‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 253 sur 359 · OXYDES D’OR · texte numérisé non relu

OXYDES D’OR

1353. L’histoire des oxydes d’or présente encore quelques points obscurs. On en connaît aujourd’hui trois avec certitude, V oxyde sous-aureux Au^O, V oxyde aureux ou aiiryle AuO (ou Au^O^) et \ oxyde aurique Au^O^ On avait admis en outre l’existence de plusieurs oxydes intermédiaires et de peroxydes; les premiers ne sont que des mélanges d’or et d’oxyde aurique ; quant à l’existence des derniers, elle n’est rien moins que démontrée, et les produits décrits sous ces noms se dissolvent dans l’acide chlorhydrique sans dégagement de chlore (Krüss). Aux trois oxydes ci-dessus correspondent des sels.

Oxyde sous-aureux Au^O. — Berzelius l’obtenait par l’action de la potasse à froid sur le chlorure aureux. M. Figuier a indiqué plusieurs autres procédés pour le préparer ; entre autres la réduction du trichlorure par l’azotate mercureux et l’ébullition du même chlorure avec le bicarbonate, l’acétate ou le tartrate de potassium. Le premier donne un produit renfermant du mercure; le second un produit qui n’offre pas une composition constante.

Pour l’obtenir pur, M. Krüss réduit le chloraurate de potassium par l’acide sulfureux vers 0° jusqu’à disparition de la couleur rouge. La solution renferme alors du chloraurite soluble qui donne à l’ébullition avec la potasse un précipité d’hydrate sousaureux Au(OIl). C’est un précipité d’un violet foncé, soluble dans l’eau froide et précipitable à l’ébullition. La solution froide est d’un

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