COMPOSÉS HALOGÉNÉS DE L’ALUMINIUM
1266. Fluorure d’aluminium APFl®. — On dissout l’alumine calcinée dans l’acide lluorhydrique en excès, on évapore la solution; on introduit le résidu sec dans un tube en charbon de cornue et on le distille dans un courant d’hydrogène (Brunner). Ce fluorure d’aluminium se présente en rhomboèdres limpides, voisins du cube, insolubles dans l’eau et inattaquables par l’acide
ALUMINIUM
sulfurique concentré et chaud. 11 n’est décomposé que par la fusion avec les alcalis ou les carbonates alcalins.
La solution d’alumine dans l’acide Iluorhydrique renferme sans doute le fluorure acide APFP^IP (Deville), auquel correspondent des fluorures doubles. L’addition d’alcool à la solution en précipite un composé moins acide 3APF1‘’’.4HF1+ 1011^0 sous forme d’un sirop qui se prend peu à peu en une masse cristalline. Par l’évaporation, la liqueur devient peu à peu neutre et laisse alors déposer le fluorure hydraté APFP-f-7iP0, soluble dans l’eau.
Fluorures doubles. — Le seul dont nous ayons à nous occuper est le fluorure double de sodium et d’aluminium ou llualuminate de sodium APFP^Na® qui constitue la cryolithe. Ce composé, qui est insoluble dans l’eau, se précipite lorsqu’on ajoute un sel de sodium à une solution de fluorure d’aluminium acide.
Le seul gisement connu de ce minéi’al se trouve à Ivitut, dans le fjord d’Arsuk, sur la côte occidentale du Grœnland. Il est considérable et forme des masses cristallines blanches ou grises; il appartient au type anorthique.
La cryolithe est très facilement décomposée par la chaux, par voie sèche ou par voie humide. Bouillie avec un lait de chaux, elle donne du fluorure de calcium insoluble et de l’aluminate de sodium soluble. Nous avons vu que cette réaction a été utilisée pour la fabrication de la soude (732).
La cryolithe est décomposée par l’acide sulfurique avec dégagement d’acide Iluorhydrique. Le produit sec de la réaction cède du sulfate de sodium à l’eau froide, tandis que le sulfate d’aluminium ne se dissout facilement qu’à chaud.
1267. Chlorure d’aluminium APCP. — On le prépare, suivant les anciennes indications d’Œrstedt, en soumettant à l’action du chlore sec un mélange intime d’alumine et de charbon qu’on a malaxé avec de l’huile pour en former des boulettes, puis qu’on a calciné :
A12Q3 4- 3G -h C16 = APG16 j 3CO
Coproduit est introduit dans une cornue tubulée en grès dont la tubulure porte un tube en grès pour amener le cblore, et dont le col se relie, à l’aide d’un entonnoir, à une cloche à douille dans laquelle se condense le chlorure volatilisé (Tig.223).
Industriellement on peut faire usage de l’appareil dont il a été