S02— OM
S0>Mg.S0^AP + 6H20 ou ^O-^Mg + GH^O
Ces sels sont isomorphes avec le sulfate de magnésium clinorliombique et perdent toute leur eau à 136°, c’est-à-dire 6 molécules comme le sulfate de magnésium. La septième molécule d’eau de ce sel joue donc le rôle moléculaire du sulfate alcalin dans le sel double (Graham). Tous les sulfates isomorphes avec le sulfate de magnésium fournissent les mêmes sels doubles qu’on désigne dans leur ensemble sous le nom de sulfates doubles de la série ma- <iuèsienne.
Sulfate acide de magnésium (SO’')^MgTP. — Tables hexagonales très acides, qui se déposent d’une solution faite à chaud du sulfate anhydre dans l’acide sulfurique concentré (II. Scliiff).
919. Sulfite de magnésium SO^Mg. — Poudre blanche peu soluble dans l’eau froide et se déposant de sa solution dans un excès d’acide sulfureux en tétraèdres ou en prismes rhomboïdaux transparents.
AZOTATE DE MAGNÉSIUM (AzO^^Mg-J-GH^O.
920. Ce sel, qui se rencontre dans les eaux mères des salpêtres bruts et qu’on trouve quelquefois dans les eaux de puits des villes, cristallise en prismes clinorhombiqiies fusibles à 90° et se décomposant avec ébullition à 143°. 11 laisse de la magnésie pure par la calcination. 11 est soluble dans l’alcool.
PHOSPHATES DE MAGNÉSIUM
921. L oimiopiiospiiATE xoHMAL(PO')^Mg^ SC rcncontrc en petite quantité dans les cendres des graminées, dans les os et dans certains calculs urinaires. On l’obtient sous la forme d’un précipité blanc, amorphe, par l’addition de phosphate trisodiipie à im sel
SKLS DE MAGNÉSIUM.
(le magnésium; le précipité est soluble dans 5 000 parties (Veau. Associé au Iluorure de calcium, il constitue la vnifjnf’iritr rOAIg(MgFl) (voir t. I, p. 574).
Phosphate monacide PO'AIgli. — On l’obtient par l’action du phosphate de sodium ordinaire PO’'Na^lI sur une solution de sulfate de magnésium. Il se dépose après vingt-quatre heures en aiguilles hexagonales renfermant 7IPO, solubles dans 322 parties d’eau. Si V on cliautle sa solution, elle se trouble et laisse déposer à l’ébullition du phosphate trimagnésique, tandis qu’il reste du sel diacide en solution :
4PO^MgH = (PO^)2Mg3+(poq2Mf,Il''.
Le phosphate diacide n’a pas encore été obtenu pur.
922. Phosphates doubles. — En dissolvant de la magnésiedans un phosphate alcalin diacide on obtient après quelques jours les sels doubles PO^MgK-hhtPO et PO'AIgNa + OH-O; le premier est en aiguilles rhomboïdales aplaties, le second en prismes microscopiques.
Phosphate ammoniaco-magnésien PO''Mg(AzH'^) + 6rPO. — C’est le plus important de ces sels doubles. Il a été découvert par Fourcroy et se rencontre dans quelques calculs urinaires, ainsi que dans l’urine putréfiée et dans quelques guanos. On l’obtient en ajoutant du phosphate d’ammonium, ou un autre phosphate alcalin, à un sel de magnésium additionné d’ammoniaque. C’est un précipité cristallin formé de prismes quadratiques pointés, transparents, dont la forme se reconnaît très bien sous le microscope. Si les solutions sont étendues, le précipité n’apparaît qu’après un certain temps ; il est favorisé par l’agitation et ne se dépose complètement qu’en présence d’ammoniaque en excès. Il exige 15 000 parties d’eau pour se dissoudre et 44 000 parties d’eau ammoniacale; le chlorure d’ammonium facilite un peu la solution ; il sert au dosage de l’acide phosphorique et à celui du magnésium ; le lavage du précipité doit être fait avec de l’eau très chargée d’ammoniaque.
Chauffé, le phosphate ammoniaco-magnésien perd son eau de cristallisation et son ammoniaque et laisse un résidu de pyrophosphate P^O'Mg^ La calcination du phosphate double est accompagnée d’un phénomène d’incandescence caractéristique.