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FER ET HYDROGÈNE

1107. Il a déjà été question plus haut de l’occlusion de l’hydrogène par le fer.

MM. Wanklyn et Carius ont décrit un hydrure de fer FeIP(?) qu’ils ont obtenu par l’action de l’iodure ferreux sur le zinc-éthyle additionné d’éther.

FeP -h Zn(G2Hîi)2 = ZnP + FeH2 +

L’éthylène est accompagné d’hydrogène et d’autres carbures. Cet hydrure est une poudre métallique inaltérable à l’air sec et dégageant de l’hydrogène quand on la chauffe. Traité par l’eau, il fournit un dégagement d’hydrogène et un mélange de fer et

d’oxvde ferreux.

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1108. Fluorures de fer. — Fluorure ferreux. — On l’obtient en dissolvant le fer dans l’acide fluorhydrique aqueux. La solution verte fournit par la concentration des prismes verdâtres renfermant FeFP-h81P0. Chauffés à l’abri de l’air, ces cristaux fondent puis laissent une masse saline blanche anhydre. Au contact de l’air, il y a perte d’acide fluorhydrique et formation d’oxyde et de fluorure ferriques (Scheurer-Kestner).

Fluorure ferrique Fe^FP. — Le fluorure anhydre est obtenu en traitant l’oxyde ferrique par l’acide fluorhydrique anhydre dans un creuset de platine qu’on chauffe ensuite au rouge blanc. C’est un liquide rouge sur lequel nagent des cristaux cubiques de fluorure non fondu (Deville). Le fluorure hydraté Fe'^FP -|- 9IP0 se dépose de sa solution en cristaux jaunes peu solubles. Ces cristaux per-

FER

(IcnL 31P0 cl 100"; chaiidés ])liis fort ils laissoiiL un ( Scli eurer-Ke s Iner ) .

résidu d’oxvde

1109. Chlorure ferreux FeCl' ou Fo'Cl'. — On cliaufie le fer au rouge dans un courant de gaz chlorhydrique sec. Si la lempératiire est suffisamment élevée, le chlorure se volatilise en paillettes brillantes presque blanches. Ou l’obtient aussi en cristaux en chauffant à une température ménagée le chlorure ferrique dans un courant d’hydrogène (Wœhler).

Le chlorure ferreux anhydre est en petites tables hexagonales, de 2,328 de densité, très déliquescentes, solubles dans l’eau et l’alcool. 11 fondaii rouge et se volatilise à une température élevée (ramollissement du verre). Sa densité de vapeur, observée par M. Y. Meyeià la température rouge, est intermédiaire entre celles qu’exigent les formules FeCff et Fe“CF. Cette dernière formule paraît exprimer la molécule de chlorure ferreux à basse température; la première, celle de la molécule à haute température.

Chauffé à l’air, le chlorure ferreux s’oxyde d’après l’équation

6PeC|2 + 30==: 2Fe2C16 + Fe^O^.

Chauffé dans un courant de vapeur d’eau, il se décompose d'après cette autre équation ;

3FeCP + 4H2Q Fe^O^ + 6HC1 -H IP.

Le chlorure hydraté FeCF-l-4H-0 se dépose de sa solution concentrée, obtenue le plus simplement par l’action du fer sur l’acide (dilorhydrique, en cristaux clinorhombiques verts, de 1,93 de densité, déliquescents à l’air humide, mais s^effleurissant au-dessus de l’acide sulfurique en devenant incolores. On peut le convertir en chlorure anhydre en évaporant à sec sa solution avec du sel ammoniac, puis chauffant le résidu à l’abri de l’air, pour volatiliser ce dernier.

La solution du chlorure ferreux s’oxyde à l’air enlaissant déposer un oxychlorure ferrique brun.

Elle absorbe 10,7 p. 100 de bioxyde d'azote (t. 1, p. 484).

Le chlorure ferreux anhydre absorbe à froid G molécules Azll”*. Le composé FeCP(AzlP)® est une poudre blanche perdant de l’ammoniaque à chaud et s’oxydant à l’air. Au rouge, le gaz ammoniac sec convertit le chlorure ferreux en azoture de fer.

