‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 225 sur 359 · RECIIERCIIE ET DOSAGE DU MANGANÈSE · texte numérisé non relu

RECIIERCIIE ET DOSAGE DU MANGANÈSE

hydrocfène sulfuré ne précipite pas les sels manganeiix, mais les sulfures alcalins y donnent un précipité de sulfure rose, s’oxydant rapidement à l’air et qu’il faut laver avec de l’eau chargée d’hydrogène sulfuré. Avec les sulfhydrates, il y a en même temps dégagement d’hydrogène sulfuré.

Cifamire de potassium. Précipité rose soluble dans un excès de réactif. — Ferrocyanure de potassium. Précipité blanc, soluble dans les acides.

Les composés de manganèse, chauffés avec de l’acide azotique et de l’oxyde puce de plomb donnent une solution rouge d’acide permanganique.

L’addition de chlorate de potassium en poudre à la solution d’un sel manganeux dans l’acide azotique de 1,4 de densité et chaud sépare tout le manganèse à l’état de peroxyde (Hannay; Beilstein).

1261. Dosage et séparation. — On pèse généralement le manganèse à l’état d’oxyde rouge, Mn^O'*, après l’avoir séparé de ses combinaisons solubles à l’état de carbonate, de sulfure ou d’hydrate manganeux.

On peut aussi précipiter le manganèse à l’état de peroxyde soit par le chlorate de potassium ajouté à la solution nitrique chaude, soit en faisant passer un courant de chlore dans la solution aqueuse additionnée d’acétate de sodium. Dans ce dernier cas le précipité retient de la soude (manganite) et ne peut pas être calciné directement pour être pesé.

La séparation du manganèse des métaux alcalins et alcalinoterreux ne présente pas de difficulté; elle peut toujours être effectuée par le sulfure ammonique. Pour le séparer du zinc et du cadmium, on peut d’abord précipiter ceux-ci par l’hydrogène sulfuré après addition d’acétate de sodium. Le cuivre, l’argent, le mercure, peuvent de même être éliminés par l’hydrogène sulfuré.

La séparation la plus importante à considérer est celle du manganèse et du fer. Parmi les divers procédés qui ont été proposés, nous n’en citerons que deux. Le premier repose sur l’emploi du carbonate de baryum qui, sans action sur les sels manganeux, précipite complètement à froid l’hydrate ferrique. 11 faut que le fer ait été préalablement suroxydé par le chlore ou l’acide azotique. L’autre, dû àM. Beilstein, repose sur la précipitation citée plus haut

ALUMINIUM

du manganèse a 1 état de peroxyde par le chlorate de potassium et 1 acide azotique. Lorsque le fer qui accompagne le manganèse est très abondant, le précipité de peroxyde de manganèse peut renfermer du 1er; il faut alors, après lavage, le redissoudre dans 1 acide chlorhydrique, évaporer et procéder à une seconde précipitation du peroxyde. L’opération a lieu sur la solution nitrique chauffée vers 100° à laquelle on ajoute le chlorate par petites pincées; la précipitation est complète après quelques minutes. La calcination du peroxyde de manganèse le transforme en oxyde Mn'^0^ dont le poids fait connaître celui du manganèse en le multipliant par la fraction 0,72029.

Essai des manganèses. — Voir t. I, § II et t. IL

Page 1