‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 165 sur 359 · GROUPE DU FER · texte numérisé non relu

GROUPE DU FER

Ce groupe comprend le fei\ le nickel et le cobalt^ auxquels on [leiit joindre le chrome et le manganèse . Les combinaisons de ces luétaux au minimum correspondent aux oxydes MO ; elles comprennent, pour les premiers au moins, des sulfates doubles isomorphes avec ceux de la série magnésienne et les chlorures MCP (OU peut-être M^Cl"). Dans les combinaisons au maximum, ces métaux entrent avec l’atome double hexatomique (M*' — M")'' el se rattachent par là à l’aluminium. Le chrome et le manganèse donnent en outre des oxydes à caractère acide très prononcé.

FEIL

Fe = 55,9.

1085. Historique. — État naturel. — Le fer est sans doute connu depuis la plus haute antiquité, mais la difficulté de le travailler avait retardé son emploi, qui avait été précédé de celui du

FERS METEORIQUES.

bronze. Les Mexicains elles Péruviens ne connaissaieiil pas l’usage du fer avant la découverte de l’Amérique, malgré l’état de leur civilisation. Il paraît certain, dit M. Ilœfer dans son histoire de la chimie, que jusqu’au douzième siècle avant l’ère chrétienne presque tous les instruments qui sont aujourd’hui en fer ou en acier étaient fabriqués avec des alliages de cuivre. Cependant, on connaissait la dureté du fer et même les qualités que communique la trempe à l’acier, comme cela ressort de divers passages des livres de Moïse et de l’Odvssée.

Le plus important par ses applications, ce métal est aussi celui qui est le plus répandu dans la croûte terrestre. 11 ne fait complètement défaut dans aucun terrain et s’y trouve à l’état d’oxydes, de carbonate, de sulfure, de silicate, etc. Le fer se rencontre, par suite, dans les cendres des végétaux et dans un grand nombre d’eaux telluriques, le plus souvent dans ces dernières sous forme de bicarbonate qui leur communique des propriétés thérapeutiques très prononcées, qui s’expliquent par sa présence normale dans le sang, dont il constitue un principe essentiel.

. Le fer se trouve souvent à l’état natif dans les pierres météoriques, qui en renferment en moyenne 90 p. 100, et où il est toujours accompagné de nickel et de cobalt. En dehors de cette origine cosmique, il est rarement à l’état libre. Si le fer est très répandu sur notre globe, il ne fait pas défaut dans le reste de l’univers et l’analyse spectrale céleste montre sa présence dans le soleil et dans les étoiles fixes et, en outre des pierres météoriques, les espaces planétaires envoient à la surface du globe une poussière cosmique contenant du fer métallique ; c’est ce qu’a constaté M. Nordenskjoeld sur une poussière noire recouvrant de la neige récemment tombée en Suède et dans la Sibérie septentrionale; cette poussière contenait des lamelles de fer, accompagné de cobalt.

1086. Fers météoriques. — Les météorites ou aérolitbes sont de composition très variable sinon par la nature des principes qui les constituent, au moins par leurs proportions. On peut en distinguer deux classes. Les unes sont principalement formées de métaux natifs dans lesquels le fer domine; les autres ne renferment que des quantités restreintes de ces métaux, disséminés «lansune gangue siliceuse ou en sont tout à fait dépourvues. Nous ne nous occuperons ici que des premières, désignées sous le nom de /’er.ç 7nétéoriq/fps. Le fer y est toujours accompagné d’une (juan-

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