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OXYDES MÉTALLIQUES

668. Oxydes métalliques. — Nous avons vu plus haut comment se comportent les métaux tà l’égard de l’oxygène.

Les oxydes que l’on prépare habituellement par union directe du métal avec l’oxygène sont les oxydes de zinc, de plomb, de cuivre.

Beaucoup d’oxydes s’obtiennent par la décomposition de leurs azotates sous l’influence de la chaleur. On prépare ces azotates en traitant le métal par l’acide azotique puis évaporant à sec (l’étain et l’antimoine donnent ainsi immédiatement l’oxyde qui est insoluble dans l’acide azotique). C’est en calcinant les azotates de cuivre, de mercure, de baryum, qu’on prépare ordinairement les oxydes de ces métaux. L’or et le platine sont les seuls métaux qui ne peuvent pas fournir d’oxyde par cette voie, inattaquables qu’ils sont par l’acide azotique.

Il y a d’autres sels qui laissent un résidu d’oxyde par la calcination. Tels sont surtout les carbonates ; on prépare ainsi la chaux et la magnésie ; le carbonate de baryum exige pour se transformer en oxyde l’intervention d’un courant de vapeur d’eau. Les carbonates alcalins sont indécomposables par la chaleur. Beaucoup de sulfates sont dans le même cas que les carbonates.

Enfin, les oxydes s’obtiennent par l’action de la chaleur sur leurs hydrates. Ceux-ci se préparent par l’action d’un alcali sur la solution des sels correspondants. Quelques métaux sont ainsi immédiatement précipités à l’état d’oxyde anhydre; les uns à froid, comme l’oxyde d’argent, les autres à chaud comme l’oxyde de cuivre. Les hydrates alcalins et celui de baryum sont indécomposables par la chaleur.

Propriétés physiques. — Les oxydes sont en général opaques, d’un aspect terreux et privés de l’éclat métallique. Ils sont mauvais conducteurs de l’électricité, sauf les peroxydes de plomb et de manganèse. Leur densité, sauf celle des oxydes alcalins, est inférieure à celle des métaux. Quelques oxydes naturels sont très durs (alumine). Beaucoup d’entre eux sont fusibles ; ceux de plomb et de bismuth au rouge naissant, ceux de cuivre et de fer au rouge blanc; l’alumine ne fond qu’au chalumeau oxy-hydrique ; quant à la chaux elle n’a encore pu être fondue à aucune température. En général ils sont moins fusibles que le métal. Seuls, les bioxydes d’osmium et de ruthénium, auxquels on peut joindre l’oxyde antimonieux, sont volatils.

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