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ALLIAGES DU FER

Le fer peut s’allier à la plupart des autres métaux, mais ces alliages ne sont pas usuels et. sont d’une préparation difficile à cause du peu de fusibilité du fer. Le fer introduit dans un alliage augmente en général sa dureté et sa ténacité. On peut ainsi améliorer plusieurs alliages, notamment le maillechort.

Nous avons déjà signalé l’alliage de fer et d’antimoine ou alliage de Réaumur [i. I, p. 624).

1104. Fer-blanc. — Le fer forme avec l’étain plusieurs al-liages, dont nous dirons quelques mots plus tard, ne voulant nous occuper ici que du fer étamé ou fer-hlanc qui est de la tôle recouverte d’une couche d’étain. Cette couche, qui à la surface du fer forme un véritable alliage, a pour but de protéger le fer contre la rouille. Mais pour que cette protection soit efficace, il faut que la couche d’étain n’offre aucune solution de continuité. S’il en était autrement, le fer, plus électropositif que l’étain, s’oxyderait plus rapidement que le fer non étamé. C’est bien ce que l’on observe quand, par une cause extérieure, le fer-blanc offre une surface, même très faible, de fer libre.

Pour obtenir le fer-blanc, on plonge la tôle dans un bain d’étain fondu pendant une heure et demie après l’avoir décapée et immergée dans de la graisse fondue. Le bain lui-même est recouvert d’une couche de graisse pour le protéger contre l’oxy- II. — Chimie minérare. 24

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dation. En sortant de ce bain, Je fer-blanc est recouvert d’étain en excès. On enlève cet excès par une immersion momentanée dans un autre bain d’étain fondu pur dont la température est notablement supérieure à celle de la fusion de l’étain,

La surface du fer-blanc possède une structure cristalline à grandes lames qu’on met aisément en évidence par un traitement à 1 acide cblorbydrique ou à l’eau rég'ale faible, après avoir chauffé le métal jusqu’à production d’une teinte jaune. Cette structure cristalline est due à l’alliage que forme l’étain avec le fer; mise* ainsi à nu, elle produit un moiré métallique.

1105. Fer galvanisé. — C'est du fer recouvert d’une couche de zinc. Pour zing-uer le fer, tôle ou fd de fer, on plonge celui-ci, après décapage par l’acide sulfurique, et en le saupoudrant de sel ammoniac pour entretenir le décapage, dans un bain de zinc fondu au sortir duquel on le nettoie avec de la sciure de bois pour enlever mécaniquement l’oxyde de zinc qui recouvre la surface.

Le fer galvanisé remplace avantageusement le fer-blanc, car la couche de zinc qui le recouvre protège beaucoup plus efficacemenl le fer que ne le fait l’étain. En effet, le zinc étant plus électropositif que le fer, c’est lui qui sera oxydé de préférence, mais nous savons que cette oxydation n’est qne superficielle. Malheureusement le fer galvanisé ne peut remplacer le fer-blanc pour la batterie de cuisine à cause de la facilité avec laquelle il cède du zinc aux aliments et à cause de la toxicité des combinaisons de ce métal.

Le fer zingué par immersion offre un autre inconvénient. L’alliage qui résulte de l’opération est cassant et les pièces en tôle faible sont déformées. Cet inconvénient ne se présente pas lorsque le zingage a YiQupar voie galvanique .

1106. Amalgames de fer. — Le mercure ne s’unit pas directement au fer. Cependant si ce dernier est en présence d’un autre métal ou d’un amalgame, il peut y avoir amalgamation. C’est ce qui a lieu lorsqu’on plonge du fer dans de l’amalgame de potassium pâteux ou bien du fer-blanc dans du mercure bouillant. Dans ce cas, il se forme un amalgame solide, magnétique, contenant de l’étain et du fer.

En faisant agir de l’amalgame de sodium sur une solution de sulfate ferreux, on obtient un amalgame de fer pâteux, attirable à l’aimant. Cet amalgame laisse du fer pyrophorique après distilla-

FER ET ÉLÉMENTS HALOGENES

lion du mercure. On oblienl également de ramalgame de fer magnétique en broyant 1 partie de fer pyropliorique avec 2 parties de sublimé corrosif et 1 partie d’eau, puis ajoutant un peu de mercure quand le mélange s’échauffe (Boettger). Enfin M. Joule a obtenu des amalgames de fer, de composition variable avec la durée et l’intensité du courant, en électrolysant une solution de sulfate ferreux avec des électrodes de fer, l’électrode négtive plongeant dans un globule de mercure. Tous ces amalgames sont magnétiques; ils sont électro-négatifs par rapport au fer.

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