Le chlorure ferreux forme des chlorures doubles cristallisés avec le chlorure de potassium FeCP,2KCletavecle chlorure d'ammonium.

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1110. Chlorure ferrique Fe^CF’. — Le chlorure anliydre s’obtient en chauffant au rouge sombre, dans un tube de porcelaine, le fer dans un courant de chlore sec; la combinaison a lieu avec incandescence et le chlorure se sublime en lames hexagonales violettes, à reflets verdâtres, d’un rouge grenat par transparence.

Il se forme aussi par l’action du g-az chlorhydrique sur l’oxyde ferrique aune température élevée.

Le chlorure ferrique est facilement volatil; sa densité de vapeur prise à 460“ a été trouvée égale à 164,4 (H = 1 ) ; la formule Fe“CF‘ exige 162,0 (H. Deville et Troost).

Le chlorure ferrique est soluble dans l’eau, l’alcool, rétlier. La solution aqueuse est jaune foncé; agitée avec de l’éther, elle lui cède le chlorure ferrique.

Le chlorure ferrique absorbe 2 molécules de gaz ammoniac sans changer d’aspect. Le composé ammoniacal est déliquescent et fournit une solution rouge foncé. Le chlorure forme aussi des combinaisons déliquescentes avec 2 molécules de per chlorure de phosphore ou de chlorure de nitrosyle. Chauffé dans la vapeur d’eau, il se décompose en HCl et Fe^Oh Chauffé dans l’oxygène, il perd du chlore et se transforme en oxyde.

Chlorure hydraté. — Il s’obtient par dissolution du chlorure anhydre dans l’eau ; par dissolution du fer dans l’eau régale ; par l’action de l’eau régale ou du chlore sur le chlorure ferreux.

C’est ce dernier procédé qu’il convient d’employer : On dissout du fer dans l’acide chlorhydrique et on fait passer jusqu’à saturation un courant de chlore dans la solution; l’excès de chlore, qui se manifeste par son odeur, peut être expulsé par la chaleur ou par un courant d’air ou de gaz carbonique. Si on a préparé le chlorure ferrique par l’eau régale, il faut chauffer la solution jusqu’à ce qu’elle ne sente plus le chlore; néanmoins les dernières traces d’acide azotique sont difficiles à détruire.

On obtient encore une solution de chlorure ferrique en dissolvant l’hydrate ferrique dans l’acide chlorhydrique; mais il se produit ainsi facilement des combinaisons basiques (1111).

La solution concentrée de chlorure ferrique est d’un brun foncé et un peu huileuse. Evaporée à consistance sirupeuse, elle se prend en une masse de lames rhomboïdales jaunes de l’hydrate FeH]P-f6IP0.

KER

Cos cristaux sont (léliquescciiLs comme le chlorure anhydre, (^e dernier absorbe peu à peu 'J21PO et se transforme en une masse cristalline jaune. Le comj)osé à bIPO fond à 31°.

La solution concentrée brune prend une teinte jaune par la dilution. La densité de ces solutions est d’après M. B. Franz, à 17° :

iOO/0 20 0/0 30 0/0 40 0/0 30 0/0 60 0/0

Densité 1,0734 1,1342 1,2368 1,3622 1,4867 1,6317

Lorsqu’on cbautîe une solution étendue jaune de cblorure ferrique, elle se modifie et devient rouge. Cette modification ne pèrsiste après refroidissement que si la solution est assez étendue pour paraître à peu près incolore. Elle renferme alors les produits de dissociation, acide chlorhydrique et hydrate ferrique soluble. Les réactions que présentent la solution modifiée sont très différentes de celles de la solution primitive : au lieu d’un précipité de bleu de Prusse, le cyanure jaune y produit unprécipité bleuâtre. L’addition de chlorure de sodium ou d’autres sels en précipitent de l’hydrate ferrique modifié. Soumise à la dialyse, la solution modifiée laisse sur le dialyseur de l’hydrate ferrique soluble.

