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PHOSPHURE DE CALCIUM

La préparation et les propriétés de ce composé ont été signalées

RECHERCHE ET DOSAGE DU CALCIUM

868. Les sels de calcium ne sont précipités ni par l’hydrogène sulfuré ni par les sulfures alcalins. Les alcalis caustiques ne précipitent la chaux que si les solutions sont concentrées. Les carbonates alcalins donnent un précipité de carbonate de calcium.

Uoxalate eVammonium produit un précipité d’oxalate C^O^Ca qu’on peut envisager comme tout à fait insoluble dans l’eau, surtout en présence d’ammoniaque libre ; le précipité est insoluble dans l'acide acétique.

L’acide sulfurique et les sulfates solubles donnent dans les solutions, qui ne sont pas trop étendues, un précipité peu soluble dans l’eau et insoluble dans l’alcool.

L’acide fluosilicique et le chromate de potassium ne précipitent pas les solutions de calcium.

Les sels de calcium communiquent à la flamme une coloration rouge, qui paraît d’un vert serin à travers un verre vert, tandis que la flamme rouge du strontium paraît jaune. Examinée au spectroscope, la flamme de calcium donne deux raies caractéristiques : une orange Cua et une verte Cap. Pour retrouver par ce caractère le calcium dans un sel tout à fait fixe, on pulvérise le sel, on en place quelques parcelles dans la boucle d’un fil fin de platine, on l’arrose d’une goutte d’acide chlorhydrique, et on l’introduit dans la flamme devant la fente du spectroscope. Si l’on a alfaire à un silicate inattaquable par l’acide chlorhydrique, on le traite par le fiuorure d’ammonium, puis par l’acide sulfurique.

Le dosage du calcium, qui accompagne les mélaux alcalins après la séparation des métaux précipitables à l’état de sulfure, s’elTectue en le précipitant par le carbonate ou par l’oxalale ammo-

STRONTIUM.

nique eu présence d’ammoniaque libre; la solnliou doit être (additionnée de sel ammoniac, alin d’empeclier la précipitation de la magnésie. Le précipité doit être produit à chaud. Après quelques heures on le recueille sur un filtre, on le lave avec de l’eau contenant une trace d'ammoniaque libre, on le sèche et on le calcine. L’emploi del’oxalate d’ammonium est préférable à celui du carbonate; la précipitation est plus complète. La calcination ménag'ée de foxalate fournit du carbonate de calcium. Une calcination à la lampe d’émailleur laisse un résidu de chaux. Le calcium se (déduit du poids de l’un ou l’autre de ces résidus. Comme contrôle, on peut redissoudre le résidu dans un peu d’acide chlorhydrique 'étendu, y ajouter de l’acide sulfurique, sécher et calciner. On a lainsi le poids du calcium à l’état de sulfate.

Quand la chaux est contenue dans une solution en même temps ique l’acide phosphorique^ elle est précipitée à l’état de phosphate ipar l’addition d’ammoniaque. Parmi les procédés employés pour la ■ séparer du phosphate, un des plus simples consiste à redissoudre de précipité dans une petite quantité d’acide chlorhydrique, à ineutraliser la solution par l’acétate de sodium, et à la précipiter par l’oxalate ammonique.

STRONTIUM. — Sr 87,2.

869. Lastrontiane a été pour la première fois disting uée de la hat- ryte en 1790 par Crawford, qui constata certaines différences entre le ;i minéral nommé strontianite^ qui est du carbonate de strontium, et Ida baryte carbonatée avec laquelle on l’avait confondue jusqu’a- Idors. Les recherches de Hope, Klaproth, Kirwan, à peu près à la fl même époque, confirmèrent cette distinction. Le strontium se ren- ^‘contre dans la nature à l’état de sulfate [célestine). Il accompagne Ijquelquefois en petite quantité le calcium dans les différentes variétés de calcaire et dans les eaux minérales.

Strontium métallique. — Il a été isolé en premier lieu par II. Davy en 1808 par l’électrolyse de la strontiane ou du chlorure de strontium humide. On l’ohtient plus aisément en soumettant à l’électrolyse le chlorure de strontium en fusion (Matthiessen). LM. B. Franz prépare ce métal en distillant son amalgame dans un courant d’hydrogène. L’amalgame lui-même est obtenu en traitant à 90" une solution saturée de chlorure de strontium par de

STUUNTllJM.

ramalyanio de sodium à 2;i p. 101) de sodium ; il doit êlre lavé rapidcment, puis séclu‘ dans du papiei'.

Le strontium est jaune (îonime le calcium, mais un peti j)lus loncé. Il fond au rouge naissant et ne so volatilise ]>as au i‘ouge vif. Densité = 2,4 à 2,5. Il est plus dur que le calcium, ductile et malléable. Il se comporte comme le calcium à l'égard des agonis chimiques; il est moins électro-positif que ce dernier métal. Il brûle avec éclat à l'air et décompose l’eau avec etfervescence.

CHLORURE DE STRONTIUM. — SrCl^.

870- On l’obtient en dissolvant le carbonate ouïe sulfure de strontium dans l’acide chlorhydrique. Il cristallise en longues aiguilles efflorescentes, hexagonales, renfermant SrCl^-hôH^O. Leur densité est égale à 1,603. Le chlorure déshydraté estime poudre blanche fusible à 829° (Carnelley) en une masse vitreuse transparente, de 2,96 de densité. Ce sel est très soluble dans l’eau, qui en dissout 44^,2 à 0° et 116’’, 4 à 118°, 8; sa courbe de solubilité est sensiblement une ligne droite. Sa solubilité dans l’alcool est proportionnelle à la quantité d’eau que renferme l’alcool. Le chlorure anhydre est très peu soluble dans l’alcool fort. La solution alcoo- ^ lique brûle avec une belle flamme rouge.

Le chlorure de strontium anhydre absorbe 8 molécules de gaz ammoniac.

Bromure et iodure de strootiu-m. — Ils sont tous deux très solubles et cristallisent avec 6H-0.

OXYDES DE STRONTIUM.

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