‹ Traité de chimie hydrologique comprenant des notions générales d'hydrologie et l'analyse chimique des eaux douces et des eaux minéralesChapitre 216 sur 299 · partie de carbonate de chaux se dissolvait dans 8831 d'eau froide · texte numérisé non relu

partie de carbonate de chaux se dissolvait dans 8831 d'eau froide

— — — 10601 d'eau bouillante.

— — — 65246 d'eau ainmoni*. partie de carbonate de baryte se dissolvait dans 14137 d'eau froide.

— — — 15431 d'eaubouillante ~ — — 141000 d'eau ammoni*.

La différence de solubilité de ces deux sels montre d'abord que le chlorure de baryum doit être préféré au chlorure de calcium, ensuite que les carbonates de chaux et de baryte sont moins solubles dans l'eau ammoniacale que dans l'eau froide.

Ea\ix douces. — Pour le dosage de l'acide carbonique libre des eaux douces, M. Pettenkofer a fait connaître le procédé suivant.

On prépare d* abord une liqueur normale contenant, pour 1 litre d'eau distillée, 2 >% 8636 d'acide oxalique pur, cristallisé,

et secsaiis être efOeuri : d'après le calcul, i centiniëiré cube de cette liqueur correspond à 1 milligramme d'acide carbonique.

D'autre part, on prend 46 cent, cubes d'eau de chaux dans laquelle on verse, à Taide d'Aine burette graduée, la liqueur normale d'acide oxalique jusqu*à saturation complète de Talcali terreux, ce qu'on reconnaît au moyen du papier de curcumm qui ne brunit plus dès que la chaux est saturée. On constate ainsi combien chaque division de la burette i*emplie d'eau de chaux renferme de chaux caustique.

On établit une fois pour toutes le titre de la liqueur normale de l'acide oxalique par rapport à celui de Veau de chaux, et on procède ensuite à l'analyse.

Pour cela, on mesure dans un ballon fermant à l'émeri ou avec un bouchon de caoutchouc lOO ce d'eau douce dans laquelle on ajoute 3 c. c d'une solution neutre et presque sa* turée de chlorure de calcium, puis 2 ce d*une solution saturée de sel ammoniac, et enfin 45 c c de Teau de chaux titrée. Le ballon bouché avec soin est agité et abandonné pendant 12 heures à la température ordinaire.

Le mélange mesure, comme on voit, 150 c. c : lorsqu'il est parfaitement transparent, on en retire, à l'aide d'une pipette deux fois 50 c. c que Ton verse dans deux ballons ; dans le premier, on dose d'abord approximativement au moyen de la liqueur normale d'acide oxalique, la quantité de chaux Ubre que le liquide contient, et on réitère cette opération avec le liquide du deuxième ballon. On prend trois fois le nombre de centimètres cubes trouvés dans la deuxième expérience comme pouvant être plus exacte que celle de la première, et on retranche le résultat du nombre de centimètres cubes nécessaires pour neutraliser les 45 c. c d'eau de chaux. La différence représente la chaux qui avait été précipitée dans l'origine par l'acide cari[>oniqne libre de Teau, et comme chaque centimètre cubé d'acide oxalique employé représente 1 milligramme d'acide carbonique, on con« nait ainsi la proportion de cet acide qui était à l'état de liberté.

S'il ne s'agissait que de doser une solution d'acide carbonique mélangé avec du bicarbonate de chaux, Tintervention do chlorure de calcium et du sel ammoniac ne serait pas nécessaire, mais on sait que toutes les eaux douces contiennent des bicarbonates alcalins qui absorberaient une certaine quantité

de la liqueur ikormale d'aoide oxalique, et l'addition des deux sels que nous venons de citer a précisément pour effet de tour* ner la difficulté.

On a fait observer que cette méthode était tout & la fois sini'pie, rapide et exacte surtout pour l'analyse des eaox.doueesqui sont peu saturées d'acide carbonique libre, et qu'elle était éga« lement applicable aux eaux minérales gazeuses. Dans ce cas, il suffit d'étendre ces dernières de plusieurs fois leur volume d'eau distillée, et de se servir d'une liqueur titrée d'eau de baryte ou bien d*eau de chaux.

Le procédé suivant que l'on doit à M. Gréhant, indique éga^ lement avec une grande précison, non-seulement la totalité de l'acide carbonique que contient une eau douce, mais encore le volume des gaz azote et oxygène. Il peut aussi servir au dosage de l'acide carbonique libre et combiné des eaux minérales faiblement gazeuses et qui peuvent être analysées après leur embouteillage.

L'appareil que M. Gréhant emploie pour cela est le même que la pompe à mercure imaginée, en Allemagne, par M. Geissler, mais qui a été considérablement perfectionnée, en France, par M. Alvergniat. Il présente le grand avantage sur la machine pneumatique ordinaire de faire le vide absolu et de recueillir facilement les gaz dégagés des eaux.

Il se compose (fig. 32] d'un tube barométrique d'une longueur de i mètre environ, fixé contre une planche verticale trèsépaisse. Ce tube est muni, à sa partie supérieure, d'une chambre barométrique A, ovoïde ou sphérique, d'une capacité de 400 à 500 centimètres cubes. Au sommet de cette chambre, est un robinet à trois voies D destiné à établir ou à interrompre les communications entre la chambre barométrique et le liquide destiné à l'analyse. Cette partie de l'appareil porte une petite cuve à mercure R qui sert à recueillir les gaz dégagés parle vide qu'on a produit. A la partie inférieure du tube baro* métrique on a fixé un long tube de caoutchouc I à parois épaisses qui s'attache d*autre part à la partie inférieure d'une cuvette 6, pleine de mercure. Ce tube de caoutchouc rend la cuvette

1. Gréhant, Absorption des gat par Us liquides organiques. Revue scientifique de la France H de Vétramgêr, 9.' serre, !'• année, 1871, p. 383.

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