HECIIERCIIE ET DOSAGE DU MERCURE
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rouge dans le chlorure mercurique ; avec les sels oxygénés, on obtient un précipité blanc de phosphate.
L'iodure de potassium fournit un précipité rouge, soluble dans un excès de réactif et dans un grand excès de sel mercurique. La solution dansriodure de potassium n’est pas précipitée par la potasse.
Les agents réducteurs transforment les sels mercuriques en sels mercureux qui à leur tour peuvent être réduits à l’état métallique. Inversement les agents oxydants transforment les sels mercureux en sels mercuriques.
Le cyanure de mercure présente des caractères particuliers; le plus important est de n’être pas précipité par la potasse.
1083. Recherche de petites quantités de mercure. — Lorsque l’on a à rechercher des traces de mercure, par exemple dans les cas d’empoisonnement, on commence par détruire la matière organique, s’il y en a, par l’acide chlorhydrique et le chlorate de potassium, puis l’on plonge dans le liquide, privé de toute trace de chlore libre et étendu d’eau pure, une tige d’or enroulée d’une spirale d'étain ; ce système constitue un élément de pile (pile de Smithson). Au bout de quelques heures la tige d’or blanchit. Afin de constater que l’enduit formé est provoqué par l’amalgamation de l’or, on détache l’étain, on sèche l’or, puis on l’introduit dans un petit tube et on le chauffe. Le mercure se dégage et se dépose en gouttelettes dans le tube, gouttelettes que l’on caractérise par l’iode comme nous l’avons indiqué plus haut.
1084. Séparation et dosage du mercure. — L’insolubilité du sulfure de mercure dans les sulfures alcalins et dans l’acide azotique permet de séparer très nettement le mercure de tous les autres métaux. Le sulfure ainsi isolé peut servir directement au dosage du mercure; mais comme il peut renfermer du soufre libre, on le fait bouillir 'avec du sulfite de sodium qui <lissout ce dernier. On lave alors le sulfure à l’eau; on le sèche à 100° et on le pèse dans un filtre taré.
Le dosage du mercure peut s’effectuer par voie humide ou par voie sèche. Par voie humide, on peut recourir au sulfure comme nous venons de le voir, ou à l’oxyde ; mais le plus souvent on dose le mercure à l’état métallique. Pour cela, on réduit le composé, mercureux ou mercurique par le chlorure stanneux ou par l’acide phosphoreux bouillant. Si l’on a affaire à un azotate, on transforme celui-ci en cblorure en le traitant par l’acide chlor-
hydrique. Le. mercure réduil à i’éliil mél.allique est une poudre noire ([ui ne se réunit que lentement en un g-lobule métallique; on lacilite cette réunion par une é])ullition avec de l’acide cldoiliydrique étendu. Le globule de mercure est alors lavé, puis desséché en présence de l’acide sulfurique et pesé.
Le mercure peut encore se séparer par l’électrolyse de ses solu- I ions en plaçant celles-ci dans une capsule de platine qui sert d’élec- Irode négative.
Le dosage par voie sèclie repose sur la décomposition des composés de mercure par la chaux au rouge. On mélange la matièi-e à examiner avec un grand excès de chaux sodée et on introduit le mélange dans un tübe à analyse organique de SO centimètres de long, au fond duquel on a placé une colonne de chaux éteinte. Le tube étant rempli, on l’étire à la lampe; on recourbe la partie effilée et Ton fait plonger la pointe dans un ballon contenant de l’eau. On chauffe alors progressivement jusqu’au rouge en commençant par la partie antérieure du tube et finalement on chauffe la chaux qui abandonne son eau, dont la vapeur chasse les vapeurs mercurielles qui se condensent dans l’eau. Une partie du métal se condense dans l'extrémité du tube effilé ; on coupe la pointe et on chasse le mercure dans le ballon à l’aide d’un filet d’eau. Quand le mercure s’est i-éuni en un globule unique on le pèse comme dans les cas ci-dessus.