PRODUCTION ARTIFICIELLE DE LA GLACE
Nous avons montré plus haut comment l'eau, par le fait seul du rayonnement, se solidifiait lorsquelle était exposée dans un milieu d'une température moins élevée qu'elle.
Le passage de Teau liquide à l'état de vapeur occasionne parfois un tel abaissement de température qu'une partie ne tarde pas à se convertir en glace ; en voici quelques exemples :
Si l'eau est soumise brusquement à une diminution de pression atmosphérique, son calorique latent diminue dans le même rapport, au point que, de liquide, elle devient solide : ainsi, l'isau qu'on place sous une cloche, dans laquelle on fait le vide, par la; machine pneumatique, entre en ébullition à chaque coup de piston, parce que la pression diminuant, le calorique latent se sépare du liquide, une partie de l'eau se volatilise comme si elle était chauffée à 100 4-0, mais si on soustrait cette vapeur d'eau à mesure qu'elle se forme, l'autre partie de l'eau liquide se congèle.
De l'eau contenue dans un vase de verre mince entouré de coton, que l'on arrose ensuite avec de Télher, se congèle presque instantanément, par le fait de la soustraction de son calorique sous l'influence delà prompte volatilité del'éther.
On sait que certains gaz, tels que les acides sulfureux et carbonique, le protoxyde d'azote et le gaz ammoniac, possèdent la propriété de se liquéfier lorsqu'on les soumet à l'action d'une très-basse température et d'une forte pression.
En 1859, un habile ingénieur français, M. Carré, a mis à profit le refroidissement produit par l'évaporation de l'ammoniaque pour obtenir de la glace d'une manière industrielle ; voici comment M. Carré a résolu cet important problème qui repose sur le mécanisme suivant < :
Qu'on se figure un appareil composé de deux cornues d'une capacité respective de 1 à 4 volumes, dont les deux cols un