‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 187 sur 359 · FER ET ÉLÉMENTS TRI ATOMIQUES · texte numérisé non relu

FER ET ÉLÉMENTS TRI ATOMIQUES

1 141. Azotures de fer. — On a signalé l’existence de plusieurs azotures de fer. Ceux-ci ne se produisent pas par l’union directe des éléments; mais en faisant passer du gaz ammoniac sur le fer, il y a dégagement d’hydrogène et fixation d’azote sur le

FER

mêlai, qui dcvienl cassauL Si l’on opère au rouge sombre avec du ter réduit de l’oxalate, il se produit une masse noire, mate, qui, (1 après Rog’stadius, renferme Az^Fe^; cet azoture perd de l’azote à une température plus élevée et se convertit en Az^Fe*^.

Fn faisant agir le gaz ammoniac sec sur le chlorure ferreux cliautîé au rouge sombre, il se produit une masse spongieuse, demi-fondue, d’un blanc grisAtre, souvent magnétique. C’est l’azoture Az-Fe'\ Densité =b,0.

Réduit en poudre, l’azoture de fer brûle avec éclat dans la flamme du gaz. Il perd son azote à une température élevée , plus facilement dans un courant d’hydrogène, qui laisse du fer métallique. La vapeur d’eau le décompose au rouge en produisant de l’ammoniaque et de l’oxyde magnétique de fer. Les acides sulfurique et chlorhydrique le dissolvent avec dégagement d’hydrogène et production de sel ferreux et de sel d’ammonium.

Un autre azoture, Az^Fe% a été observé par M. O. Silvestri dans la lave de l’Etna. C’est la composition que M. Fremy assigne à l’azoture obtenu à l’aide du chlorure ferreux.

1142. Phosphures de fer. — Le phosphore se combine directement au fer, et la fonte produite en présence de matériaux phosphatés est toujours phosphoreuse ; nous savons en outre quelle est l’influence du phosphore sur les propriétés du fer et quelles difficultés on éprouve pour l’éliminer.

En réduisant au haut fourneau des minerais de fer en présence de phosphorites, M. Boblique a obtenu un phosphure de fer Fe^Psous la forme de masses métalliques caverneuses, dont les cavités sont remplies de cristaux prismatiques.

Le phosphate ferreux fondu avec du noir de fumée fournit le phosphure FeT^ (Berzelius) ; le phosphate ferrique donne de même le phosphure Fe^P® (Striive).

En faisant agir la vapeur de phosphore sur le fer réduit el chauffé au rouge, on obtient avec incandescence une masse boursouflée grise qui renferme Fe^P’ et qui perd du phosphore à une température plus élevée, en laissant un phosphure Fe'’’P^ sous forme d’une masse fondue, cassante et magnétique (Ilvoslef).

M. Sidot a obtenu un autre phosphure Fe®P’^ en chaulTant du fd de clavecin dans la vapeur de phosphore. Ce phosphure est une masse métallique cristalline, ofl’rant dans son intérieur des prismes ortliorhombiques très durs et magnétiques.

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