‹ Traité de chimie hydrologique comprenant des notions générales d'hydrologie et l'analyse chimique des eaux douces et des eaux minéralesChapitre 232 sur 299 · A, OPÉRATIONS A LA SOURCE · texte numérisé non relu

A, OPÉRATIONS A LA SOURCE

1^ On met dans deux flacons contenant des lames minces d'argent, dont le poids a été pris à l'avance et très-exactement, 4 à 500 centimètres cubes d'eau minérale. Les vases sont entièrement remplis, bouché àFémeri et goudronnés avec soin.

Cette opération a pour but de ûxer Tacide sulfhydrique libre; et si Teau contient également un polysulfure, celui-ci est ramené à Tétat de monosulfure et son excès de soufre se porte sur l'argent.

2® On verse dans deux flacons contenant 900 à 1000 centimètres cubes d*eau minérale cme solution très-ammoniacale de nitrate d'argent.

Ce réactif donne lieu à un dépôt de sulfure d'argent impur provenant aussi bien de l'acide sulfhydrique libre que du monosulfure et du sulfhydrate de sulfure.

3** Dans deux ou trois flacons de un à deux litres environ on ajoute 4 à 5 grammes d'une solution concentrée de nitrate un peu acide de cadmium, on les remplit d'eau minérale en en dé* terminant exactement le volume, et on les bouche avec soin. Dans cette opération l'eau se trouve complètement désulfurée.

4P Dans des flacons semblables, et en môme nombre que les précédents, on verse 4 à 5 grammes d'une solution concentrée de sulfate très-neutre de protoxyde de manganèse, et on achève de les remplir avec de l'eau minérale en quantité connue, puis on les bouche aussi bien que possible afin d'empêcher l'introduction de l'air.

Cette opération a pour but de précipiter tout le soufre du

sulfure OU sulfhydrate de sulfure, etde maintenir seulement en dissolution l'acide sulfliydrique que Teau peut renfermer à l'état de liberté.

5° Pour les eaux sulfurées dans lesquelles on suppose la présence d'un hyposulfite on remplit exactement un ilacon de 2 à 3 litres, et on y ajoute avant de le boucher hermétiquement un gramme ou deux d'une solution concentrée de nitrate neutre d'argent. On précipite ainsi le soufre à l'état de sulfure ou d'acide sulfhydrique, l'acide sulfurique, le chlore, Facide carbonique, etc., tandis que l'acide hyposulfurique a produit de Thyposulfite d'argent qui reste dissous.

6° On fait plusieurs expériences sulfurométriques avec de Teau puisée au moment môme : 1" après y avoir ajouté du chlorure de baryum, qui précipite les sels à réaction alcaline (carbonates, silicates) ; 2** en se servant de la liqueur normale de M. Filhol; 3° en opérant dans un vase à ouverture étroite, afin d'empêcher la décomposition de l'eau par l'oxygène de Tair; 4° en maintenant la burette graduée et en amenant la température de l'eau minérale à -|- 15".

Gomme certaines eaux sulfurées thermales exigeraient un séjour trop prolongé dans de l'eau froide pour les ramener à la température de -f 15% ce qui hâterait la décomposition partielle des principes sulfurés, M. Filhol a imaginé de renverser le procédé sulfurométrique de la manière suivante.

Pour les eaux minérales sulfurées dont la température est très-élevée (75°), température qui ne permet pas à l'iodure d'amidon de se produire, M. Filhol prend une solution titrée d'iodure d'amidon soluble et il verse, au moyen d'une burette graduée, l'eau minérale à analyser dans cette solution jusqu'à ce qu'elle soit entièrement décolorée. L'iodure d'amidon étant assez facilement décomposable, M. Filhol l'essaye au moment où il veut en faire l'application, à l'aide de l' hyposulfite de soude titré.

Un décigramme d'iodure d'amidon soluble, dit ce chimiste, dissous dans 1 litre d'eau, fournit un liquide d'un bleu trèsfoncé, dans lequel il n'existe que 0»',01 d'iode : 08^01 d iode est l'équivalent deO^S 003 de sulfure de sodium. Si l'on voulait analyser une eau renfermant par Utre 0«%05 de sulfure alcalin (c'est la proportion de sulfure contenue dans les eaux moyen-

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