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CARACTÈRES ET DOSAGE DE L’ALUMINIUM

1282. Les composés solubles d’aluminium donnent avec les alcalis un précipité gélatineux d’hydrate aluminique soluble dans la potasse et la soude, mais insoluble dans l’ammoniaque et dans les carbonates alcalins. La solution potassique d’alumine n’est pas précipitée par l’ébullition seule, mais bien en présence du sel ammoniac.

L’hydrogène sulfuré ne précipite ni les solutions alcalines ni les solutions acides. Les carbonates alcalins, ainsi que les sulfures, donnent dans les sels d’aluminium le même précipité d’alumine, avec dégagement d’anhydride carbonique dans le premier cas, d’hydrogène sulfuré dansde deuxième cas. Le carbonate de baryum précipite complètement l’alumine à froid.

L’acide tartrique et d’autres composés organiques empêchent la précipitation de l’alumine par les réactifs précédents ; pour la retrouver il faut évaporer la solution à sec, calciner le résidu puis le reprendre par un acide.

L’alumine humectée d’une goutte de sel de cobalt fournit une masse d’un bleu foncé par la calcination.

Le dosage de l’aluminium a toujours lieu à l’état d’alumine ; celle-ci doit être précipitée par l’ammoniaque et calcinée doucement après lavage.

La non précipitation de l’aluminium par l’hydrogène sulfuré et la solubilité de l’alumine dans les alcalis rend très facile sa séparation. Les seuls oxydes qui peuvent accompagner l’alumine dans

la soliilioii alcaline sonl, l’oxyde de zinc, (pii peut (Hre précipité par

I hydrogène sulfuré, l’oxyde de chrome et la glucine ; ces deux derniers oxydes se précipitent par l’ébiillition, l’alumine seule restant dissoute. Pour mettre en liberté l’alumine dissoute dans la potasse on sature la solution par l’acide carboni(|ue. On peut aussi la sursaturer par l’acide chlorhydrique et précipiter ensuite par l’ammoniaque.

La précipitation de l’alumine par l’hyposulfite de sodium (277) en permet la séparation de divers métaux, notamment du fer.

L’alumine entraînant dans sa précipitation l’acide phosphorique qui peut se trouver en dissolution, on est souvent obligé d’y rechercher et doser cet acide; nous avons déjà vu (465) comment on y arrive.

Certains composés aluminiques sont insolubles dans les acides.

II faut alors les fondre avec du carbonate de sodium et traiter le produit par l’acide chlorhydrique. Le corindon et quelques autres minéraux sont même inattaquables par ce procédé et doivent alors être fondus avec du bisulfate de potassium.

1283. Historique. Classification. — L’art du potier remonte à une haute antiquité, et les Égyptiens y avaient déjà, comme pour le verre, apporté une perfection relative. En Europe il a surtout fleuri chez les Etrusques et dans quelques villes de Grèce, mais cet art se bornait aux terres cuites. Les faïences né furent fabriquées que beaucoup plus tard, d’abord en Espagne et dans les îles Majorques, d’où le nom de majolique, sous lequel on les désignait, puis en Italie, puis en France par Rernard de Palissy, au seizième siècle. Quant à la porcelaine, son invention en Europe ne remonte qu’au dix-huitième siècle et fut empruntée par les Anglais aux Chinois où elle paraît être très ancienne. On a du reste rencontré, parmi les antiquités égyptiennes des vases se rapprochant de la porcelaine. La fabrication de ce produit céra mique a surtout atteint une grande réputation en Saxe où elle fut créée en 1715 par Boetticher et à Sèvres, dont la célèbre manufacture fut fondée en 1756.

(I) De Képa|i.o,', terre à potier.

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