‹ Traité de chimie hydrologique comprenant des notions générales d'hydrologie et l'analyse chimique des eaux douces et des eaux minéralesChapitre 188 sur 299 · MATIÈRE ORGANISÉE OU CONFERVES · texte numérisé non relu

MATIÈRE ORGANISÉE OU CONFERVES

Nous venons de voir la matière organique azotée et soluble des eaux se déposer sous l'influence de causes diverses, donner lieu à la matière organique inorganisée ou glairine, et celle-ci à son tour, avec le temps et dans des conditions spéciales, se convertir en matière organisée.

S'il ' est fort difficile d'assigner, soit en botanique, soit en chimie, une place quelconque aux deux premières, il en est autrement de celle qui est douée d'une véritable organisation. C'est maintenant à l'histoire de cette dernière que nous allons nous livrer, tout en élaguant le plus possible ce qui appartient exclusivement au domaine de la botanique.

Dans les eaux douces stagnantes, et dans nombre de sources minérales, on observe assez souvent une identité parfaite dans la substance organique et végétante ; mais il en est d'autres aussi qui jusqu'à ce jour n'ont pas été signalées ailleurs.

La botanique nous enseigne que toutes ces espèces, pour lesquelles on a imaginé des noms particuliers tirés du lieu où on les a observées pour la première fois, pouvaient être rangées dans la classe des algues ou phycées, et dans Tordre des confervoïdes. Elles sont surtout fournies, du moins jusqu'à présent, par la famille des confervacées, des nostochinées, des ulvacées, qui comprennent les oscillariées, les nostochs, les anabaines et les ulothrix. Laissant donc à chaque observateur le soin de désigner par un nom particulier la matière organisée que l'on croit propre à certaines eaux, nous nous contenterons pour le sujet que nous traitons ici de l'inscrire sous le nom générique de conferves.

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