nord prise à Scheveningen.

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