CHAPITRE XLIV
RECHERCHE .DES ACIDES ACÉTIQUE, FORMIQUE, PROPIONIQUE ET BtrrYRlQXTE
Tout ce queinous allons dire but la mamière de séparera de reconnaître les acides organiques volatils signalés par Vogel
RECHERCHE DKS ACIfifiS .ACÉTIQUE, ETC. 719
et M. Scberer daas les résidus des emmi /minérales, est extrait des méiDoires de ces cJûmistea
' Vogel, qui a le premier entrevu Taeide âcéticpie, est arrivé à ce résultat de la maniôre euivante : le vésidu de plusieurs litres d'eaUft traité par Talcool, ra abandonîDé à oe véhicule une petite quantité de sel qui, desséché complétemeiU, attirait fortement rhumidité de l'air et s'est changé en liquide. La solution additionnée d'acide sulfurique concentré a répandu une odeur de vinaigre^ et le chlorure de platine a produit un sel insoluble ; d'où Vogel a conclu à la préexistence de racétete de potasse.
Quant aux acides formique, propionique et butyrique indiqués par M. Scherer dans l'eau minérale de Bruckenau, voici comment il est arrivé à les reconnaître :
Le produit de Tévaporation de 54 litres d'eau, placé dans une cornue, a été soumis à la distillation avec de l'acide sulfurique; en a obtenu un liquide acide qui a été saturé par de la baryte. Après la concentration de la solution, il est resté un mélange de sels barytiques pesant 0s<^^16; celui-ci, U'aité par l'alcoal à 85% s'est divisé en deux portions; l'une insoluble, du poids de Oer,070, possédait tous les caradères du formiate de baryte, correspondant à 0,0228 d'acide formique exempt d'eau, c'est-à-dire à 0,00042 d'aoide pour 1000 parties d'eau; l'autre, soluble dans Talcool, qui pesait 0",246.
La .solution alcoolique évaporée à siccité a donné une masse gommeuse qui, reprise jpar l'eau et décomposée par le sul&te d'argent, a fourni du sulfate de baryte «et un mélange d'acétate, de prqpionate et de butyrate d'argent. Lorsqu'on eut sépai^ le sulfate de baryte, on ât concentrer au-dessus de la machine pneumatique la liqueur, qui a donné des grains cristaUînsâe la grosseur des semences de pavot. Une partie de ces cristaux, mise sur des charbons ardents, a décrépité à la manière de l'acétate d'argent, et enfin une autre partie, décomposée par une goutte d'acide sulfurique, a r^andu, dit liL Scberer, l'odeur propre à l'adde acétique.
Les cristaux en question, mis sur île champ d'un microscope et additionnés d'acide sulfurique concentré, ont produit quelques fines gouttelettes Joiuileuses que M. Scheoer oonsidère comme de l'acide butyrique. Du reste, leur analyse immédiaite
a donné un poids d'argent métallique correspondait au sel double de propionate et d'acétate d'argent de M. Gottlieb.
L*eau mère des cristaux précédents, étant de nouveau concentrée dans le vide, a donné un autre sel en forme de dentrites pesant 0«',205 qui, analysé, contenait 0«',114 d'argent métallique, soit 55,609 p. 100. Or le butyrate d'argent indique par le calcul 55,3 d'argent métallique. Une autre portion de ce sel d'argent, traitée à son tour par Tacide sulfurique concentré et en opérant sur le champ du microscope a laissé voir des gouttelettes huileuses ressemblant tout à fait à l'acide butyriqile et en ayant l'odeur.