RECHERCHE ET DOSA&E DES MATIÈRES ORGANIQUES
Xiète otganiqw «e produit, la sototiai normate sa éânokoBr et on reconnatt qu'elle est achevée lorsque le réactif consepv^e une coiafatio» ronfla pacsùAimile. Le nuBdnre de eantimètres cubes versés donne en milUfrfetnaisea le pcéds dn pfimanflmÉB décofl^posé par. un litie d'eau.
Ce moderopémtoire n'indique pas la nature et là praperkioii exacte des matines organiques dissoutes dans tes eaux. D^autre pact, on lui r^Hroche,, noa sans raison, de ne pas pouvoir a*ap* ptiqserà toutes les eanx douces ou minérales, parce quelles* ci aentiennent quelquefois des substances oi^paniques on minérales qui sont plus ou moins détruites par le permaDganate de potasse : nous citerons, par exemple, les nitrites, lassais de protbxyde de fer et les principes sulfurés.
Mais lorsqu*!! s'agit de comparer la qualité de certaines eaux au point de vue de leur saturation en matières organiques, cette méthode fournit des résultats approximatifis que le chimiste ne dCBl pas dédaigner. C'est ainsi que M. Monnier i a pu reconnaître que l'eau des puits de Paris décomposait de 3 à 12 mil^ ligjnmmes de permanganate de potasse, et que les eaux les plus chargées en matières organiques étaient celles de la rue Saint* Antoine : les eanx de la Seine, à Bercy, décomposent 6 milU* grammes de liqueur titrée, et celles prises à Passy 7 miiligr. 1 ; la» eaux de la Bièvre décomposent jusqu'à 58 milligrammes de permanganate, c'est-à-dire qu'elles contiennent dix fiais pins de matières organiques que les eaux de la Seine.
Quelques années après la publication du mémoire de M. Mon* nier,. M. Péligot a fait connaître une nouvelle méthodexi'évaluer la proportion de matières organiques des eaux qui est fondée sur la propriété qne poseède le perchlorore de fer de déstnfact^ les eaux pntndas en précipitant la totalité des matières- or* ganiques qu'elles contiennent ^; voici comment ce chimiste indique d'opérer.
On prépaie une soAutieii titrée de perohlorune de fer avec âO grammes da ce sel' Boblimé etl litre ou un denn<tftre d'eau distillée.
Fune autre part, on fait usage d'un grand flacon jaugé, en veire, d'ime capadté de ^ litres environ, ayant à quelques
1. Monnier, Moniteur scientifique du docteur Quesneville, 1860, t. II, p. 801. 3. Péligot, Armàle» àe ehimie tt de fkyiiqvfj 4* série^ 186i, t. III, p. S13.
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centimètres de son fond une tubulure en verre munie d'un robinet.
Après avoir rempli d'eau ce flacon, on y verse goutte à goutte la liqueur titrée de perchlorure de fer, jusqu^à ce qu'il ne se produise plus de précipité. Lorsque les flocons ocreux sont rassemblés au fond du vase, on ouvre le robinet qui laisse écouler Feau limpide qui les surnage. On ajoute une nouvelle quantité d*eau qu'il s'agit d'étudier, et on la traite comme précédemment par la solution de perchlorure de fer. En rép^ant quatre fois cette opération, on recueille rapidement dans la partie inférieure du vase le dépôt fourni par une centaine de litres d'eau.
M. Péligot fait observer que la quantité de réactif à employer doit être sensiblement égale à celle des matières minérales que l'eau renferme. Avec une moindre proportion, le précipité ferrugineux renferme du carbonate de chaux qu*on peut, d'ail* leurs, en séparer à l'aide de l'acide chlorhydnque très-éteodu, après avoir desséché et réduit en poudre ce précipité; on évite, du reste, la précipitation du carbonate de chaux en acidulant très-faiblement la solution de perchlorure de fer. On coosiale que l'eau limpide qui surnage le dépôt renferme un léger excès de liqueur normale, au moyen du prussiate de potasse.
Le précipité ferrugineux dans lequel toute la matière organique est condensée à la manière d'une laque contient 1,5 d'azote, ce qui représente en moyenne 40 pour 100 de substance oi^nique azotée, lorsqu'on opère avec les eaux de la Seine ou de rOurcq, et son poids total varie entre 0>%094 et 0(%131 par litre d'eau.
Pour en connaître la composition, on l'analyse par les procédés ordinaires : ainsi, le carbone et l'hydrogène sont brûlés par Foxyde de cuivre, Tazote est converti en ammoniaque par la chaux, et l'oxyde ferrique par la calcination simple.
M. Péligot convient que même par ce moyen, on ne peut pas apprécier la composition exacte de la matière organique engagée avec l'oxyde de fer qu'il considère à l'état d'hydrate de la formule Fe20^3HO.
Cependant, il pense que l'eau de la Seine contient surtout une substance organique appartenant à la classe de ces matières nombreuses, encore mal définies, dé -ignées sous le nom de
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proéttits humiquesy qui ont pour Voxydede fer une affinité trèsgrande, et qui possèdent une grande analogie avec les acides crénique et apocrénique.
