DISTRIBUTION PAR LES CONDUITES DÎSS EAUX POTABLES
Les expériences de quelques auteurs ont montré, qu'en gé- * néral, les réservoirs en sânc pouvaient être employés avec sécurité parée. que Feau n'attaquait que faiblement oe métal ; cependant on a considéré que si l'oxyde de ztfic n^était pas à proprement parler vénéneux, son usage habituel, à haute dose^ pouvait avoir de grands inconvénients.
M. Zîureck a trouvé que Veau attaquait d-âutant plus le zinc qu'elle contenait une plus grande quamité de chlorures et que le omtact était plus prolongé. Ainsi, ce chimiste a constaté jusqu'à 4«% 0104 de zinc dans 1 litre d'eau qui ne renfermait ce pendantqu'une quantité relativement faible de chlorures, mais qui avait été en contact pendant très- longtemps avec ce métal.
Le zinc qui revêt la tôle, en un mot le fer zingué ou galvanisé, se comporte^t-il de la même manière que le zinc ordinaire ?
M. Scbaeuffèle étudiant, en 1848, l'action qu'exercent différents liquides sur le zinc et le fer zingué, avait reconnu que le zinc du fer zingué se dissolvait plus facilement dans' l'eau que le zinc pur. Cet intéressant sujet a été repris et complété, en 1864, par un savant pharmacien en chef de la marine, M. Benj. Roux^, à l'occasion de la conservation de l'eau dans des caisses en fer zingué, destinée à la marine de l'État, et voici les résultats auxquels ce chimiste ast arrivé :
L'eau, mise en présence du fer galvanisé, attaque le zinc d'une manière sensible ; cette influence varie suivant sa nature ou sa provenance. Assez faible avec l'eau distilée ne renfer* mant que de minimes proportions d'air et d'acide carbonique^ cette action est plus énergique avec l'eau de source du grès vert, plus forte encore avec Veau distillée contenant de l'acide carbonique fourni par la décomposition des. bicarbonates terreux. Enfin elleprésente un maximum d'intensité avec l'eau de rivière (eau de la Charente) tenant en dissolution une notable quantité d'air et de chlorure sodique.
La proportion d'oxydes de zinc et de fer dissous dans ces conditions estindiquée dans le tableau suivant.
1. Benjamin Roux. Obsei^ationt sur la conservation de Vsau dans les caisses de fer xingvé, (Journal de Pharmacie et de chimie, l* sériei t. I^ 1866, p. 99.)