‹ Traité de chimie hydrologique comprenant des notions générales d'hydrologie et l'analyse chimique des eaux douces et des eaux minéralesChapitre 258 sur 299 · RECHERCHE DU COBALT · texte numérisé non relu

RECHERCHE DU COBALT

Comme la quantité d'oxyde de cobalt, élément signalé seulement dans l'eau minérale ferrugineuse d'Orazza, en Gûrae^.e6t toujours excessivement minime, c'est en faisant évaporer un grand nombre de litres d'eau et, encore mieux, en pnenant le dépôt naturel de cette source, que la rechercha, présente quelque chance de succès.

. Le résidu artificiel ou le dépôt naturel est.traitc par ua excès d'acide cblorhydrique; la solution filtrée et étendue est saturée par la potasse caustique, et additionnée de sulChydrate d'sm* moniaque. Ce réactif précipite, avec du soufre, des sulfures de fer,, de manganèse, de cobalt et de ralumine. gélatineuse. Le dépôt, dissous à chaud dans l'acide nitrique, donne un liquide que l'onadditionne d'un grand excès d'ammoniaque caustique. Cette dernière s'empare de l'oxyde de cohalt qu'il colore en bleu. On acidifie la liqueur alcaline pac l'acide cblorhydrique et on y fait passer jusqu'à refus un courant de gaz sulfhydrique. Si la coloration bleue précédente é&ail due à du cuivre, il se produirait alors du sulfure de cuivre que l'on sépare. Dans le cas contraire, on continue l'opération afin de i^chercher si

le ittckel ne ae leftcontperait pas à côté du cobalt. Peur CBkr, on éyapore la soiutioa.aciâe jusqu!à siccité^ on dissout le résida dans de Teau, on neutralise exacftemenl^ l'excès dfadde^ et on verse dans le liquide de l'acide oxalique qm dépose soit de l'oxalate de cobalt,, soit de l'oxalate de nickel. On traita le précipité par un léger excès d'ammoniaque jusqu'à, dtssola" tion, et on abandonne le mélange au-dessus de l'acide snlfniique dans un appareil dessiceateur : l'oxalate de cobalt reste dissous, tandis que l'oxalate de nickel se précipite. La aolutian d*oxalate de cobalt traitée par un peu de carbonate neutre de soude donne du carbonate de cobalt, sous la forme d'un précipité rose*

GHÂPITRE XXXIX

Comme le cobalt^ le cuivre ne peut être reconnu, d'une manière certaine qu'en employant le résidu d'un certain nombre de litres d'eau ou le dépôt spontané. Voici, pour avriveo k ce butv le^ procédé la plus sûr..

La substance solide est dissoute dans l'acide chlorbydricpie étendu de deux fois son volume d'eau. Après avoir séparé les matières insolubles on £ait passer daas la solution âitrée et maintenue acide un courant prolongé dacide suif bydirique, qui précipite tout Le cuivre à l'état de sulfure noir. Gebub-ci est recueilli, lavé, rapidement avec de l'eau chargée d'acide si^hydriqoe et chauffé au rouge dans un creuset de platine avec quelques gouttes d'acide nitrique : oa obtient comme résidu, du bioxyde de cuivre dont on apprécie la quantité.

Nous avons admis le cas où le cuivre existerait seul dans une eau; mais, comme nous l'avons dit ailleurs, ce métal, à moins de circonstances accidentelles, parait se trouver dans les dépôts Ae certaines eaux,. mélangé avec du plomb, de l'antimoine et de l'étain. Pour séparer ces corps entre eux, M. Will a fait connaître: ua- procédé particulier qui sera décnt plus loin.-

Sans avoir positivement reconnu: le cuivre dans l'eau de la mer elle-même, MM. Malaguti, Durocher et Sarzeau ne con-

cluent pas moins à son existence, et cela parce que les fucus qui croissent dans ce milieu en renferment des quantités appréciables. Ces chimistes ont indiqué pour ce genre de recherche le procédé suivant.

Les varechs frais sont placés dans un grand flacon lavé à Teau régale, avec une quantité d'eau suffisante pour que les plantes se trouvent complètement submergées. On fait passer dans la masse liquide renfermée dans un flacon bouché à Témeri, un courant de chlore bien lavé et on laisse réagir le tout pendant vingt-quatre heures.

Cette opération est répétée tous les jours jusqu'à blanchiment complet des fucus et cessation apparente de toute réaction. La solution décantée dans une capsule de porcelaine est considérablement réduite par évaporation. On la sature ensuite par l'ammoniaque, on la filtre et on l'amène à l'état neutre par l'acide acétique très-pur. L'addition du cyanoferrure de potassium communique à la masse entière une couleur rouge brun qui est la réaction caractéristique des sels de cuivre.

Nous rappellerons en passant qu'avant de conclure à l'existence du cuivre dans une eau quelconque, il est important de s* assurer si elle ne serait pas accidentelle.

On sait, en effet, que lorsqu'on chauffe de l'eau dans une i»psuie placée sur une lampe à alcool, la flamme est toujours plus ou moins colorée en vert par suite des vapeurs cuivreuses dont une partie peut se répandre dans le liquide soumis à l'analyse. M. Lossen opérant sur diverses matières organiques a signalé qu'il obtenait ou qu*il n'obtenait pas de cuivre suivant qu'il incinérait avec un bec en cuivre (bec de Bunsen) ou un bec exempt de cuivre (bec en verre). C'est là une précaution contre laquelle on ne saurait trop mettre en garde les opérateurs.

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