‹ Traité de chimie hydrologique comprenant des notions générales d'hydrologie et l'analyse chimique des eaux douces et des eaux minéralesChapitre 243 sur 299 · SEL EMPLOYÉ · texte numérisé non relu

SEL EMPLOYÉ

POIDS DU SBL

apprt'ciable à Tœil.

Sodium.

Lithium.

Calcium.

Cœsium.

Strontium.

Rubidium.

Potassium.

Baryum.

Chlorate de soude.

— de lithine.

Chlorure de calcium.

— de cœsiam.

— de strontium.

— de rubidium.

— de potassium.

Chlorate de baryte.

"Voilà pour l'analyse qualitative.

Les chloro-platinates de cœsium et de rubidium n'étant pas tout à fait insolubles dans l'eau, et, d'autre part, les propriétés chimiques de ces deux sels ayant la plus grande analogie, leur analyse quantitative n'est jamais d'une exactitude rigoureuse :

nous allons cependant faire connaître les procédés qui ont été décrits à cette occassion.

Le mélange des chlorurés platiniques de cœsium et de rubidium est converti en carbonates en ]e traitant par l'acide nitrique et en faisant chauffer ces nitrates avec Tacide oxalique. La solution très-concentrée est ensuite versée dans un flacon qui contient de Talcool anhydre. Ce véhicule ne dissout que le carbonate de rubidium que Ton sépare du carbonate de cœsium insoluble.

H. Rose ne considère pas ce procédé com^ne suffisamment sûr parce que les oxydes de cœsium et de rubidium se convertissent très-facilement en sels doubles qui sont plus solubles dans Talcool que leurs sels simples.

M. Bunsen, tenant compte de cette remarque, a imaginé un autre procédé qui consiste à transformer les chloro-platinates de cœsium et de rubidium en sulfates qu'il décompose ensuite par Peau de baryte. On obtient ainsi une solution d'oxydes de cœsium et de rubidium dont on prend le cinquième seulement que l'on fait bouillir dans une capsule d'argent avec du carbonate d^ammoniaque. Si on ajoute ensuite de l'alcool à ce mélange, le véhicule dissout une partie de Thydrate d'oxyde de cœsium^ et laisse, comme résidu, le carbonate de rubidium qui retient cependant une notable proportion de cœsium. Cette opération est répétée cinq à six fois en employant aussi peu d*alcool que possible pour opérer la dissolution, et l'oxyde de cœsium est exempt d'oxyde de rubidium.

H. Rose, auquel nous empruntons la description de ce mode opératoire, fait remarquer qu'il est difficile d'obtenir une séparation même approximative des deux métaux, mais ce qui rend cette analyse encore plus délicate c'est que lorsqu'on traite par le bichlorure de platine un résidu d*eau minérale, le chlorure de calcium qu*il peut encore retenir dissout assez facile*ment les chloro-platinates de cœsium et de rubidium. C'est pour ce motif que nous conseillons d'ajouter du carbonate d'ammoniaque vers la fin de la concentration de l'eau minérale pour en précipiter la chaux et la magnésie.

KECHERCHE DU THALLIUM . «86

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