M. Péligot considère donc que la matière organique précipitée par le perchlorure de fer est azotée, et que l'analyse élémentaire de ce dépôt ocreùx peut fournir des résultats comparables à ceux que donneraient Iç crénate et Tapocrénate de 1er s'ils étaient soumis au même genre d'analyse : ainsi, du moment, où, suivant Mulder, l'acide apocrénique renferme du carbone, de l'hydrogène et de Tazote, et de l'oxygène en proportions constantes, il est facile de reconstituer jusqu'à un certain point par le calcul la matière organique des eaux avec les quantités de carbone, d'hydrogène, d'azote et d'oxygène obtenues en analysant le précipité ferrugineux d'une eau quelconque.
C'est là, on le comprend tout de suite, une hypothèse, mais qui ne semble pas trèséloignée de la réalité. Dans tous les cas, M. Péligot se croit autorisé à représenter par les nombres suivants, la composition d'un dépôt ferrugineux formé au sein de Teau de Seine :
Hydrate forrique 77,5
Matière organique azotée 4,8
Oxjde de fer combiné avec cctto matière . . . . -. 17,7
Avpns-n'ous besoin d'ajouter maintenant que le mode de. dosage indiqué par M. Péligot ne s'applique qu'aux eaux douces susceptibles de contenir de la matière organique provenant principalement des substances végétales, et qu'il ne pourrait servir avec les mômes avantages au dosage des matières que renferment certaines eaux minérales thermales, telles que les eaux sulfurées. :
Peu de temps après, M. Bellamy a signalé deux autres procédés; le premier qui consiste à doser à l'état d'acide carbonique, le carbone de la matière organique des eaux ; le second qui est basé sur l'emploi du sous-sulfate d'alumine qui, suivant son auteur, précipite mieux que le perchlorure de fer de M . Péligot, cette même matière organique. La proportion de cette dernière, sous forme de laque, se déduit de l'intensité de
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coloràtibn dti dépôt altimîaetix obtenu. M. Bettamy ccnafMure PiEteBsité de cette coloration 4 une teiitte tfpeobtenufe^a^ffte êe Feau colorée par une quantité détermittée de BWtièree otfa- Brques, resrtnitt de gentiane, par>ex»m^6«
M. 'FranUand ereit que Ton peut ddteniiaer la imapvrtfnii des matières organiques d'une«eaa qoatcdiiqae eAjdcNwiit d'ia^ bord le carbone et l'eoote par les méthodes ordinaires, on ae- Gond lieu en évaluant Tazote de Tacide nitrique et de Tacide nitreux, et en troiâème lieu en dosant Taiote de rauunoniaqae; la difiérenoe représenterait Vazole organiq%Ae,
Tovles ees -évakiationB sont faciles à faire aans damto, mais une K»rs la prop^tion de ces corps simptes connue, comment les reconstituer en matière organique par le. udcul?€e carbone et cet aaote étaient41s primitivement dans Teau il T^at diacide crénique, d'acide ulmique, de bitume, de matière oTganicpie esotée ou non azotée? Tels sont les diiiérents problèmes qui ee posent natueëllemeat à Tôsprit et contre ksqneiB taos les rûsonnements viennent échouer.
Avant M. Frankland, M. Hervé Mangon ^ AdoMgiQé deéoavr l'azote des matières organiques contenues dans les ean-d!imgation par la combustion dans un tube à analyse organique du résidu des eaux; mais après avoir tenu compte de Pilote à Tétat d'ammoniaque et diacide nitrique, ils'estbian^rdé, avec r azote eixcédant, de reconstruire la molécule organique par un calcul ou approximation quelconque, ainsi que Ta bit H. Eraoklaud.
On est maintenant en droit de se demander si les aitîdaa cré- Mqne et apoerénîque, le bitume et la matiftne organifine i soluMe, ne peixvent pas se renoontrer dans une joéi Ce siljet, il &ut bien l»âire, a été peu abordé par ies oiûffittlas : seul M. Liebig a admis reKistenoe d'une mstièce oagashine azotée et du bitume dans les sources d'Aix-lanShapelle* Pnnr reconn«ttre>oes eub&tancee, oe savant a évaporé jHBqu'à «nité Tenu, piéalablement neutraUsée |ttr l'ai»uie obbuAqiîlciqw résidu chauffé au rouge aibruni, et il stest volatilisé isne ^petite quantité de sel ammoniac. £n ofénmt 9»bù une {dus gcmede quantité d'eau, M, Liebig a remavqiié qiae les produite ipiavx répandaient une odoir prononcée de bitume.
1. Expéhenees $ur V-vmploi rfpj niitr êans les irrryationt. t**rin, 1860, p. 6.
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i>âBSt3l{|'iêi'«2'Vâ/l"^ BOatioMiMit mute fe*i>'fia^4K b¥^vV^ ^ déteriDiner eiacte-
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INTERPRÉTATIOTV DES RÉSULTATS OBTExNUS 731
degrés, «uivant la nsiture plus on môinB altéraible d€ Veau.
6. Regard en verre pour Barveiller rébalMon de Teau dans la caps«rt6 de pMhie.