II. — Chimie minérale
BISMUTH
Lorsqu’on chaiiiïo dans une cornue le chlorure de bismuth dans un courant de gaz ammoniac, il se forme trois dérivés ammoniacaux, l’un blanc et très volatil qui distille et qui a pour composition BiCl^SAzIP ou chlorure de bismulh-ammonium ; les deux autres restent dans la cornue : run BiCP.2AzIP est rouge, fusible et cristallisable ; l’autre est d’un vert sale et renferme BiCP.AzIP. Ces divers dérivés se combinent à l’acide cblorhydrique pour donner les chlorures doubles ammoniacaux correspondants (Dehérain), qu’on obtient aussi en faisant cristalliser le chlorure de bismuth avec le sel ammoniac ( Jacquelain).
1371. Tribromure de bismuth BiBrb — Le brome réagit énergiquement sur le bismuth en poudre et le tribromure formé distille à l’état d’un liquide rouge qui se prend par le refroidissement en une masse cristalline déliquescente jaune d’or, fusible à 210-215°. Il est soluble dans l’éther et s’en dépose en .prismes par l’évaporation. L’eau décompose le bromure de bismuth en donnant l’oxybromure insoluble et blanc BiOBr.
Le tribromure de bismuth donne avec les bromures alcalins des bromures doubles cristallisables. Il fixe le gaz ammoniac comme le chlorure. La combinaison BiBP.3AztP est une poudre cristalline jaune, volatile (Muir).
Traité par le bismuth ou chauffé dans un courant d’hydrogène, le tribromure de bismuth paraît fournir un dibromure Bi^Bi*, masse cristalline brune.
1 372. Triio dure de bismuthBiP. — Use produit par l’action de l’iode sur le bismuth en poudre. On mélange celui-ci avec du sable sec et on le chauffe dans un courant de vapeur d’iode. Le produit se sublime en grandes lames hexagonales brillantes, d’un gris noir. L’eau froide ne l’altère pas, mais l’eau bouillante le transforme en oxijiodure insoluble, BiOI, qui se produit aussi en lamelles rouges par la sublimation du triiodure à l’air.
En évaporant une solution d’iodure de bismuth dans l’acide iodhydrique, on obtient Viodhydratfi BiP.HI -j- 4rPO cristallisé en prismes rhomboïdaux. Il existe un grand nombre d’iodures doubles qui correspondent à cet iodure acide. Le sel de potassium par exemple BiFKI + rPO, cristallise en aiguilles noires (Nicklès). D’autres correspondent à un triiodure biacide (Linau).