‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 110 sur 359 · TRAVAIL DU VERRE · texte numérisé non relu

TRAVAIL DU VERRE

bon; oxygène oL gaz carbonique dans la préparation du cristal. Ce dégagement gazeux est nécessaire parce qu’il opère le brassage du mélange et le rend plus homogène. Quand la réaction est achevée, la masse cesse d’ôtre bulleuse et ^'affine ; les matières insolubles dans le verre fondu montent à la surface et sont enlevées îi l’aide d’un râble. On les désigne sous le nom de de verre; elles sont formées de sulfates et de chlorures alcalins ayant échappé à la décomposition. La fonte et l’aftinage durent douze à vingtquatre heures.

Quand l’affinage est elfectué, l’ouvrier prélève, avec sa canne,

Fig. 195.

une goutte de verre qu’il souflle (fiole d’épreuve) pour examiner l’aspect du verre solidifié, puis si le verre est jugé de bonne qualité, le travail commence.

Nous ne pouvons entrer ici dans le détail technique de ce travail. L’outil principal est la canne, tube en fer de 1 à 2 mètres de longueur avec lequel l’ouvrier cueille le verre fondu qu’il souffle ensuite lorsque le verre a perdu une partie^ de sa Iluidité. Il rajoute, suivant les besoins, une nouvelle cueille et entretient la pièce qu’il travaille à la température voulue en la réchaulTant devant l’ouvreau. La pièce, à l’aide de divers tours de main, reçoit la forme voulue. Pour le verre à vitres, cette forme est celle de giTinds cylindr'es qu’on fend ensuite suivant une génératrice et qui.

étaiil portés dans un four spécial [four à rt.endrr], s’ouvi'ont et s’é-

GLUCINIUM OU GLUCIUM.

loiulonl (1(> maniore à produire une surl'ace plane. Le louj- à éLen- (Irc est, coiiligu au four à i*ecuire.

l^oiir les hoiileilles et divers autres objets, le veri-e est soufllé dans uii moule.

Lnliii, pour les glaces, le soufllage a été remplacé par le coulage. Le creuset contenant le verre fondu est amené à l’aide d’une grue au-dessus d’une table en fonte cbautlee, portée par un chariot, sur laquelle on coule la matière fondue; sur la table se meut un rouleau en fonte, qui l’Oule sur des tringles mobiles, donnant à la glace sa largeur et son épaisseur. Une fois laminée, la glace est conduite dans la carcaise, ou four à recuire, dont la sole est au niveau de la table qui porte la glace. La glace refroidie est finalement doucie et polie au colcothar.

Le cristal se travaille comme le verre, mais exige beaucoup plus de soins dans le choix des matières premières, dans leur mélange

et dans leur fusion. Il faut se tenir à l’abri de toute influence réduc-

trice qui donnerait une teinte grise au cristal, par suite de la production de plomb réduit, très divisé.

MM. Maes et Clémandot, de Clieby, ont préparé, il y a une vingtaine d’années, un cristal exempt de plomb et représentant un horosilicate de zinc ou de baryum et d’alcali. •

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