‹ Traité de chimie hydrologique comprenant des notions générales d'hydrologie et l'analyse chimique des eaux douces et des eaux minéralesChapitre 17 sur 299 · K +2(H0) = KO + HO + H · texte numérisé non relu

K +2(H0) = KO + HO + H

ainsi s'explique Taccumulation de l'alcaU au pôle négatif, et comment l'hydrogène tire son origine de deux sources différentes : de celui qui est contenu dans la potasse et de celui qui provient de Faction du potassium sur Teau.

La théorie de M. Bourgoin est, comme on voit, basée principalement sur ce fait queTeau pure, soumise à l'action de la pile, ne se décompose pas, ou ne se décompose que très-difficilement, et seulement à l'aide d'un courant très-intense ; mais que, si elle contient un acide ou un alcali, l'action est prompte et facile. En ce cas, ce n'est plus l'eau libre qui se décompose, mais celle qui était entrée en combinaison avec l'acide ou l'alcali, en un mot l'eau d'hydratation de ces substances.

§ IV. — Densité de Tean pure.

L'eau, au point de vue de sa densité, ou pesanteur spécifique, présente la remarquable particularité d'avoir son maximum de contraction à la température de 4° + û au lieu de zéro ; elle

échappe donc par ce fait à la loi qui régit la dilatation de tous les liquides par la chaleur.

Cette anomalie, déjà connue des chimistes et des physiciens du siècle dernier, ne fut bien établie expérimentalement qu'en 1804 par Hope, par Haellstrom d'Abo, et surtout par les belles recherches que Despretz fit connaître en 1837.

Il résulte, en effet, des expériences de Despretz, que le maximum de contraction de l'eau oscille entre S"*, 75 et 4P,b + 0 suivant le milieu dans lequel on opère, et surtout suivant la précision des instruments, mais le nombre de 4° a été adopté comme représentant la moyenne de toutes les recherches exé* cutées dans ce sens.

Nous verrons, en parlant de la formation de la glace, le rôle que joue dans la nature le maximum de densité de l'eau à Tétat liquide.

On sait que le maximum de la densité de l'eau est exprimé par 1, par 100, ou par 1,000, et qu'il sert, par ce moyen , de terme de comparaison pour la densité de tous les corps solides ou liquides.

§ V. — • Action de la chaleur et dilatation de l'eau.

L'eau, même au moment de sa congélation, émet de la vapeur qui augmente à mesure que la température s'élève.

A la température de -|- 8° son volume est à peu près le même qu'à celle de O» suivant Despretz, et M. Hermann Kopp aurait même trouvé cette égalité jusqu'à + 9^ c.

Le phénomène de la dilatation de l'eau a fourni le sujet d'un très-grand nombre d'expériences parmi lesquelles nous citerons celles de Hallstrom d'Abo (1823) ; de Muncke (1830) ; de Despretz (1839); de H. Kopp (1847); de Plucker (1852) ; d'Isidore Pierre (1855); de Hagen (1865); de Matthiessen (1866) ; de Rossetti (1868).

Nous résumons dans le tableau suivant les résultats obtenus par plusieurs de ces savants :

Ce tableau montre que depuis + i^ l'eau se dilate peu à peu jusqu'à -f- 100 degrés ; à cette température elle acquiert le plus grand volume qu'elle soit susceptible d'avoir, puis elle entre en ébuUition et enfin elle se convertit en vapeur.

Un litre d'eau produit à la température de lOOo c. 1606 litres

FormniA.

Despretx.

H.Kopp.

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