Si la solution est maintenue longtemps à 100°, l’hydrate soluble se transforme en hydrate insoluble et, quoique transparente, ellç paraît trouble par réflexion. Enfin si on chauffe la solution à 2o0° en tubes scellés, il s’en sépare de l’oxyde ferrique anhydre (Debray).

La solution aqueuse de chlorure ferrique est employée en médecine comme hémostatique. On employait aussi autrefois sa solution éthérée. Cette solution se décolore peu à peu à la lumière et le chlorure ferrique est alors réduit à l’état de chlorure ferreux qui, si la solution n’est pas trop étendue, se dépose en cristaux verts, FeCP-j-2H^O.

Le chlorure ferrique se combine aux chlorures alcalins. Le chlorure ferrico -potassique Fe^CP. 4KC1-+- 211-0 et le chlorure ferrico-ammonique Fe^CP.4AzH'^Cl-l- 2H^O se déposent de la solution concentrée mixte des chlorures en cristaux d’un rouge grenal. Le sel ammoniacal se transforme à 40°, au sein de son eau mère, en aiguilles jaunes qui reproduisent les cristaux rouges par le refroidissement. Cette transformation tient évidemment à des proportions différentes d’eau de cristallisation.

Chlorure ferroso-ferrique Fe^CP-j-lSH^O. — M. Lefort a obtenu ce corps, en cristaux mammelonnés jaunes, en évaporant sur

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l’acide sulfurique la solution chlorhydrique de l’oxyde ferrosoferrique.

1111. Oxychlorures de fer ou chlorures basiques. — Ces

composés se produisent dans diverses circonstances ; les uns sont solubles, les autres insolubles dans l’eau.

L’hydrate ferrique récemment précipité se dissout aisément dans une solution concentrée de chlorure ferrique sans acide libre. La solution devient de plus en plus foncée et il arrive un moment où elle se prend en une gelée jaune rouge foncé qui renferme 12 molécules d’hydrate ferrique pour 1 molécule de chlorure. Cette gelée se dissout si on y ajoute de l’eau et on peut alors y faire dissoudre une plus grande quantité d’hydrate ferrique, allant jusqu’à 20 molécules. Ces solutions, lorsqu’elles ne renferment pas plus de 10 moléculesFe’^0^, peuvent être amenées à dessiccation sans que le composé devienne insoluble. Mais l’addition d’un sel ou d’un acide y occasionne un précipité d’hydrate ferrique ou de chlorure basique ; ce dernier se redissout dans l’eau après lavage.

Lorsqu’on ajoute de la potasse à une solution de chlorure ferrique, le précipité d’abord produit se redissout jusqu’àce que la teneurenhydrate ferrique corresponde àla formule Fe^CP. 5Fe^(OH)®, soit Fe^(OIi)’Cl. La chaux, la magnésie, l’hydrate de zinc ag’issent de même.

On obtient des oxychlorures insolubles par l’action de l’air sur une solution de chlorure ferreux ou par l’ébullition prolongée de la solution du chlorure ferrique. Ces oxychlorures sont en général difficilement solubles dans l’acide chlorhydrique.

1112. Bromures de fer. — Ils s’obtiennent dans les mêmes circonstances que les chlorures.

Bromure ferreux. — Masse lamelleuse très fusible, d’un jaune clair. Le bromure ferreux hydraté FeBr^-}-6tPO cristallise en tables rhombiques vertes.

Bromure ferrique Fe^Br®. — Il se sublime en cristaux d’un rouge foncé. Une nouvelle sublimation le dédouble en partie en brome et bromure ferreux. Le bromure hydraté se décompose aussi en partie par la concentration de sa solution en donnant des oxybromures insolubles. D’autres oxybromures s’obtiennent comme les oxychlorures.

1113. lodures de fer. — Iodure ferreux FeP. — On l’obtient anhydre en ajoutant peu à peu de l’iode à de la limaille de

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