SULFURE DE NICKEL
1159. Proïosulfure NiS. — Il se produit par l’union directe du nickel avec le soufre au delà du point de fusion de ce dernier, ou en chaulTant l’oxyde de nickel avec du soufre. C’est alors une masse fondue jaune, cassante, non magnétique.
Il se rencontre dans la nature (millérite) en prismes déliés. Il est souvent associé à d’autres sulfures.
Le sulfure de nickel se produit par voie humide lorsqu’on traite une solution de nickel par un sulfure alcalin ou par l’hydrogène sulfuré, en neutralisant la liqueur par l’acétate de sodium. C’est un précipité hydraté, d’un brun noir. Il est à peu près insoluble dans l’acide chlorhydrique, soluble dans l’acide azotique et dans l’eau régale. Exposé à l’air à l’état humide, il s’oxyde lentement. Lorsqu’on chauffe une solution nickélique avec du thiosulfate de sodium, il se produit un précipité noir de sulfure, qui est inaltérable à l’air et par l’acide chlorhydrique concentré et bouillant.
Bisulfure NiS^. — Poudre grise, onctueuse, obtenue en calcinant au rouge sombre un mélange de carbonate de potassium et de soufre, puis lavant le produit à l’eau (Fellenberg).
Sulfure Ni^S^. — De Senarmont a obtenu ce sulfure, correspondant au sulfure naturel de nickel et de cobalt (NiCo)^S* en décomposant à 160” le chlorure de nickel par le polysulfure de potassium. M. Geutber l’a obtenu en cristaux rbomboédriques en chauffant le nickel avec une solution d’acide sulfureux à 200”.
PHOSPHURES ET ARSÉNIURES DE NICKEL.
1160. Le pliosplmre P^Ni^ se produit lorsqu’on chauffe le nickel ou son chlorure dans un courant d’hydrogène pliosplioré, ou le phosphate de nickel dans un courant d’hydrogène. C’est une poudre noire ou grise insoluble dans l’acide chlorhydrique.