‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 283 sur 359 · OXYDES DE PLOMB · texte numérisé non relu

OXYDES DE PLOMB

1419. Le plomb forme deux oxydes, le protoxyde PbO et le peroxyde PbO% ainsi que des oxydes intermédiaires Pb^O^ [minium) et Pb^O^ Enfin on admet l’existence d’un sous-oxyde PIPO.

Sous-oxYDE DE PLOMB Pb^O. — C’est sans doute la couche d’oxyde

qui se forme à la surface du plomb tant qu’on n’atteint pas le point de fusion du métal (Berzelius). Dulong l’a obtenu par la calcination à 300° de l’oxalate de plomb :

2G20Tb = Pb2Q -h CO + 3C02.

C’est une poudre noire, tantôt mate, tantôt veloutée et brillante. Il se transforme à une température plus élevée en protoxyde et plomb métallique. Le même dédoublement est produit par les acides.

1420. Protoxyde de plomb PbO. — Il se rencontre quelquefois dans la nature à l’état de masses écailleuses jaunes. lise produit par l’oxydation du plomb fondu à l’air. L’oxyde non fondu porte le nom de massicot; celui qui a été fondu constitue la litharge. Le protoxyde de plomb se produit aussi par la calcination de l’hydrate, du carbonate ou de l’azotate.

Dans l’industrie, on prépare le massicot en grillant le plomb sur des soles horizontales ; on enlève l’oxyde à mesure qu’il se forme, on le broie et on le sépare par lévigation du plomb qui l’accompagne. Le massicot est d’un jaune sale; il est sans usage.

• La litharge qui se produit dans la coupellation du plomb d’œuvre est jaune ou rouge. La litharge rouge se produit par un refroidissement lent. Elle est jaune si on la refroidit brusquement en la coulant dans l’eau. Elle se présente en écailles brillantes, n’ayant de cristallin que l’aspect. On avait pensé que sa couleur rouge accidentelle est due à une petite quantité de minium; elle ne paraît résulter que d’une modification allotropique.

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